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        Anonyme
       (sur l'Ascension)
L’Ascension nous apprend d’abord à ne pas mettre la main sur Jésus. Le Christ échappe aux disciples, il échappe aussi à nos mainmises possessives et égoïstes. S’il esquive ainsi nos griffes, c’est pour nous obliger à croire en sa nouvelle manière d’être présent. L’Ascension nous découvre le sens profond de l’Eucharistie. Jésus n’a plus à être à nos côtés puisqu’il veut être en nous. Il n’a plus à être notre compagnon de route, puisqu’il est notre force pour marcher. Il n’a plus à être un copain que l’on peut embrasser et toucher, puisqu’il devient notre vie. Il n’a plus à être vu puisqu’il devient notre regard. Il n’a plus à être notre ami puisqu’il est devenu notre force d’aimer. Il n’a plus à être notre interlocuteur, puisqu’il est devenu notre parole, plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes. Jésus monté aux cieux, nous plante solidement en terre. Nous sommes, désormais, son unique présence auprès de nos frères. Louis Evely disait : “Dieu nous laisse entre hommes. Pas moyen de le rencontrer autrement que par l’homme. Dieu est intérieur à l’homme et ne peut se manifester que par chacun d’entre nous. L’homme est donc seul responsable du silence ou de l’absence apparente de Dieu.”  Accueillons la joyeuse mission qui nous est donnée. « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création... ».L’Ascension du Seigneur est l’achèvement de son Incarnation. Saint Athanase, rappelait avec force que « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu.» Par la venue du Fils de Dieu dans le monde, c’est tout le cosmos, tout le monde des vivants et tout le peuple des humains qui sont épousés par Dieu. En rentrant dans le sein du Père, mais avec tout son poids de chair et d’humanité, Jésus nous divinise. Il nous fait partager l’amour de Dieu. Le pape saint Léon écrit cette phrase lumineuse : « L’Ascension du Christ est notre promotion. » Dans ce grand corps que forme le Christ total, la tête est déjà dans les cieux. Les membres bénéficient déjà de ce bonheur divin dans laquelle elle baigne. C’est la fête de l’espérance. Car là où la tête est passée, là aussi le corps tout entier passera.
L'Ascension du Seigneur - Giotto di Bondone (1266 ou 1267 - 1337 à Florence (Italie) 

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      Jeûne
     (Toi qui veut jeûner... ) 
Le jeûne comporte le choix d'une vie sobre, dans son style, une vie qui ne gaspille pas, une vie qui ne « met pas au rebut» nous sommes invités en ce temps de Carême à vivre une privation que nous ressentons dans notre chair comme un manque. Alors, toi qui veux jeûner :

"- Jeûne de paroles blessantes :
que tes lèvres ne prononcent que paroles de bénédiction. 
- Jeûne de critiques et de médisances :
bienveillance et miséricorde doivent habiter ton âme. 
- Jeûne de mécontentement :
que douceur et patience deviennent tes compagnes de chaque jour. 
- Jeûne de ressentiment :
que ton coeur cultive la gratitude. 
- Jeûne de rancune :
que le pardon ouvre toutes les portes qui t'ont été fermées. 
- Jeûne d'égoïsme :
que la compassion et la charité fleurissent à chacun de tes pas 
- Jeûne de pessimisme :
que l'espérance ne quitte jamais ton esprit. 
- Jeûne de préoccupations et d'inquiétudes inutiles :
que règne en toi la confiance en Dieu. 
- Jeûne d'occupations superficielles :
que la prière emplisse tes journées. 
- Jeûne de paroles futiles :
que le silence et l'écoute t'aident à entendre en toi le souffle de l'Esprit. " 

1996

      Anonyme
"J'ai tout remis entre tes mains :
Ce qui m'accable et ce qui me peine,
Ce qui m'angoisse et ce qui me gêne,
Et le souci du lendemain.
J'ai tout remis entre tes mains.

J'ai tout remis entre tes mains :
Le lourd fardeau traîné naguère,
Ce que je pleure, ce que j'espère,
Et le pourquoi de mon destin.
J'ai tout remis entre tes mains.

J'ai tout remis entre tes mains :
Que ce soit la joie, la tristesse,
La pauvreté ou la richesse,
Et tout ce que jusqu'ici j'ai craint.
J'ai tout remis entre tes mains.

J'ai tout remis entre tes mains :
Que ce soit la mort ou la vie, La santé, la maladie,
mon péché, mon être tout entier, du commencement jusqu'à la fin.
Car tout est bien entre tes mains.

1934

      Anonyme
(petites histoires à lire en famille) 

Tous les jours depuis des mois, la petite Mathilde prie pour qu'il fasse beau le jour de son anniversaire, ce qui fait bien rire sa gouvernante, qui n'est pas croyante.
Le jour venu, il pleut des cordes toute la journée !
La gouvernante, moqueuse, lui dit :
"Tu vois, Mathilde, ton Seigneur ne t'a pas entendu."
"Oh si, répond Mathilde, pleine d'aplomb. Il m'a entendue ! Simplement, tu vois, Il a dit NON !"

1933

      Anonyme
(petites histoires à lire en famille)

Quatre bougies brûlaient lentement. Il régnait un tel silence que l'on pouvait entendre leur conversation.
La première dit : "Je suis la Paix ! Cependant, personne n'arrive à me maintenir allumée... Je crois bien que je vais m'éteindre..." Sa flamme diminua peu à peu, et disparut.
La seconde dit : "Je suis la Foi ! Mais dorénavant, le monde pense que je ne suis plus indispensable... Ça n'a pas de sens que je reste allumée plus longtemps !" Et sitôt qu'elle eut fini de parler, une brise légère souffla sur elle et l'éteignit.
La troisième bougie se manifesta à son tour : "Je suis l'Amour ! Mais je n'ai plus de force pour rester allumée. Les gens me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance. Ils oublient même d'aimer ceux qui sont proches d'eux..." Et sans un bruit, elle s'effaça à son tour.
Alors entra un enfant, qui vit les trois bougies éteintes.
"Mais pourquoi avez-vous cessé de brûler ? Vous deviez rester allumées jusqu'à la fin !" Et une larme glissa le long de sa joue...
Alors la quatrième bougie murmura : "N'aies pas peur. Tant que j'ai ma flamme, nous pourrons rallumer les autres bougies. Je suis l'Espérance !"
Alors, les yeux brillants, l'enfant pris la bougie de l'Espérance et ralluma les trois autres.
Puisse l'Espérance ne jamais s'éteindre en nous !

1932

      Anonyme
(petites histoires à lire en famille)

Un homme arrive au Paradis. Saint Pierre vient à sa rencontre au seuil de la porte.
- Voici le règlement, explique-t-il au nouveau venu. Vous avez besoin de cent points pour rentrer. Racontez-moi tout ce que vous avez fait de bon dans votre vie et je vous accorderai un certain nombre de points pour chacune de ces actions, selon leur importance. Dès que vous atteignez cent points, vous êtes bon pour le Ciel ! 
- Très bien, répond notre homme. J’ai été marié avec la même femme pendant 50 ans et je ne l’ai jamais trompée, même en pensée. 
- Fantastique ! rétorque saint Pierre. Cela vaut bien trois points ! 
- Trois points ? reprend l’homme. Bon... J’ai aussi été à la messe tous les dimanches. J’ai été très actif dans ma paroisse et j’ai payé régulièrement le denier du culte. 
- Génial ! s’exclame saint Pierre. Cela vaut bien un point ! 
- Un point ?... Ah ! Autre chose : j’ai organisé une soupe populaire dans ma ville et j’ai œuvré auprès des plus pauvres. 
- Félicitations ! Deux points en plus ! 
- Deux points ? s’écrie l’homme ! A ce compte-là, mon seul espoir d’aller au Ciel repose sur la Grâce et la Miséricorde de Dieu ! 
- Viens... Sois le bienvenu au Paradis, dit alors saint Pierre. La Miséricorde de Dieu, ce sont les quatre-vingt-quatorze points qui te manquent...

1928

      Anonyme
((Extrait de "Jésus, Marie et notre temps", mai 1983
Paru au bulletin des Amitiés Spirituelles, n°144, octobre 1985)

"Un prêtre disait un soir, assez soucieux, au sacristain de son église :
"Avez-vous remarqué le vieux aux habits râpés qui, chaque jour à midi, entre dans l'église et en ressort presque aussitôt ?
Je le surveille par la fenêtre du presbytère.
Cela m'inquiète un peu car, dans l'église, il y a des objets de valeur. Tâchez un peu de le questionner". 
Dès le lendemain, le sacristain attendit notre visiteur et l'accosta :
- Dites donc, l'ami, qu'est-ce qui vous prend de venir ainsi dans l'église ? 
- Je viens prier, dit calmement le vieillard. 
- Allons donc ! Vous ne restez pas assez longtemps pour cela. Vous ne faites qu'aller jusqu'à l'Autel et vous repartez.
Qu'est-ce que cela signifie ? 
- C'est exact, répondit le pauvre vieux; moi, je ne sais pas faire une longue prière; alors je viens chaque jour à midi et je Lui dis tout simplement : "Jésus ! ... c'est Simon".
C'est une petite prière, mais je sens qu'Il m'entend. 
Peu de temps après le vieux Simon eut un accident et fut soigné à l'hôpital.
- Vous avez toujours l'air heureux malgré vos malheurs, lui dit un jour une infirmière. 
- Comment ne le serais-je pas ? c'est grâce à mon visiteur ! 
- Votre visiteur ? reprit l'infirmière avec surprise, je n'en vois guère... et quand donc vient-il ? 
- Tous les jours à midi, Il se tient là, au pied de mon lit, et Il me dit : "Simon... c'est Jésus !".
www.citationschretiennes.com

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  Citation venant d'un Chartreux.
(Le chemin du vrai bonheur)

« La pauvreté est une béatitude de l’amour qui aime et qui se sait aimé. Qui est plus pauvre que celui qui aime et qui est plus riche ?
Il reçoit tout gratuitement, il dépend totalement de l’Aimé qui est sa joie, il ne se suffit absolument pas à lui-même. Il se sait rien, mais il voit avec évidence que le don qu’il fait de ce rien rend l’autre heureux.
Notre pauvreté rend Dieu heureux car elle permet le don de son Amour, et Il ne veut que se donner. »

1400

   Anonyme

"Un vieil homme rencontre un jeune homme qui demande:
- Vous souvenez-vous de moi? Et le vieil homme dit NON.
Puis le jeune homme lui dit qu'il était son élève.
Et l'enseignant demande:
- Que fais-tu, que fais-tu dans la vie?
Le jeune homme répond:
- Eh bien, je suis devenu professeur.
- Ah, comme c'est bon, comme moi? (dit le vieil homme)
- Eh bien oui.
En fait, je suis devenu professeur parce que vous m'avez inspiré à être comme vous.
Le vieil homme, curieux, demande au jeune homme à quel moment il l'avait décidé à devenir professeur.
Et le jeune homme lui raconte l'histoire suivante:
- Un jour, un de mes amis, également étudiant, est arrivé avec une belle montre neuve, et j'ai décidé que je la voulais et je l'ai volée, je l'ai sortie de sa poche.
Peu de temps après, mon ami a remarqué le vol et s'est immédiatement plaint à notre professeur, qui était vous. Ensuite, vous êtes allé en classe:
- La montre de cet étudiant a été volée pendant les cours aujourd'hui.
Celui qui l'a volé, veuillez la rendre.
Je ne l'ai pas rendue parce que je ne voulais pas le faire.
Ensuite, vous avez fermé la porte et nous avez dis à tous de nous lever et qu'il allait un par un fouiller nos poches jusqu'à ce que la montre soit trouvée.
Mais, il nous a dit de fermer les yeux, car il ne le chercherait que si nous avions tous les yeux fermés.
Alors nous l'avons fait, et vous êtes allé de poche en poche, et quand vous avez fouillé ma poche, vous avez trouvé la montre et l'avez prise.
Vous avez continué à fouiller les poches de tout le monde, et quand vous avez eu fini vous avez dit
- "Ouvrez les yeux. Nous avons la montre .
Vous ne m'avez rien dit et vous n'avez jamais mentionné l'épisode.
Vous n'avez jamais dit non plus qui avait volé la montre.
Ce jour-là, vous avez sauvé ma dignité pour toujours.
Ce fut le jour le plus honteux de ma vie.
Mais c'est aussi le jour où ma dignité a été sauvée de ne pas devenir un voleur, une mauvaise personne, etc. Vous ne m'avez jamais rien dit, et même si vous ne m'avez pas grondé ou attiré mon attention pour me donner une leçon de morale, j'ai reçu le message clairement.
Et grâce à vous, j'ai compris ce qu'un vrai éducateur doit faire.
Vous souvenez-vous de cet épisode, professeur?
Et le professeur répond:
- "Je me souviens de la situation, de la montre volée, que je cherchais chez tout le monde, mais je ne me souvenais pas de toi, car j'ai aussi fermé les yeux en cherchant."
C'est l'essence même de l'enseignement:
Si pour corriger vous devez humilier; vous ne savez pas enseigner "

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Anonyme
Homélie du IIème siècle (attribuée à St Clément de Rome)
Ayons la foi, mes frères et mes sœurs : le combat que nous menons est l'épreuve que nous impose le Dieu vivant, et nous luttons dans la vie présente pour être couronnés dans celle qui vient. Parmi les justes, aucun n'a recueilli un fruit précoce : il faut savoir attendre. Si Dieu donnait immédiatement aux hommes justes leur récompense, ce serait bientôt un marché que nous pratiquerions, et non le culte de Dieu. Nous aurions l'apparence de la justice en recherchant non pas la religion, mais notre profit. Et c'est pourquoi le jugement divin frappe l'esprit qui n'est pas vraiment juste et l'accable d'entraves.


Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)