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     saint Augustin
Sermons sur l'évangile de Saint Jean, n°2, §5-7 (trad. Bibliothèque augustinienne, t. 71, p. 183s rev.)

24 juin - Nativité de saint Jean Baptiste

« Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. » (Jn 1, 6-9)

"Comment le Christ est-il venu ? Il est apparu en homme. Parce qu'il était homme à ce point que Dieu était caché en Lui, un homme remarquable a été envoyé devant Lui pour faire reconnaitre qu'il était plus qu'un homme, lui, le Christ...

Qui était-Il, celui qui devait ainsi rendre témoignage à la Lumière ? Un être remarquable, ce Jean, un homme d'un haut mérite, d'une grâce éminente, d'une grande élévation.

Admire-le, mais comme on admire une montagne : la montagne reste dans les ténèbres tant que la lumière ne vient pas l'envelopper : « Cet homme n'était pas la Lumière ». Ne prends pas la montagne pour la lumière ; ne va pas te briser contre elle, bien loin d'y trouver du secours.

Et que faut-il admirer alors ? La montagne, mais comme montagne. Elève-toi jusqu'à celui qui éclaire cette montagne qui est dressée pour recevoir, la première, les rayons du soleil, afin de les renvoyer à tes yeux... De nos yeux, on dit aussi qu'ils sont des lumières ; et pourtant si on n'allume pas de lampe la nuit ou si le soleil ne se lève pas durant le jour, nos yeux s'ouvrent en vain.

Jean lui-même était ténèbres avant d'être illuminé ; il n'est devenu lumière que par cette illumination. S'il n'avait pas reçu les rayons de la Lumière, il serait demeuré ténèbres comme les autres...

Et la Lumière elle-même, où est-elle ? « la Lumière véritable qui illumine tout homme en venant dans ce monde » ? (Jn 1,9) S'il illumine tout homme, il illuminait aussi Jean, par qui Il voulait être manifesté... Il venait pour des intelligences infirmes, pour des coeurs blessés, pour des âmes aux yeux malades..., des gens incapables de le voir directement. Il a couvert Jean de ses rayons. En proclamant qu'il avait été lui-même illuminé, Jean a fait connaître Celui qui illumine, Celui qui éclaire, Celui qui est la source de tout don. "

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Evangile selon saint Jean (Jn 5, 28-29)

"L'heure vient où tous ceux qui gisent dans leur tombeaux entendront sa Voix, et ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection qui mène à la Vie ; ceux qui auront pratiqué le mal, pour la résurrection qui mène au jugement. 

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saint Jean-Paul II (1920-2005)
Lettre apostolique "Rosarium Virginis Mariae" du pape Jean-Paul II (16 octobre 2002) - 
paragraphe 26

"Dans le Christ, Dieu a vraiment assumé un « cœur de chair ». Il n'a pas seulement un cœur divin, riche en miséricorde et en pardon, mais il a aussi un cœur humain, capable de toutes les vibrations de l'affection. Si nous avions besoin d'un témoignage évangélique à ce propos, il ne serait pas difficile de le trouver dans le dialogue émouvant du Christ avec Pierre, après la Résurrection: « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu? » Par trois fois la question est posée, par trois fois la réponse est donnée: « Seigneur, tu sais bien que je t'aime » (cf. Jn 21, 15-17). Au-delà de la signification spécifique de ce passage si important pour la mission de Pierre, la beauté de cette triple répétition n'échappe à personne: par elle, la demande insistante et la réponse correspondante s'expriment en des termes bien connus de l'expérience universelle de l'amour humain. Pour comprendre le Rosaire, il faut entrer dans la dynamique psychologique propre à l'amour."

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« Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jn 6, 24-35)
Alléluia. Alléluia. 

L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Alléluia. (Mt 4, 4b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
quand la foule vit que Jésus n’était pas là,
ni ses disciples,
les gens montèrent dans les barques
et se dirigèrent vers Capharnaüm
à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent :
« Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
vous me cherchez,
non parce que vous avez vu des signes,
mais parce que vous avez mangé de ces pains
et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd,
mais pour la nourriture qui demeure
jusque dans la vie éternelle,
celle que vous donnera le Fils de l’homme,
lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors :
« Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit :
« L’œuvre de Dieu,
c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Ils lui dirent alors :
« Quel signe vas-tu accomplir
pour que nous puissions le voir, et te croire ?
Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ;
comme dit l’Écriture :
Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
ce n’est pas Moïse
qui vous a donné le pain venu du ciel ;
c’est mon Père
qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le Pain de Dieu,
c’est Celui qui descend du ciel
et qui donne la Vie au monde. »
Ils lui dirent alors :
« Seigneur, donne-nous toujours de ce Pain-là. »
Jésus leur répondit :
« Moi, je suis le Pain de la Vie.
Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ;
celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
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OUVRIR SON COEUR
La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents se sont déchaînés, et la maison
ne s’est pas écroulée car elle avait été fondée sur le roc"
. (Matthieu 7,27)
Ouvrir son coeur, c’est le briser. Pour devenir un coeur de chair, le coeur de pierre doit être brisé (Ezéchiel 11,36). Cette transformation s’effectue sur la croix, grâce à la croix. Saint Jean Eudes nous dit que « le Cœur de Jésus fut brisé d’amour pour nous » sur la Croix.

La souffrance vécue avec le coeur libère en nous la flamme d’amour, l’agapè. C’est dans sa passion, le sacrifice de sa volonté, que Pierre aimera Jésus d’un amour divin ; lors de la rencontre au bord du lac, il ne pouvait pas aller au-delà de la philia - (Jean 21,15).


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ANGELUS du pape François 

29 juillet 2018 

Le pape François a prononcé avant la prière de l'Angélus, son commentaire à propos de l’Évangile de ce Dimanche, 17ème Dimanche du Temps Ordinaire de l'Année B. (cf. Jn 6,1-15) en présence d'une grande foule rassemblée place saint Pierre malgré la chaleur estivale de ce 29 juillet.

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour!
Vous êtes courageux de venir sur cette place avec tout ce soleil !
L’Évangile d’aujourd’hui (cf. Jn 6,1-15) présente le récit de la multiplication des pains et des poissons. En Voyant la grande foule qui l’avait suivi sur les bords du lac de Tibériade, Jésus s’adresse à l’apôtre Philippe qui lui demande : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger? » (v. 5). Le peu d’argent que Jésus et les apôtres possèdent en effet, ne suffisait pas pour nourrir cette multitude. Et voilà que André, un autre des Douze apôtres, conduit à Jésus un enfant qui met à disposition tout ce qu’il a : cinq pains et deux poissons ; mais certainement, dit André – ce n’est rien pour cette foule ! (cf. v. 9) Le garçon est courageux ! Même lui voyait aussi toute cette foule ! Il voyait les cinq pains. Mais Il dit: - je donne ce pain à disposition ! -. Cet enfant me fait penser à nous … avec ce courage !… Les jeunes sont comme cela, ils ont du courage. Nous devons les aider à porter de l’avant ce courage.
C’est pourquoi Jésus ordonne aux disciples de faire asseoir les gens, puis il prit ces pains et ces poissons, il rendit grâce au Père et les distribua (cf. v. 11), et tous purent manger à satiété et tous ont mangé autant ce qu’ils voulaient.
Avec cette page évangélique, la liturgie nous introduit à ne pas détourner le regard de celui du Christ que nous avons vu la semaine dernière dans l’Évangile de Marc, en voyant «une grande foule, Il a eu compassion d’eux» (6, 34).

Ce jeune garçon a compris la compassion pour cette foule. La compassion l’a porté à offrir ce qu’il avait. Aujourd’hui en effet, les jeunes nous montrent une nouvelle fois que Jésus est attentif aux besoins primaires des personnes. L’épisode naît d’un situation concrète : les gens ont faim et Jésus les rejoints, et rejoint ses disciples pour que cette faim soit rassasiée. Aux foules, Jésus ne s’est pas limité à donner cela – Il a offert sa Parole, sa consolation, son salut et enfin sa vie – mais certainement, Il a fait aussi cela : Il prend soin de donner la nourriture pour le corps. Et nous, ses disciples, nous ne pouvons pas faire comme si de rien n’était. Seulement en écoutant les plus simples demandes des personnes et en se mettant à côté d’eux, dans des situations concrètes, existentielles, et ainsi, nous pourrons être écoutés quand il est question de valeurs supérieures.

L’amour de Dieu pour l’humanité affamée de pain, de liberté, de justice, de paix et surtout de sa grâce divine, ne vient jamais amoindri. Jésus continue même aujourd’hui à nourrir, à rendre Sa présence Vivante et consolante, et il le fait à travers nous. C’est pourquoi l’Evangile nous invite à être disponibles et à travailler. Face à cette foule, ce jeune garçon a dit « Je donne ce que j’ai … ». Face au cri de la faim – toute sorte de «faim» – de tant de frères et sœurs dans chaque partie du monde, nous ne pouvons pas rester spectateurs, détachés et bien tranquilles. L’annonce du Christ, qui est le Pain de la Vie éternelle, demande de nous un engagement généreux de solidarité pour les pauvres, les faibles, les laissés-pour-compte, les sans défense. Cette action de proximité et de charité est la meilleure vérification de la qualité de notre foi, tant au niveau personnel qu’au niveau communautaire.

Ensuite, à la fin de ce récit, quand tous furent rassasiés, Jésus dit à ses disciples de recueillir tous les morceaux qui restaient, afin que rien ne soit perdu. Je voudrais vous proposer cette phrase de Jésus :
« Rassemblez les morceaux qui restent, afin que rien ne soit perdu » (v. 12).

Je pense aux gens qui ont faim et à tout ce que nous pouvons jeter … Que chacun de nous pense :
Les restes de nourriture au déjeuner ou au dîner, que faisons-nous ? Les jetons-nous ? Non… Si tu as cette habitude, je te donne un conseil : parle avec tes grands-parents qui ont vécu l’après-guerre, et demande-leur ce qu’ils faisaient avec les restes de nourriture.

On le refait pour le lendemain ou on le donne à qui en a besoin ? Il ne faut jamais jeter ce que vous ne mangez pas. Faites un examen de conscience. Que faites vous à la maison avec le repas que vous ne mangez pas ?

Prions à la Vierge Marie, pour que le monde travaille aux programmes dédiés au développement, à l’alimentation, à la solidarité pour lutter contre la haine, les armements et la guerre.


"Ayez en mémoire l’image de ce jeune garçon courageux !
Et interrogez-vous sur l’utilisation des restes des repas ... »

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Bible - Nouveau Testament
Jean 21, 15-19
Lorsqu'ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?" Il lui répondit : "Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime." Jésus lui dit : "Pais mes agneaux."
Il lui dit une seconde fois : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?" Pierre lui répondit : "Oui, Seigneur, tu sais bien que je t'aime." Jésus lui dit : "Pais mes agneaux."
Il lui dit pour la troisième fois : "M'aimes-tu ?" et il lui répondit : "Seigneur, tu connais toutes choses, tu sais bien que je t'aime." Jésus lui dit : "Pais mes brebis."
"En vérité, en vérité je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas."
Il dit cela, indiquant par quelle mort Pierre devait glorifier Dieu. Et après avoir ainsi parlé, il ajouta : "Suis-moi".

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Bible - Nouveau Testament
Jean 13, 34-35
Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres.

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)