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1616

     Myra B. Welch  - père Jacques Beaudry c.s.v
        (la vente aux enchère)   
-Écoutez l’histoire du monsieur qui vendait un vieux violon aux enchères… :
« Il était cabossé, tout égratigné, et le crieur pensait qu’il perdait son temps à mettre aux enchères ce vieux violon, mais il le présenta avec un sourire. « Combien m’en donnerez-vous, bonnes gens? Cria-t-il. Qui parlera le premier? Un dollar, un dollar, et puis deux ! Seulement deux? Deux dollars, et qui m’en donnera trois?
Trois dollars une fois, trois dollars deux fois, adjugé pour trois... » Mais non, venant de l’arrière de la salle, apparut un homme aux cheveux gris qui s’avança et prit l’archet dans ses doigts. Après avoir dépoussiéré le vieux violon, et serré les cordes qui s’étaient relâchées, il joua une mélodie si pure et si douce que les anges n’en chantent pas de plus belles.
La musique cessa, et le crieur, d’une voix tranquille et basse, dit : « Combien me donnerez-vous pour ce vieux violon ? » Et il le montra ainsi que l’archet. « Mille dollars, et qui m’en donnera deux ? Deux mille ! Et qui m’en donnera trois ? Trois mille une fois, trois mille deux fois, adjugé pour trois mille dollars. »
Les gens applaudirent, mais quelques-uns s’écrièrent : « Nous ne comprenons pas. Pourquoi sa valeur a-t-elle changé ? »
La réponse fusa :
« Parce que Maître l’a touché. »-

Quand Jésus, le Maitre des maitres, touche nos cœurs, il les refait tout neufs… !
Jésus est là, maintenant, et il nous tend son Cœur comme un mendiant tend sa sébille, pour que nous y jetions tous nos péchés afin qu’il aille les bruler dans le brasier de son Amour sur la croix. C’est cela que produit le sacrement de la réconciliation, ce sacrement que Jésus nous a donné en cadeau le jour de la fête de Pâques, le jour de sa résurrection.
(père Jacques Beaudry c.s.v)

1606

   père Jacques Beaudry c.s.v
(Retraite fondamentale - Notre vie avec Jésus)
Un auteur anonyme a écrit sur l’importance de l’amour des paroles magnifiques, auxquelles je me suis permis d’ajouter (en italique) un aspect plus positif :
L’amour est la plus grande puissance du monde…
« Celui qui a le sens des RESPONSABILITÉS mais manque d'amour devient MESQUIN.
- Mais sil a de lamour, il donne aux autres le goût de prendre des initiatives.
Celui qui a le sens du DEVOIR mais manque d'amour devient DUR.
Mais sil a de lamour, il reconnaît quil doit dabord aider lautre à grandir.
Celui qui a le sens de la JUSTICE mais manque d'amour devient INFLEXIBLE.
Mais sil a de lamour, il fait passer lhomme avant la loi.
Celui qui a le sens de la VÉRITÉ mais manque d'amour devient CRITIQUEUR
Mais sil a de lamour, il la fait devenir source de liberté.
Celui qui a le sens de l’ORDRE mais manque d’amour devient MANIAQUE.
Mais sil a de lamour, il donne sa place à chaque chose en son temps.
Celui qui a le sens de l'HONNEUR mais manque d'amour devient ORGUEILLEUX.
Mais sil a de lamour, il reste fier de ce quil est et fait.
Celui qui a le sens de la FRANCHISE mais manque d'amour devient INSOLENT, CRUEL.
Mais sil a de lamour, il vit dans la clarté.  
Celui qui est CULTIVÉ mais manque d'amour devient PRÉTENTIEUX.
Mais sil a de lamour, il aide les autres à se cultiver.
Celui qui a le sens de la PAROLE mais manque d'amour devient BAVARD.
Mais sil a de lamour, il transmet des leçons de bonheur.
Celui qui cultive le SILENCE mais manque d'amour devient TACITURNE.
Mais sil a de lamour, il fait grandir en lui et dans les autres la vie intérieure.
Celui qui est INTELLIGENT mais manque d'amour devient RUSÉ, CALCULATEUR
Mais sil a de lamour, il invente un monde nouveau. 
Celui qui est AIMABLE mais manque d'amour devient HYPOCRITE.
Mais sil a de lamour, il rend tout le monde aimable.
Celui qui est COMPÉTENT mais manque d'amour devient ERGOTEUR.
Mais sil a de lamour, il rend davantage service.
Celui qui est PUISSANT mais manque d'amour, devient VIOLENT.
Mais sil a de lamour, il fait grandir la paix et la joie dans la société.
Celui qui a des BIENS mais manque d'amour. devient AVARE.
Mais sil a de lamour, il développe le sens du partage.
Celui qui a la F0I mais manque d'amour devient FANATIQUE.

Mais sil a de lamour, il voit tout comme Dieu et accepte les différences comme des moyens d’être complémentaire.

1604

   père Jacques Beaudry c.s.v

« Pour Jésus, aimer, c'est un certain regard. «Jésus le regarda et Il l'aima. » Jésus voit un diamant caché dans sa gangue. II voit lové dans sa petite graine vulnérable un arbre unique. II est prêt à mourir pour que l'autre se réalise .
  • Aimer, c'est ne pas désespérer d'un être qui vous a déçu (le jeune homme riche; Pierre; Marthe).
  • Aimer, c'est avoir mal pour ceux qui souffrent, être prêt à tout laisser pour un aveugle, un boiteux, un paralysé, un sourd, un possédé. Ce n'est pas ici de la pitié mais de la compassion.

  • Aimer, c'est souffrir en silence sur les mauvais choix de ceux qu'on aime plutôt que de les convertir par force, par chantage ou par séduction (avec le jeune homme riche, ou ses apôtres).
  • Aimer, c'est se faire l'avocat d'une courtisane et courir ainsi le risque d'y laisser sa réputation et sa vie (chez Simon le Pharisien).
  • Aimer, c'est accepter que l'autre marche à son rythme, se réjouir de sa différence, respecter sa liberté (avec les apôtres).
  • Aimer, c'est se lier avec un inspecteur des impôts malhonnête pour l’aider à grandir (Zachée).
  • Aimer, c'est livrer son secret le plus personnel à une coquette qui en est à son sixième compagnon (la Samaritaine).
  • Aimer, c'est s'abstenir de juger l'être aimé sur son passé. On ne le confond pas avec son casier judiciaire. Son avenir est vierge. Ainsi de la femme adultère ou de la prostituée chez Simon. Ainsi de Zachée ou du truand sur le Golgotha.
  • Aimer, c'est rendre toutes ses chances à un ami qui a trahi. On ne lui parle même pas de ce qu'il a fait. On l'invite à brûler d'un feu plus fort. («Pierre, m'aimes-tu davantage?)
  • Aimer, c'est être «ému jusqu'aux entrailles » devant un adversaire blessé sur la route, se mettre hors la loi pour lui et signer un chèque en blanc pour les frais d'hospitalisation (parabole du Bon Samaritain).
  • Aimer, c'est rechercher à travers ronces et ravins celui ou celle qui s'est trompé de chemin (parabole de la brebis égarée). Peut-être faudra-t-il alors subir les plaintes du troupeau que l'on a dû délaisser. Peut-être faudra-t-il entendre les sarcasmes des mécontents : («Comment? Tu fréquentes ces gens-là?)
  • Aimer, c'est accueillir le fils parti en cavale et qui a déshonoré la famille par sa conduite. On fera même la fiesta pour son retour. Et on ne criera pas : «Quand je pense que tu as fait pleurer ta mère! (Parabole de l'enfant prodigue.)
  • Aimer, c'est faire demi-tour sur le chemin du temple, abandonnant son paquet d'offrandes et de prières parce que soudain on s'est souvenu que l'être aimé se sent peut-être mal aimé et qu'il faudrait vite, toute affaire cessante, aller se réconcilier.
  • Aimer, c'est être comme notre Père du Ciel, Lui qui offre autant de soleil et de pluie au jardin des athées qu'à celui des carmélites. Ce que le soleil et la pluie sont aux plantes, soyez-le pour votre prochain, qu'il soit une rose ou un cactus.
  • Notre Père du Ciel ne tirera aucune vengeance des supplices inhumains imposés à Celui qui Lui est plus cher que Lui-même, son Fils éternel. Rien, pas même l'ignominie la plus cruelle, ne Le découragera de nous aimer.
  • Aimer, c'est parfois dire non devant un caprice ou un dérapage, comme on cogne sur l'ami s'il se débat à l'instant où on l'empêchait de se noyer. C'est ainsi que Simon-Pierres'est vu un jour traiter de shatan (adversaire).
  • L'amour n'hésite pas à affronter le pouvoir lorsque celui-ci n'est plus au service de la dignité humaine. II prend de gros risques pour tenir tête aux porteurs d'anathèmes et autres dénicheurs de coupables. Leur qualité de grands prêtres ne l'impressionne pas.
  • Aimer, c'est n'avoir, au moment de mourir sous la torture, que des paroles de pardon à l'égard de ses bourreaux. ~Je pense à ce prêtre d'un pays de l'Est qui me disait: «Lorsque j'étais soumis à la torture, j'entendais intérieurement mon tortionnaire me lancer une sorte de SOS : Regarde l'état pitoyable dans lequel je suis tombé ! »
  • Aimer, c'est pardonner soixante-dix fois sept fois; ce qui, en hébreu, signifie toujours. »
Chaque rencontre de Jésus devrait nous rassurer. Si le Dieu qui a pris visage humain a aimé à ce point les êtres si peu recommandables de l'Evangile, pourquoi n'aurais-je pas mes chances moi aussi?
Pour Jésus, le péché n'est pas une attitude qui pourrait humilier, faire honte. C'est une maladie. On ne traite pas un cancéreux de « pauvre crétin » ou d’ « abruti »... On apaise sa douleur… » (Stan Rougier).


1600

   père Jacques Beaudry c.s.v.
"Celui qui choisit le « purificatoire » (le purgatoire) est quelqu’un qui meurt en ayant manqué d’amour, mais sans arriver à laisser l’égoïsme et l’orgueil l’empêcher de dire OUI à Jésus qui lui ouvre les bras en disant :
« Tu viens ? »"



1598

   père Jacques Beaudry c.s.v
Le sourire
Le sourire, c'est comme une fleur précieuse qui prend racine dans un cœur qui aime et qui s’épanouit sur les lèvres et dans les yeux de quelqu’un qui veut transmettre son bonheur comme un parfum d’amour pour embaumer l’atmosphère et donner la joie de vivre ensemble.
Un sourire, c’est un rayon de soleil qui perce les nuages et la grisaille de la vie et qui donne de la couleur à tout ce qu’il touche. Quand il traverse la pluie des larmes, il devient l’arc-en-ciel qui annonce que l’amour aura le dernier mot.

J’aime aussi ce texte anonyme qui dit
qu’« Un sourire ne coute rien et produit beaucoup. Il enrichit ceux qui le reçoivent, sans appauvrir ceux qui le donnent. Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel. Personne n'est assez riche pour pouvoir s'en passer, Et personne n'est trop pauvre pour ne pas le mériter. Il crée le bonheur au foyer, est un soutien dans les affaires et le signe sensible de l'amitié. Un sourire donne du repos à l'être fatigué, rend du courage au plus découragé, console dans la tristesse et est un antidote de la nature pour toutes les peines. Cependant il ne peut s'acheter, ni se prêter, ni se voler. Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne. Et si quelquefois vous rencontrez une personne qui ne vous donne pas le sourire que vous méritez, soyez généreux, donnez-lui le vôtre. Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres. »




1596

   père Jacques Beaudry c.s.v
(Retraite fondamentale - Foyer de Charité- conférence 9 La liberté menacée par l'esclavage du péché)
Prière
« Seigneur, il n’est pas toujours facile de suivre la vérité et de choisir le bien. Bien que je t’aime, ma faible volonté me fait souvent choisir le sentier commode et le résultat facile. Ton plus grand don est ma liberté. Mais je te supplie de m’accorder la grâce de m’aider à former mon caractère, à utiliser ma liberté de façon à ce que je devienne la personne que tu as créé et que tu veux que je sois. Je renouvelle ma promesse baptismale : t’aimer au delà de toutes choses et rejeter Satan et le péché. Marie, Mère très pure, rends mon cœur tout entier à Jésus. »

1481

   père Jacques Beaudry c.s.v.
(1er Dimanche de Carême. année B - 2018)
Le Carême est un temps de grâce pour découvrir et vivre la richesse de ce cadeau, de ce don de Dieu qu’est notre baptême ET les exigences qu’il comporte.
Et c’est peu à peu, à petits pas d’amour, que Jésus nous fait mieux connaitre et vivre ce trésor qui seul peut nous rendre heureux et combler notre désir d’aimer et d’être aimés…
Le Carême étant toujours un temps de conversion pour mieux gouter le bonheur de la résurrection, il est normal que l’Église commence toujours le carême avec les récits des tentations de Jésus au désert et de sa transfiguration sur le mont Thabor.
Donc Jésus commence par nous montrer comment triompher du péché, car ce sont les mêmes tentations que le malin présente aux membres de l’Église qui est le Corps du Christ (Avantages matériels – Plaisir - Pouvoir).
Puis, après le triomphe de Jésus sur le péché, l’Église nous fait contempler Jésus transfiguré, annonçant ainsi son triomphe sur la mort, qui est « le salaire du péché ». Cette anticipation de la résurrection est une invitation à réactiver toutes les forces de vie que Dieu nous offre.
-Quelle que soit l’année A, B, ou C, ce sont toujours ces deux évènements que Matthieu, Marc et Luc présentent, chacun à sa façon.
Ensuite, les thèmes varient, au cours des trois années. Mais il est à noter que c’est Luc seulement qui continue de prêcher la purification du carême, au cours de l’année C, car dans les années A (centrée sur l'Évangile de Matthieu) et B (centrée sur celui de Marc), c’est Jean qui est notre guide vers Pâques, comme il le sera, après Pâques, pour nous aider à vivre comme des ressuscités…
Alors revivons plus lentement notre carême, tel que l’Église nous le propose en cette année B et préparons-nous au sommet : la semaine sainte et la joie de Pâques…
1 Dès que Jésus est baptisé, l’Esprit le pousse au désert pour combattre le malin, ses tentations et ses œuvres, nos péchés. Ainsi, dès le début du carême, nous voyons que notre baptême nous a lancé dans la vraie guerre des étoiles, des vraies stars de Dieu, que sont les saints, contre les extra-terrestres que sont les démons. Chacun(e) de nous est appelé à devenir une de ces étoiles, de ces stars que sont les saints. Et être saint, au dire du saint curé d’Ars, c’est « être présent à Dieu présent dans l’instant présent »…, et selon saint Maximilien Kolbe, cela consiste à faire coïncider notre petite volonté avec la grande Volonté de Dieu (v = V). Voilà donc où se situe, au cours de ce carême – et tout au long de notre vie, – notre principal combat, pour lequel nous trouvons la force et les tactiques en regardant Jésus combattre, le premier dimanche du carême.
En ce premier dimanche du carême, saint Augustin nous explique pourquoi Jésus, aussitôt baptisé, a laissé l’Esprit Saint le mener au désert pour y être tenté par le diable : « Tu remarques, dit-il, que le Christ a été tenté, et tu ne remarques pas qu'il a vaincu ? Reconnais que c'est toi qui es tenté en lui ; et alors reconnais que c'est toi qui es vainqueur en lui. Il pouvait écarter de lui le diable ; mais, s'il n'avait pas été tenté, il ne t'aurait pas enseigné, à toi qui dois être soumis à la tentation, comment on remporte la victoire. » Et nous en avions bien besoin, vu que, « dans son voyage ici-bas, notre vie ne peut pas échapper à l'épreuve de la tentation, car notre progrès se réalise par notre épreuve ; personne ne se connait soi-même sans avoir été éprouvé, ne peut être couronné sans avoir vaincu, ne peut vaincre sans avoir combattu, et ne peut combattre s'il n'a pas rencontré l'ennemi et les tentations. »
Marc, cependant, ne détaille pas ce combat de Jésus, comme le font Matthieu et Luc au chapitre 4 de leurs évangiles. Il dit simplement qu’il eut lieu « dans le désert pendant 40 jours » (Mc 1, 13). Ce chiffre 40 désigne d’abord le temps du déluge qui nettoya la terre du péché des hommes (Gn 7,4). - Puis il fait penser à la marche tumultueuse du peuple juif dans le désert pendant 40 ans, de sa sortie d’Égypte jusqu’à son entrée dans la terre promise, une fois que tous les esprits rebelles furent morts (Ex 16, 35). - Ce chiffre 40 rappelle aussi les 40 jours que Moïse passa sur le mont Sinaï pour accueillir dix paroles que Dieu lui donna pour aider le peuple à vivre heureux (Ex 24, 18 ; Dt 9, 9.18 ; 10,10). - Et ce chiffre évoque enfin le souvenir des espions qui allèrent examiner la terre de Palestine que Dieu avait promis à son peuple (Nb 13, 25 ; 14, 33-34). -- La méditation de chacun de ces quatre évènements peut nous inviter à des décisions concrètes dans notre démarche de conversion : nettoyer nos cœurs, sortir de l’esclavage du péché, reprendre les engagements de notre baptême et réfléchir aux sacrifices et aux combats que demandera la persévérance dans le bonheur de vivre comme des enfants de Dieu sur terre.
En plus d’énoncer rapidement que « satan tenta Jésus », Marc montre simplement sa victoire sur le « malin » en ajoutant que Jésus vivait paisiblement au milieu des bêtes sauvages et que les anges le servaient, présentant ainsi Jésus comme le nouvel Adam et le Messie dont avait parlé Isaïe (11, 6-9).

1448

    père Jacques Beaudry (c.s.v)
(père fondateur du Foyer de Charité de Port au Prince en Haïti - texte du 14 septembre 2009)
Chapitre 6 de saint Jean : Tout un poème d’amour !

Au lac de Ta Parole, je suis allé pêcher
De grands poissons d’amour et des perles de joie.
Dans le four de Ton Cœur, j’ai trouvé le pain chaud
Qui donne envie de vivre en nourrissant la foi.

Accepte mon offrande en ce désert du monde
Où le peuple gémit en quête d’un berger.
Ce pain et ces poissons que tu multiplieras
Serviront à calmer les cœurs qui crient « J’ai faim ! »

« J’ai faim ! J’ai soif ! » Ce cri, Tu veux l’éteindre ici
Pour le ressusciter sur un autre rivage.
Au-delà de la mer où la tempête éclate,
Tu viens nous rassurer : « N’ayez pas peur ! C’est moi ! »

« J’ai faim ! J’ai peur ! » Deux cris qui traversent les siècles
Mais qu’on n’entendra plus dans Ton Pays d’Amour.
Parle, Jésus, dis-moi le secret de Ton Cœur,
Ouvre-moi ton jardin de fleurs eucharistiques.

Plus que Tes mots d’amour, au-delà des miracles,
Ton Corps livré au bois, Ton Sang versé pour moi
Me donnent envie de suivre les chemins d’aventure
Où Tu m’invites à vivre corps à Corps avec Toi.

La soupe populaire qu’on voudrait prolonger
En Te couronnant roi d’un peuple paresseux,
Tu dis qu’elle n’était qu’un signe des merveilles
Que tu veux accomplir pour combler tous les vœux.

Ta marche sur les eaux devrait faire comprendre
Que Ta chair si fragile habitée par l’Esprit
Sera le Pain de vie qui va aider Ton Peuple
À devenir Ton Corps vivant et vivifiant.

Certains n’ont pas la force de continuer à croire.
Tu vas trop loin, trop fort ! Ils ne peuvent Te suivre
Au pays cannibale, dans l’antre des vampires…
« Comment manger Ta chair, comment boire Ton sang ? »

Et pourtant tu insistes et, sept fois, tu redis…
Tu plantes la fleur d’or de Ton dessein sublime.
Le rêve de l’amour devient réalité :
Manger celui qu’on aime pour lui être semblable !

O divin corps à Corps, merveilleux Cœur à cœur !
Le Fruit ressuscité de l’arbre de la Croix
Nous fait les consanguins du beau Dieu de la foi
Pour répandre avec joie partout sa bonne odeur.

O divin Rendez-vous qui nous fait devenir
Missionnaires d’amour là où Tu nous conduis.
Comme Dame Marie, nous Te portons en nous,
Pour Te donner au monde et combler sa vraie soif.

524

père Jacques Beaudry c.s.v.

"« La vie est un cadeau de Dieu.  Ce que nous en faisons, c’est notre cadeau à Dieu… »
Il est certain que les malheurs qui surviennent dans notre vie ne viennent pas de Dieu.
Ils viennent de nous ou des autres, et fondamentalement du malin.
Mais les malheurs qui surviennent dans nos vies, - d’où qu’ils viennent, - ne peuvent nous empêcher de faire de notre vie un cadeau pour Dieu, comme Jésus l’a fait pour son Père…
La valeur de ce que nous faisons, - pour en faire « un cadeau à Dieu », - ne vient pas d’abord de ce que nous faisons, mais de l’amour que nous y mettons, de l’amour pour Dieu exprimé dans l’amour pour notre prochain."

523

père Jacques Beaudry c.s.v.

"Aimer, ce n'est pas PRENDRE quelque avantage dans l'autre, profiter de lui.  Aimer, c'est DONNER  ce qu'on a de bon, de meilleur pour que ce qu'il y a de bon, de meilleur dans l'autre puisse se développer, s'épanouir."


Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)