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2464

        Bx Charles de Foucauld (1858-1916)
           (Lettre du 3 mai 1912 à Joseph Hours)
«La charité qui est le fond de la religion oblige tout chrétien à aimer le prochain, c’est à dire tout humain, comme soi-même. Tout chrétien doit donc être apôtre : ce n’est pas un conseil, c'est un commandement, le commandement de la charité.
Les laïcs doivent être apôtres envers tous ceux qu'ils peuvent atteindre : leurs proches et leurs amis d'abord, mais non eux seuls ; la charité n'a rien d'étroit, elle embrasse tous ceux qu'embrasse le cœur de Jésus... Par quels moyens ? ... avec tous ceux avec qui ils sont en rapport, sans exception, par la bonté, la tendresse, l'affection fraternelle, l'exemple de la vertu, ... avec certains sans leur dire jamais un mot de Dieu ou de la religion, patientant comme Dieu patiente, étant bon comme Dieu est bon, étant un tendre frère et priant ; avec d'autres en parlant dans la mesure qu'ils peuvent porter... surtout voir en tout humain un frère... voir en tout humain un enfant de Dieu."

2298

    Saint Jean de la Croix
    (Cantique Spirituel B 2/31,4)
« L’âme qui aime Dieu véritablement est prête à tout pour rencontrer le Fils de Dieu, son Bien-Aimé. Déterminée pour réussir dans sa recherche, elle pratiquera les vertus et s’adonnera aux exercices de la vie active et contemplative… La vraie manière de chercher Dieu, c’est de faire le bien en Dieu et de lutter contre le mal en soi- même…Il faut pour trouver Dieu, un cœur libre et fort, dégagé de tout mal » 

2280 

    Saint Jean Eudes (1601-1680)
     (Le Royaume de Jésus)
"Aussi ce doit être notre désir, notre soin et notre occupation principale, que de former Jésus en nous, c'est-à-dire de le faire vivre et régner en nous, et d'y faire vivre et régner son Esprit, sa dévotion, ses vertus, ses sentiments, ses inclinations et dispositions." 

2244

    Charles de Condren (1588-1641)
(Lettre 76)
"Nous devons aller à la Sainte Communion, d'abord pour que Jésus Christ soit en nous tout ce qu'il doit y être, et que y cessions nous-mêmes d'êtres ce que nous sommes.
Nous devons aller à la communion par obéissance au désir qu'à Jésus-Christ de nous recevoir en Lui dans son être et dans sa vie, et de nous faire devenir ce qu'Il est, c'est à dire Vie, Vérité, Amour et vertu pour Dieu. Nous devons encore y aller par obéissance à la volonté qu'Il a de nous avoir pour membres, dans lesquels Il puisse vivre pour son Père, et par lesquels Il continue sa Vie divine sur la terre. 
Dans la Communion, Notre Seigneur se remplit de nous et y développe sa Vie et son être propre. Nous Lui faisons donc tort quand nous ne communion pas, tandis que rien ne nous empêcherait légitimement de le faire, un tort aussi réel que celui que nous ferions à l'âme de l'enfant auquel nous enlèverions sa nourriture, et que nous empêcherions ainsi de croître : car par là même nous lui ôterions la faculté de se développer et de se servir du corps dans toute l'étendue dont il était capable.

Et c'est ainsi que nos communions permettent l'extension universelle du sacrifice que Jésus Christ offre à son Père "pour la gloire de Dieu et le salut du monde :
L'âme qui a reçu le Fils de Dieu par la communion est vraiment un autel qui contient Jésus Christ et qui l'offre à Dieu continuellement, non seulement d'intention et de désir, comme on peut le faire sans le recevoir sacramentellement, mais réellement et en vérité en elle-même." 

2214

    Charles Gay (1815-1892)
   (95ème Elévation) 
"La grande vertu du baptême est de nous incorporer à Lui, de nous donner sa vie, de nous faire de sa race, et de répandre en nous son Esprit, c'est à dire une lumière et une force par lesquelles nous sommes mis en mesure et en demeure, non seulement de ne plus pécher, mais encore de juger toutes choses, de discerner notre voie, de la suivre, et en montant de clarté en clarté, de liberté en liberté, d'en venir à l'état intérieur de saint Paul qui disait : "Vivre, pour moi, c'est Jésus-Christ". 

2196

    Fènelon (1651-1715)
   (Lettre CVI)
"J'ai remarqué que vous comptiez un peu trop sur votre recueillement et sur votre ferveur : Dieu a retiré ces dons sensibles pour vous en détacher, pour vous apprendre combien vous êtes faible par votre propre fonds, et pour vous accoutumer à servir Dieu sans ce goût qui facilite les vertus." 

2124

  Marthe Robin (1902-1981)
(Journal - conseils pour avancer dans la voie de la perfection)
16. Si les âmes connaissaient le prix de la souffrance et de l’humilité pour acquérir des vertus et travailler au salut des âmes, elles ne chercheraient ni ne voudraient avoir des consolations en rien. Les souffrances de la vie ne sont que de peu de durée, les trésors qu’elles nous font amasser sont pour l’éternité.

2117

  Charles de Condren (1588-1641)
( Lettre 76)
"Nous devons aller à la communion par obéissance au désir qu'a Jésus-Christ de nous recevoir en Lui dans son Être et dans sa Vie, de nous faire devenir ce qu'Il est, c'est à dire Vie, Vérité, Amour et vertu pour Dieu. Nous devons encore y aller par obéissance à la Volonté qu'Il a de nous avoir pour membres, dans lesquels Il puisse vivre pour son Père, et par lesquels Il continue sa vie divine sur la terre.
Nous devons obéissance au désir que Jésus-Christ a de nous recevoir et de nous posséder, car la communion ne nous donne pas seulement Jésus Christ, mais de plus elle nous donne à Jésus-Christ, puisqu'Il dit Lui-même que celui qui Le reçoit demeure en Lui. C'est donc une grande infidélité de manquer à ces désirs de Jésus-Christ, si nous n'avons pas d'empêchement légitime à la sainte Communion. Nous Lui faisons tort quand nous ne communions pas, tandis que rien ne nous empêcherait légitimement de le faire. Nous Lui faisons un tort aussi réel que celui que nous ferions à l'âme de l'enfant auquel nous enlèverions sa nourriture, et que nous empêcherions ainsi de croître. " 
Charles de Condren, docteur de Sorbonne (1588-1641) 

1882

     Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582)
(Chemin de la perfection)
Alors, plutôt que de nous lamenter de ne pas être exaucé,
"Considérez, que vous le vouliez ou non, que la volonté de Dieu se fera, et faites de nécessité vertu. Ô mon Seigneur, quel immense réconfort pour moi que vous n'ayez pas laissé l'accomplissement de votre volonté à un vouloir aussi faible que le mien ! Je serais dans une piètre situation, Seigneur, s'il avait dépendu de moi que votre volonté s'accomplisse ou non ! Maintenant je vous donne librement la mienne, bien qu'elle ne soit pas désintéressée, car une longue expérience m'a montré le gain que je retire à remettre librement ma volonté dans la Vôtre.

1670

     Saint François de Sales (1567-1622)
(Sermon du 2 février 1620)


" Il faut que nous nous accoutumions à rechercher l'accomplissement de notre perfection selon les voies ordinaires, en tranquillité de coeur, faisant tout ce que nous pouvons pour acquérir les vertus par la fidélité que nous aurons à les pratiquer, un chacun selon notre condition et vocation ; et demeurons en attente pour ce qui regarde de parvenir tôt ou tard au but de notre prétention, laissant cela à la divine Providence." 

1590

     saint Pio de Pietrelcina (padre Pio)
     (Lettre à Raffaelina Cerase, 13 mai 1915)
"Parmi toutes les vertus, et plus que toutes, la charité est celle qui, en soi, constitue la perfection chrétienne. Ainsi donc, ma soeur, accordons une attention sans mesure à cette vertu, si nous voulons trouver miséricorde auprès du Père céleste. Aimons la Charité et mettons-la en pratique : elle est la vertu qui fait de nous des fils d’un même Père qui est aux cieux. Aimons la Charité, car elle est le commandement de notre divin Maître : c’est par elle que nous nous distinguons des gentils. Aimons la Charité et fuyons jusqu’à l’ombre où nous pourrions en quelque manière L’offenser. Oui, enfin, aimons la Charité et ayons toujours présent à l’esprit le grand enseignement de l’Apôtre : » Nous sommes tous membres de Jésus Christ » (Eph 5,30) et Jésus seul est » la Tête de nous tous, ses membres » (Eph 4, 15). Montrons-nous notre amour réciproque et souvenons-nous que tous nous sommes appelés à former un seul Corps et que si nous conservons la Charité, la belle paix de Jésus triomphera et exultera toujours en nos coeurs."

1459

     Saint Jean Chrysostome
        (1ère catéchèse ou instructions aux catéchumènes - paragraphe 4) 
"De tous côtés le démon nous tend des piéges, il arme principalement contre nous notre langue et notre bouche. Une langue toujours en mouvement, une bouche qui n'est jamais fermée, c'est là l'organe dont le démon se sert le plus souvent pour nous tromper et nous perdre. De là pour nous la source de beaucoup de fautes à l'occasion de péchés graves. Qu'il est facile de pécher par la langue ! écoutez cette sentence : Le glaive fait beaucoup de victimes, la langue davantage encore. (Eccli. 28, 22.) La sentence suivante, qui est du même auteur, nous montre combien cette chute est grave Il vaut mieux tomber sur le pavé que de pécher par la langue. (Eccli. 20, 20.) Ce qui veut dire: il vaut mieux tomber et se briser les membres que de proférer une parole qui puisse perdre notre âme. Non-seulement l'auteur parle des fautes que l'on peut faire, mais il nous exhorte à veiller avec le plus grand soin pour ne pas nous laisser surprendre : Placez, dit-il, à votre bouche une porte et des verroux. (Eccli. 28, 28.) Ces paroles ne se doivent pas prendre dans le sens littéral, elles signifient que nous devons avec le plus grand soin interdire à notre langue les paroles inconvenantes. Avec notre effort personnel, et même avant notre effort personnel, nous avons besoin du secours d'en-haut pour pouvoir dompter la bête féroce que chacun de nous porte au dedans de soi."

1391

   Saint Vincent de Paul 

« Si l'Amour de Dieu est le Feu, le zèle en est la Flamme, la Charité, lorsqu'elle pénètre dans l'âme, en prend complètement possession de toute sa puissance. Elle ne se repose jamais. C'est un Feu qui se consume sans cesse... Ô misérable que je suis, qui ne sens point, ou du moins qui sens si peu de disposition et d'attrait à cet éminent degré de vertu, que ne dois-je point craindre ! Et que ne doivent craindre avec moi ceux qui sont en ce même état, qui ne sentent point en eux cette disposition, qui est, voyez-vous, un des plus éminents degrés intérieurs que l'on puisse avoir, oui, le plus éminent ! »

1389

   Saint Vincent de Paul 

sur la simplicité
« Notre Seigneur nous fait connaître combien la simplicité lui est agréable par ces paroles qu'il adresse à Dieu son Père :Confiteor tibi, Pater, quia abscondisti haec sapientibus et prudentibus, et revelasti ea parvulis (Mt 11, 25). Je reconnais, mon Père, et je vous en remercie, que la doctrine que j'ai apprise de vous, et que je répands parmi les hommes, n'est connue que des petits et des simples, et que vous permettez que les sages et les prudents du monde ne l'entendent pas, et que le sens et l'esprit de cette divine doctrine leur soit cachée. [...]
Or pour bien connaître l'excellence de cette vertu, il faut savoir qu'elle nous approche de Dieu, et qu'elle nous rend semblables à Dieu, dans la conformité qu'elle nous fait avoir avec lui, en tant qu'il est un être très simple, et qu'il a une essence très pure qui n'admet aucune composition ; si bien que ce que Dieu est par son essence, c'est cela même que nous devons tâcher d'être par vertu, autant que notre faiblesse et misère en est capable. Il faut avoir un cœur simple, un esprit simple, une intention simple, une opération simple ; parler simplement, agir bonnement, sans user d'aucun déguisement ni artifice, ne regardant que Dieu, auquel seul nous désirons plaire. [...]
Or je vous demande, mes Frères, si cette vertu de simplicité n'est pas belle et désirable ? Et s'il n'est pas juste et raisonnable de se garder avec grand soin de tous ces déguisements et artifices de paroles et d'actions ? Mais pour l'acquérir il la faut pratiquer, et ce sera par les fréquents actes de la vertu de simplicité que nous deviendrons vraiment simples, avec le secours de la grâce de Dieu, que nous devons souvent lui demander. »

St Vincent de Paul, in Louis Abelly, "Vie de S. Vincent de Paul", Tome IV, Livre III ch. XXXIV, Nouvelle édition, Paris, 1823 / "Conférences, Discours, Exhortations et Fragments divers de Saint Vincent de Paul"

1381

 Frère Luc de Tibhirine
(Témoignage de Frère Luc)


"Il faut passer par un vrai désespoir
pour arriver à la relation avec Dieu.
Il faut désespérer de tout :
de notre qualité morale,
de nos vertus,
de notre organisation ecclésiale,
de notre doctrine…
Il faut passer vraiment par la mort.
Dans cette situation de mort,
de désespoir absolu,
il ne nous reste qu’une personne :
LE CHRIST .
Et si l’on se tourne vers LUI,
c’est alors lui ouvrir.
Et à partir de ce moment-là
commence un autre mode d’existence :
on peut marcher sur les vagues.»

1344

   saint Pio de Pietrelcina 

"L'inquiétude est un grand danger pour la pratique des vertus et de la prière. Elle ne nous fait courir que pour nous faire trébucher; par conséquent il nous faut nous en garder en toute occasion, mais spécialement dans l'oraison. Et pour mieux y parvenir, il sera bon de se rappeler ceci: La grâce et le goût de l'oraison ne viennent pas de la terre, mais du Ciel; il s'ensuit que tous nos efforts n'y peuvent rien, même s'il reste nécessaire de s'y disposer avec sérieux, humblement, et paisiblement.''

1318

  Jean-Nicolas Grou (1731-1803)

 (Manuel des âmes intérieures)

"Pour concevoir ce que c'est que la vraie vertu, c'est dans Jésus-Christ qu'il faut la considérer : il est notre unique modèle, Il nous a été donné comme tel, Il s'est fait homme pour nous rendre la sainteté sensible et palpable. Toute sainteté qui n'est pas formée et moulée sur la sienne est fausse. 
Jésus-Christ ne s'est jamais cherché lui-même, jamais Il n'a eu en vue ses propres intérêts, ni temporels ni spirituels : Il ne s'est jamais abstenu d'aucune bonne oeuvre dans la crainte de leur déplaire. 
Jésus-Christ a eu une tendre compassion pour les pécheurs sincèrement humiliés et repentants de leurs fautes : le publicain, Madeleine, la femme adultère, la Samaritaine, sont traités par Lui avec une bonté qui nous étonne. 
Jésus Christ a supporté avec une douceur inaltérable les défauts et la grossièreté de ses apôtres. A considérer les choses selon nos idées, combien ne devait-il pas souffrir d'avoir à vivre avec des hommes si imparfaits et si ignorants des choses de Dieu ? 
Jésus-Christ a souffert de la part de ses ennemis tous les genres de persécutions. Il ne leur a opposé que son innocence et la vérité ; Il a laissé agir leurs passions, Il s'est tu quand Il les a vus obstinés dans leur malice ; Il n'a pas cherché à se justifier, ce qui lui était si aisé ; Il s'est laissé condamner ; Il leur a pardonné, Il a prié, Il a versé son sang pour eux." 

1264

Etienne Binet (1569-1639)

(Pratique solide de l'amour de Dieu)

"Tant que l'amour de Dieu n'aura pas l'empire sur votre coeur et que vous ne voudrez pas abaisser votre animosité pour pardonner à votre ennemi, soyez assuré que vos vertus ne seront pas des vertus ; ou si elles le sont, ce seront des vertus païennes et barbares, ce seront des vertus mortes et sans l'âme de la Charité."

1233

  saint Pio de Pietrelcina

« Que Marie fleurisse et parfume ton âme de Vertus toujours nouvelles, et qu’elle pose sa main maternelle sur ta tête ! » 

1226

Jean Nicolas Grou (1731-1803)

Manuel des âmes intérieures

 "Lorsque l'on commence à se donner à Dieu, il nous traite d'abord avec beaucoup de douceur pour nous gagner ; Il répand dans l'âme une paix, une joie inéffable ; Il nous fait trouver du goût à la retraite, au recueillement, aux exercices de piété ; Il nous facilite la pratique de la vertu : rien ne coûte, on se croit capable de tout. 
Mais dès qu'il s'est une fois bien assuré d'une âme, Il ne tarde point à l'éclairer sur ses défauts ; Il lève par degré le voile qui les lui cachait, et Il lui inspire une forte volonté de les combattre. Elle ne voit en elle que misères, qu'imperfections, que recherches de soi-même, qu'attache à son propre sens ; sa dévotion même lui paraît pleine de défauts." 

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)