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1848

     prière du père Gaston Lecleir 
(Ordonné prêtre en 1952, il a participé à l’animation de diverses communautés paroissiales à Bruxelles.)
« Seigneur, tu m’offres cette nouvelle année comme un vitrail à rassembler avec les 365 morceaux de toutes les couleurs qui représentent les jours de ma vie.
J’y mettrai le rouge de mon amour et de mon enthousiasme,le mauve de mes peines et de mes deuils,le vert de mes espoirs et le rosé de mes rêves,le bleu ou le gris de mes engagements ou de mes luttes,le jaune et l’or de mes moissons…
Je réserverai le blanc pour les jours ordinaires et le noir pour ceux où tu seras absent.Je cimenterai le tout par la prière de ma foi et par ma confiance sereine en toi.
Seigneur, je te demande simplement d’illuminer, de l’intérieur,ce vitrail de ma vie par la lumière de ta présence et par le feu de ton Esprit de vie.Ainsi, par transparence, ceux que je rencontrerai cette année,y découvriront peut-être le visage de ton Fils bien-aimé Jésus-Christ, Notre-Seigneur. »
Amen 

1822

     pape François 
(Homélie pour les 1ères vêpres de la fête de Marie Mère de Dieu - 31 décembre 2019)
"La présence de Dieu ne quitte pas la ville: la révéler!"

"« Quand la plénitude des temps fut venue, Dieu a envoyé son Fils » (Gal 4: 4).
Le Fils envoyé par le Père a placé sa tente à Bethléem d’Ephrata, «si petite pour être parmi les villages de Juda » (Mi 5,1); il a vécu à Nazareth, une ville jamais mentionnée dans les Écritures sinon pour dire: « quelque chose de bon peut-il venir de Nazareth? » (Jn 1, 46), et il mourut rejeté par la grande
ville, par Jérusalem, crucifié en dehors de ses murs. La décision de Dieu est claire: pour révéler la son amour, il choisit la petite ville et la ville méprisée, et quand il arrive à Jérusalem, il s’unit au peuple des pécheurs et les rejetés. Aucun des habitants de la ville ne se rend compte que le Fils de Dieu fait homme marche dans ses rues, probablement même pas ses disciples,
qui ne comprendront pleinement qu’avec la résurrection le Mystère présent en Jésus.
Les paroles et les signes de salut qu’Il accomplit dans la ville suscitent un étonnement et un enthousiasme momentanés, mais ils ne sont pas bien accueillis dans leur pleine signification: bientôt, on ne s’en souviendra plus,
quand le gouverneur romain demandera: « Voulez-vous libérer Jésus ou Barabbas? ». En dehors de la ville, Jésus sera crucifié, en-haut, sur le Golgotha, pour être condamné par le regard de tous les habitants et tourné en dérision par leurs commentaires sarcastiques. Mais de là, de la croix, nouvel arbre de vie, la puissance de Dieu les attirera tous à lui. Et aussi la Mère de Dieu, qui est la Douloureuse au pied de la croix, va étendre sa maternité à tous les hommes. La Mère de Dieu est la Mère de l’Église et sa tendresse maternelle rejoint tous les hommes.
Dans la ville, Dieu a installé sa tente …, et de là il ne s’est jamais éloigné! Sa présence dans la ville, même dans notre ville de Rome, « ne doit pas être fabriquée, mais découverte, dévoilée » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, 71). C’est nous qui devons demander à Dieu la grâce de nouveaux yeux capables
d’un « regard contemplatif, c’est-à-dire un regard de foi qui découvre Dieu qui habite dans ses maisons, dans ses rues, dans ses places » (ibid., 71). Les prophètes, dans l’Écriture, mettent en garde contre tentation de ne lier la présence de Dieu qu’au Temple (Jér 7,4): il vit au milieu de son peuple,marche avec lui et vit sa vie. Sa fidélité est concrète, elle est proximité avec le quotidien de ses enfants. Plus encore, quand Dieu veut faire toutes choses nouvelles par son Fils, il ne commence pas par le Temple, mais par le sein d’une petite femme pauvre de son peuple. Ce choix de Dieu est extraordinaire ! Il ne change par l’Histoire par les hommes puissants des institutions civiles et religieuses, mais à partir des femmes de la périphérie de l’empire, comme Marie, et de leurs seins stériles, comme celui d’Elisabeth.
Dans le Psaume 147, que nous venons de prier, le psalmiste invite Jérusalem à glorifier Dieu, parce qu’Il « envoie sa Parole sur la terre, son message la parcourt » (v. 4). Grâce à son Esprit, qui prononce sa Parole dans chaque cœur humain, Dieu bénit ses enfants et les encourage à travailler pour la paix dans la ville. Je souhaite ce soir que notre regard sur la ville de Rome saisisse les choses du point de vue du regard de Dieu. Le Seigneur se réjouit de voir combien de réalités de bien, combien d’efforts et de dévouement sont faits chaque jour pour promouvoir la fraternité et la solidarité. Rome n’est pas seulement une ville compliquée, avec de nombreux problèmes, avec des inégalités, de la corruption et des tensions sociales. Rome est une ville où Dieu envoie sa Parole, qui fait son nid grâce à l’Esprit dans le cœur de ses habitants et qui les pousse à croire, à espérer malgré tout, à aimer en se battant pour le bien de tous.
Je pense aux nombreuses personnes courageuses, croyantes et non croyantes, que j’ai rencontrées ces dernières années et qui représentent le « cœur battant » de Rome. Vraiment, Dieu n’a jamais cessé de changer la l’histoire et le visage de notre ville grâce au peuple des petits et des pauvres qui y habitent: il les choisit, les inspire, les incite à l’action, les rend solidaires, les pousse à activer des réseaux, à créer des liens vertueux, pour construire des ponts et non des murs. C’est précisément grâce à ces mille ruisseaux d’eau vive de l’Esprit que la Parole de Dieu féconde la ville et de stérile qu’elle était en fait une « mère d’enfants joyeuse » (Ps 113, 9).
Et que demande le Seigneur à l’Église de Rome? Il nous confie sa Parole et nous pousse à nous jeter dans la mêlée, pour nous impliquer dans la rencontre et dans la relation avec les habitants de la ville car « son message coure rapidement ». Nous sommes appelés à rencontrer les autres et à nous mettre à l’écoute de leur existence, de leur appel à l’aide. L’écoute est déjà un acte d’amour! Avoir du temps pour les autres, dialoguer, reconnaître d’un regard contemplatif la présence et l’action de Dieu dans leur vie, témoigner de la vie nouvelle de l’Évangile par des actes plutôt qu’avec des paroles est vraiment un service d’amour qui change la réalité. Ce faisant, en effet, un air nouveau circule dans la ville et aussi dans l’Église un désir de se remettre en route, pour surmonter les vieilles logiques de l’opposition et des barrières, pour collaborer ensemble, construire une ville plus juste et plus fraternelle.
Nous ne devons pas avoir peur ou nous sentir inadéquats pour une mission si importante. Souvenons-nous: Dieu ne nous choisit pas à cause de notre « excellence », mais plutôt parce que nous sommes et que nous nous sentons petits. Nous le remercions pour sa grâce qui nous a soutenus cette année et avec joie élevons vers lui le chant de louange."

1821

     Jacques Brel (1929-1978)
(sur les ondes radio : Europe 1, le 1er janvier 1968)
"Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns.
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier.
Je vous souhaite des passions,
je vous souhaite des Silences,
je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence et aux vertus négatives de notre époque,
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l'aventure, à la vie, à l'amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d'être vous, fier de l'être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. "

1820

     Saint François de Sales (1567-1622)
(Lettre du 16 janvier 1603)
"Ayant une générale et universelle résolution de servir Dieu de la meilleure façon que vous le pourrez, ne vous amusant pas à examiner et éplucher subtilement quelle est la meilleure façon. Vous savez que Dieu veut qu'on le serve en l'aimant par-dessus tout, et notre prochain comme nous-mêmes : cela suffit, il faut le faire à la bonne foi, sans finesse ni subtilité, comme on le peut en ce monde, où la perfection ne réside pas ; à l'humaine selon le temps, en attendant un jour de le faire à l'angélique et selon l'éternité. L'empressement, l'agitation du dessein n'y sert à rien : le désir en est bon, mais qu'il soit sans agitation."

1819

     Saint François de Sales (1567-1622)
(Vrais entretiens spirituels)
"Il faut que nous ayons deux égales résolutions : l'une de voir croître des mauvaises herbes en notre jardin, et l'autre, d'avoir le courage de les voir arracher et les arracher nous-mêmes ; car notre amour propre ne mourra point pendant que nous vivrons, lequel est celui qui fait ces impertinentes productions." 

1818

     Saint François de Sales (1567-1622)
(Vrais entretiens spirituels)
"Vous me demandez comment vous pourrez faire pour bien affermir vos résolutions et faire qu'elle réussissent effectivement. Il n'y a point de meilleur moyen pour cela que de les mettre en pratique ! Mais vous dites que vous demeurez toujours si faible, qu'encore que vous fassiez souvent des fortes résolutions de ne pas tomber en l'imperfection dont vous désirez de vous corriger, l'occasion se présentant, vous ne laissez pas de donner du nez en terre." 

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)