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2447

        Prière pour demander un travail
       (auteur inconnu)
Saint Joseph,Père nourricier si fidèle de l’enfant divin,
époux virginal de la mère de Dieu,
protecteur puissant de la Sainte Église,
je viens vers toi pour me recommander à ta protection spéciale.
Tu n’as rien cherché en ce monde
sinon la gloire de Dieu et le bien du prochain.
Tout donné au Sauveur, c’était ta joie de prier,
de travailler, de te sacrifier, de souffrir, de mourir pour Lui.
Tu étais inconnu en ce monde et cependant connu de Jésus,
ses regards reposaient avec complaisance sur ta vie simple et cachée en Lui.
Saint Joseph, tu as déjà aidé tant d’hommes,
je viens vers toi avec une grande confiance.
Tu vois dans la lumière de Dieu ce qui me manque,
tu connais mes soucis, mes difficultés, mes peines.
Je recommande à ta sollicitude paternelle ma recherche d’emploi.
Je la mets entre tes mains qui ont sauvé Jésus enfant.
Mais avant tout implore pour moi la grâce
de ne jamais me séparer de Jésus par le péché mortel,
de Le connaître et de L’aimer toujours plus,ainsi que sa sainte Mère,
de vivre toujours en présence de Dieu,
de tout faire pour sa gloire et le bien des âmes,
et d’arriver un jour à la vision bienheureuse de Dieu
pour Le louer éternellement avec toi.

Amen.

2259

    Benoît XVI
(19 mars 2011 - Conclusion des exercices spirituels de la Curie romaine - Chapelle Redemptoris Mater - en présence du prédicateur, le père Léthel) - (saint Joseph le gardien, le juste)
Chers frères,cher père Léthel,
(...) Les saints: vous nous les avez montrés comme des «étoiles» dans le firmament de l'histoire et, avec votre enthousiasme et votre joie, vous nous avez fait rentrer dans la ronde de ces saints et vous nous avez montré que ce sont précisément les saints «petits» qui sont de «grands» saints. Vous nous avez montré que la scientia fidei et la scientia amoris vont de pair et se complètent, que la grande raison et le grand amour vont de pair, et même que le grand amour voit davantage que la seule raison.
La Providence a voulu que ces Exercices se concluent par la fête de saint Joseph, mon patron personnel et le patron de la sainte Eglise: un humble saint, un humble travailleur, qui a été rendu digne d'être le Gardien du Rédempteur.
Saint Matthieu caractérise saint Joseph par un mot: «c'était un juste», «dikaios», de «dike», et dans la vision de l'Ancien Testament, comme nous la trouvons par exemple dans le Psaume 1, «juste» est l'homme qui est plongé dans la Parole de Dieu, qui vit dans la Parole de Dieu, qui vit la Loi non comme un «joug», mais comme une «joie», qui vit — pourrions-nous dire — la Loi comme un «Evangile». 
Saint Joseph était juste, il était plongé dans la Parole de Dieu, écrite, transmise à travers la sagesse de son peuple, et c'est précisément de cette manière qu'il était préparé et appelé à connaître le Verbe incarné — le Verbe venu parmi nous comme un homme —, et prédestiné à garder, à protéger ce Verbe incarné; cela demeure sa mission pour toujours: protéger la sainte Eglise et Notre Seigneur. 
Nous nous confions en ce moment à sa protection, nous prions pour qu'il nous aide dans notre humble service. Allons de l'avant avec courage sous cette protection. Nous sommes reconnaissants pour les humbles saints, prions le Seigneur afin qu'il nous rende nous aussi humbles dans notre service et, de cette manière, saints dans la compagnie des saints.Je vous remercie encore une fois, père Léthel, pour votre inspiration. Merci !

2258

    pape François
(Audience générale du 1er mai 2013 - portrait de saint  Joseph - mois de mai consacré à la Vierge Marie - importance du travail ; de la solidarité - travail d'esclave - prière en famille - prière du Rosaire/chapelet)
Chers frères et sœurs, bonjour, 
Aujourd’hui, premier mai, nous célébrons saint Joseph travailleur et nous commençons le mois traditionnellement consacré à la Vierge. Ainsi, au cours de notre rencontre, je voudrais m’arrêter sur ces deux figures si importantes dans la vie de Jésus, de l’Église et de notre vie, à travers deux brèves réflexions: la première sur le travail, la deuxième sur la contemplation de Jésus. 
1. Dans l’Évangile de saint Matthieu, à l’un des moments où Jésus revient dans sa patrie, à Nazareth, et parle dans la synagogue, est souligné l’émerveillement des villageois face à sa sagesse, et la question qu’ils se posent : « Celui-là n’est-il pas le fils du charpentier ? » (13, 55). Jésus entre dans notre histoire, il vient parmi nous, en naissant de Marie par l’œuvre de Dieu, mais à travers la présence de saint Joseph, le père légal qui veille sur lui et lui enseigne également son travail. Jésus naît et vit dans une famille, dans la sainte Famille, en apprenant de saint Joseph le métier de charpentier, dans l’atelier de Nazareth, en partageant avec lui l’application, la fatigue, la satisfaction et également les difficultés de chaque jour. 
Cela nous rappelle la dignité et l’importance du travail. Le livre de la Genèse rapporte que Dieu créa l’homme et la femme en leur confiant la tâche d’emplir la terre et de la soumettre, ce qui ne signifie pas l’exploiter, mais la cultiver et la préserver, en prendre soin à travers son travail (cf. Gn 1, 28 ; 2, 15). Le travail fait partie du dessein d’amour de Dieu ; nous sommes appelés à cultiver et à protéger tous les biens de la création et de cette façon, nous participons à l’œuvre de la création ! Le travail est un élément fondamental pour la dignité d’une personne. Le travail, pour utiliser une image, nous « oint » de dignité, nous remplit de dignité; il nous rend semblables à Dieu, qui a travaillé et travaille, qui agit toujours (cf. Jn 5, 17) ; il donne la capacité de gagner sa vie, de faire vivre sa famille, de contribuer à la croissance de sa nation. Et je pense ici aux difficultés que, dans divers pays, rencontre aujourd’hui le monde du travail et de l’entreprise ; je pense à ceux, et pas seulement les jeunes, qui sont au chômage, souvent à cause d’une conception purement économique de la société, qui recherche le profit égoïste, sans tenir compte des paramètres de la justice sociale. 
Je désire adresser à tous l’invitation à la solidarité, et aux responsables des affaires publiques l’encouragement à faire tous les efforts pour donner un nouvel élan à l’emploi ; cela signifie se préoccuper de la dignité de la personne ; mais surtout, je voudrais dire de ne pas perdre l’espérance ; saint Joseph aussi a traversé des moments difficiles, mais il n’a jamais perdu confiance et a su les surmonter, dans la certitude que Dieu ne nous abandonne pas. 
Et je voudrais également m’adresser en particulier à vous, garçons et filles, et à vous, les jeunes : appliquez-vous dans votre devoir quotidien, dans l’étude, dans le travail, dans les relations d’amitié, dans l’aide envers les autres ; votre avenir dépend également de la façon dont vous saurez vivre ces précieuses années de la vie. N’ayez pas peur des engagements, du sacrifice, et ne regardez pas l’avenir avec crainte ; gardez vivante l’espérance : il y a toujours une lumière à l’horizon. 
J’ajoute encore un mot sur une autre situation de travail particulière qui me préoccupe : je veux parler ce que nous pourrions appeler le « travail esclave », le travail qui rend esclave. Combien de personnes, à travers le monde, sont victimes de ce type d’esclavage, où c’est la personne qui est au service du travail, tandis que ce doit être le travail à offrir un service aux personnes pour qu’elles aient une dignité. Je demande aux frères et sœurs dans la foi et à tous les hommes et femmes de bonne volonté un choix ferme contre la traite des personnes, où figure aussi le « travail esclave ». 
2. J’évoque une seconde réflexion : dans le silence de l’action quotidienne, saint Joseph, avec Marie, n’ont qu’un seul centre d’attention : Jésus. Ils accompagnent et protègent, avec application et tendresse, la croissance du Fils de Dieu fait homme pour nous, en réfléchissant sur tout ce qui arrive. Dans les Évangiles, saint Luc souligne à deux reprises l’attitude de Marie, qui est aussi celle de saint Joseph : elle « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur » (2, 19.51)
Pour écouter le Seigneur, il faut apprendre à le contempler, à percevoir sa Présence constante dans notre vie ; il faut s’arrêter pour dialoguer avec Lui, lui faire une place avec la prière. Chacun de nous, vous aussi les garçons, les filles, les jeunes, si nombreux ce matin, devrait se demander : quelle place est-ce que je laisse au Seigneur ? Est-ce que je m’arrête pour dialoguer avec Lui ? Depuis que nous étions petits, nos parents nous ont habitués à commencer et à terminer la journée avec une prière, pour nous éduquer à sentir que l’amitié et l’amour de Dieu nous accompagnent. Souvenons-nous davantage du Seigneur pendant nos journées ! 
Et en ce mois de mai, je voudrais rappeler l’importance et la beauté de la prière du saint Rosaire. En récitant le Je vous salue Marie, nous sommes conduits à contempler les mystères de Jésus, et donc à réfléchir sur les moments centraux de sa vie, parce que, comme pour Marie et pour saint Joseph, Il est au centre de nos pensées, de nos attentions et de nos actions. Ce serait une belle chose si, surtout en ce mois de mai, l’on récitait ensemble en famille, avec les amis, dans la paroisse, le saint Rosaire ou quelque prière à Jésus et à la Vierge Marie ! La prière faite ensemble est un moment précieux pour rendre encore plus solide la vie familiale, l’amitié ! Apprenons à prier davantage en famille et comme famille ! 
Chers frères et sœurs, demandons à saint Joseph et à la Vierge Marie qu’ils nous enseignent à être fidèles à nos engagements quotidiens, à vivre notre foi dans les actions de chaque jour et à laisser plus de place au Seigneur dans notre vie, à nous arrêter pour contempler son visage. Merci.

2257

    pape François
(1er mai 2013 - Décret pour la mention du nom de saint Joseph dans les prières eucharistiques II, III, IV du Missel Romain)
DÉCRET : Placé à la tête de la Famille du Seigneur, saint Joseph de Nazareth a accompli avec générosité la mission reçue de la grâce dans l’économie du salut en tenant lieu de père à Jésus. En adhérant pleinement au mystère salvifique de l’humanité, qui en était à ses débuts, il est devenu un modèle exemplaire de cette généreuse humilité que la foi chrétienne exalte au plus haut point, et un témoin de ces vertus communes, humaines et simples, qui sont nécessaires pour que les hommes deviennent de vertueux et authentiques disciples du Christ. C’est en mettant en œuvre ces mêmes vertus que cet homme juste, qui prit soin de la Mère de Dieu avec amour, et se dédia avec un joyeux dévouement à l’éducation de Jésus Christ, est devenu le gardien des trésors les plus précieux de Dieu le Père, et le soutien du Corps mystique, c’est-à-dire de l’Église, lui que le peuple de Dieu n’a cessé de vénérer tout au long des siècles. 
Dans l’Église catholique, les fidèles ont toujours manifesté d’une manière ininterrompue une grande dévotion envers saint Joseph, honorant solennellement et constamment la mémoire de l’Époux très chaste de la Mère de Dieu et du Patron céleste de toute l’Église, tant et si bien que, durant le très saint Concile Œcuménique Vatican II, le Bienheureux Jean XXIII prit la décision d’ajouter son nom dans le très vénérable Canon Romain. 
Ayant présent à l’esprit la communion des saints, qui nous accompagnent dans le cours du temps comme pèlerins en ce monde pour nous conduire au Christ et nous unir à lui, le Souverain Pontife Benoît XVI a bien voulu accueillir et approuver les vœux très pieux, formulés par écrit, en provenance de multiples lieux, une décision qui a été confirmée récemment par le Souverain Pontife François
Ainsi, au vu de ce qui précède, cette Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, en vertu des facultés concédées par le Souverain Pontife François, décrète très volontiers que le nom de Saint Joseph, Époux de la Vierge Marie, soit désormais ajouté aux Prières eucharistiques II, III et IV de la troisième édition typique du Missel Romain, après le nom de la Bienheureuse Marie toujours Vierge comme suit : 
dans la Prière eucharistique II : « ut cum beáta Dei Genetríce Vírgine María, beáto Ioseph, eius Sponso, beátis Apóstolis » ; dans la Prière eucharistique III : « cum beatíssima Vírgine, Dei Genetríce, María, cum beáto Ioseph, eius Sponso, cum beátis Apóstolis » ; dans la Prière eucharistique IV : « cum beáta Vírgine, Dei Genetríce, María, cum beáto Ioseph, eius Sponso, cum Apóstolis ». (1)
Pour les textes rédigés en langue latine, on doit utiliser dès maintenant ceux qui sont mentionnés ci-dessus et font partie dorénavant à l’édition typique. La Congrégation pourvoira dans l’avenir aux traductions dans les langues modernes occidentales les plus répandues; celles qui seront rédigées dans les autres langues devront être préparées, selon les normes du droit, par la Conférence des Évêques, puis approuvées par le Siège Apostolique, c’est-à-dire par ce Dicastère.
Nonobstant toute chose contraire. 
Du siège de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, le 1er mai 2013, mémoire de saint Joseph, travailleur.
 Antonio Card. Cañizares Llovera Préfet + Arthur Roche Archevêque Secrétaire
(1) Traduction : 
Dans la Prière eucharistique II : « avec la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec saint Joseph, son époux, les Apôtres ... » ; 
Dans la Prière eucharistique III : « auprès de la Verge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec saint Joseph, son époux, les Apôtres ... » ; 
Dans la Prière eucharistique IV :
« auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, auprès de saint Joseph, son époux, des Apôtres... ».

2256

    pape François
(5 juillet 2013 – Consécration de l'Etat du Vatican à Saint Joseph) 
Saint Joseph,

Gardien du Rédempteur
et très chaste Epoux de la bienheureuse Vierge Marie,
accueille avec bienveillance l’acte de dévotion
et de consécration
que nous t’adressons aujourd’hui.
Protège cette terre et donne-lui la paix:
elle a été baignée par le sang de saint Pierre
et des premiers martyrs romains;
protège-nous et ravive la grâce du baptême
de ceux qui y vivent et y travaillent;
protège et augmente la foi des pèlerins
qui viennent ici de toutes les régions du monde.
Nous te consacrons les fatigues et les joies de chaque jour;
nous te consacrons les attentes et les espérances de l’Eglise;
nous te consacrons les pensées, les désirs et les œuvres:
que tout s’accomplisse dans le Nom du Seigneur Jésus.
Ta protection douce, ferme et silencieuse
a soutenu, guidé et consolé la vie cachée
de la sainte Famille de Nazareth:
protège nos familles,
renouvelle aussi pour nous ta paternité
et garde-nous fidèles jusqu’à la fin.
Nous plaçons aujourd’hui, avec une confiance renouvelée,
sous ton regard bienveillant et sage,
les évêques et les prêtres,
les personnes consacrées et les fidèles laïcs,
qui travaillent et vivent au Vatican:
protège leur vocation,
et enrichis-la de toutes les vertus nécessaires
pour grandir dans la sainteté.
Amen
 Un pontificat marqué par Saint Joseph : On se souvient que le Pape François, dont le blason comporte une fleur de nard dite « fleur de saint Joseph », a choisi d’inaugurer son pontificat un 19 mars, jour de la fête du Chef de la Sainte Famille. On sait aussi que le 19 juin dernier, il a validé le décret de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, qui place désormais saint Joseph au cœur de chaque messe. Le 5 juillet 2013, la consécration au patron de l’Eglise universelle du petit territoire qui constitue le centre de gravité de l’Eglise, renforce encore la marque de ce dernier sur le pontificat de François.

2255

    pape François
  (Messe du pèlerinage des familles - 27 octobre 2013 - Prière des familles à la Sainte Famille)
Jésus, Marie et Joseph,
vers vous, Sainte Famille de Nazareth,

aujourd’hui nous tournons le regard
avec admiration et confiance;
en vous nous contemplons
la beauté de la communion dans l’amour véritable;
à vous nous confions toutes nos familles,
afin que se renouvellent en elles les merveilles de la grâce. 
Sainte Famille de Nazareth,
école séduisante du saint Évangile:
apprends-nous à imiter tes vertus
avec une sage discipline spirituelle,
donne-nous un regard limpide
qui sache reconnaître l’oeuvre de la Providence
dans les réalités quotidiennes de la vie. 
Sainte Famille de Nazareth,
gardienne fidèle du mystère du salut:
fais renaître en nous l’estime du silence,
rends nos familles cénacles de prière,
et transforme-les en de petites églises domestiques,
renouvelle le désir de la sainteté,
soutiens la noble peine du travail, de l’éducation,
de l’écoute, de la compréhension réciproque et du pardon. 
Sainte Famille de Nazareth,
réveille dans notre société la conscience
du caractère sacré et inviolable de la famille,
bien inestimable et irremplaçable.
Que chaque famille soit une demeure accueillante de bonté et de paix
pour les enfants et pour les personnes âgées
pour qui est malade et seul,
pour qui est pauvre et dans le besoin. 
Jésus, Marie et Joseph,
nous vous prions avec confiance, nous nous remettons à vous avec joie.

2248

    pape François
    (Angélus 22 décembre 2013 - la liberté de saint Joseph)
Chers frères et sœurs, bonjour !
En ce quatrième dimanche de l’Avent, l’Évangile nous raconte les faits qui ont précédé la naissance de Jésus, et l’évangéliste Matthieu les présente du point de vue de saint Joseph, le fiancé de la Vierge Marie. 
Joseph et Marie vivaient à Nazareth ; ils n’habitaient pas encore ensemble, parce que le mariage n’était pas encore accompli. Entre-temps, Marie, après avoir accueilli l’annonce de l’Ange, tomba enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Lorsque Joseph se rend compte de ce fait, il en est déconcerté. L’évangile n’explique pas quelles ont été ses pensées, mais il nous dit l’essentiel : il cherche à faire la volonté de Dieu et il est prêt au renoncement le plus radical. Au lieu de se défendre et de faire valoir ses droits, Joseph choisit la solution qui pour lui représente un énorme sacrifice. Et l’évangile dit : « Parce que c’était un homme juste, il ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret » (Mt 1,19). 
Cette courte phrase résume un drame intérieur véritable, si nous pensons à l’amour de Joseph pour Marie ! Mais même dans cette circonstance, Joseph veut faire la volonté de Dieu et décide, certainement avec une grande douleur, de répudier Marie en secret. Il faut méditer sur ces paroles, pour comprendre quelle a été l’épreuve à laquelle Joseph a dû faire face les jours qui ont précédé la naissance de Jésus. Une épreuve semblable à celle du sacrifice d’Abraham, lorsque Dieu lui a demandé son fils Isaac (cf. Gn 22) : renoncer à la chose la plus précieuse, à la personne la plus aimée. 
Mais, comme dans le cas d’Abraham, le Seigneur intervient : il a trouvé la foi qu’il cherchait et il ouvre une voie différente, une voie d’amour et de bonheur : « Joseph – lui dit-il – ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 20). 
Cet évangile nous montre toute la grandeur d’âme de saint Joseph. Il était en train de suivre un bon projet de vie, mais Dieu lui réservait un autre dessein, une mission plus grande. Joseph était un homme qui écoutait toujours la voix de Dieu, profondément sensible à sa volonté secrète, un homme attentif aux messages qui lui parvenaient du plus profond de son cœur et d’en-haut. Il ne s’est pas obstiné à suivre son projet de vie, il n’a pas laissé la rancœur empoisonner son esprit, mais il a été prêt à se mettre à la disposition de la nouveauté qui lui était présentée d’une façon déconcertante. C’était un homme bon. Il n’avait pas de haine, et il n’a pas permis que la rancœur empoisonne son âme ! Cela fait du mal. Ne le permettez jamais ! Il est en cela un exemple. Et c’est ainsi que Joseph est devenu encore plus libre et encore plus grand. 
En s’acceptant selon le dessein du Seigneur, Joseph se trouve pleinement lui-même, au-delà de lui-même. Sa liberté de renoncer à ce qui est sien, à la possession de sa propre existence, et sa pleine disponibilité intérieure à la volonté de Dieu, nous interpellent et nous montrent le chemin. 
Préparons-nous donc à célébrer Noël en contemplant Marie et Joseph : Marie, la femme pleine de grâce qui a eu le courage d’avoir totalement confiance dans la Parole de Dieu ; Joseph, l’homme fidèle et juste qui a préféré croire au Seigneur plutôt que d’écouter les voix du doute et de l’orgueil humain. Avec eux, marchons ensemble vers Bethléem.


2247

    pape François
    (Homélie du 19 mars 2013 - Inauguration du pontificat: homélie du pape François - solennité de saint Joseph)
Chers frères et sœurs !
Pape François - 19 mars 2013
Je remercie le Seigneur de pouvoir célébrer cette Messe de l’inauguration de mon ministère pétrinien en la solennité de saint Joseph, époux de la Vierge Marie et Patron de l’Église universelle : c’est une coïncidence très riche de signification, et c’est aussi la fête de mon vénéré Prédécesseur : nous lui sommes proches par la prière, pleins d’affection et de reconnaissance (applaudissements). 
Je salue avec affection les Frères Cardinaux et Évêques, les prêtres, les diacres, les religieux et les religieuses et tous les fidèles laïcs. Je remercie de leur présence les représentants des autres Églises et Communautés ecclésiales, de même que les représentants de la communauté juive et d’autres communautés religieuses. J’adresse mon cordial salut aux Chefs d’État et de Gouvernement, aux Délégations officielles de nombreux pays du monde et au Corps diplomatique. 
Nous avons entendu dans l’Évangile que « Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » (Mt 1, 24). Dans ces paroles est déjà contenue la mission que Dieu confie à Joseph, celle d’être custos, gardien. Gardien de qui ? De Marie et de Jésus ; mais c’est une garde qui s’étend ensuite à l’Église, comme l’a souligné le bienheureux Jean-Paul II : « Saint Joseph a pris un soin affectueux de Marie et s’est consacré avec joie à l’éducation de Jésus Christ, de même il est le gardien et le protecteur de son Corps mystique, l’Église, dont la Vierge sainte est la figure et le modèle » (Exhort. apost. Redemptoris Custos, n. 1). 
Comment Joseph exerce-t-il cette garde ? Avec discrétion, avec humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Depuis son mariage avec Marie jusqu’à l’épisode de Jésus, enfant de douze ans, dans le Temple de Jérusalem, il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour. Il est auprès de Marie son épouse dans les moments sereins et dans les moments difficiles de la vie, dans le voyage à Bethléem pour le recensement et dans les heures d’anxiété et de joie de l’enfantement ; au moment dramatique de la fuite en Égypte et dans la recherche inquiète du fils au Temple ; et ensuite dans le quotidien de la maison de Nazareth, dans l’atelier où il a enseigné le métier à Jésus. 
Comment Joseph vit-il sa vocation de gardien de Marie, de Jésus, de l’Église ? Dans la constante attention à Dieu, ouvert à ses signes, disponible à son projet, non pas tant au sien propre ; et c’est cela que Dieu demande à David, comme nous l’avons entendu dans la première Lecture : Dieu ne désire pas une maison construite par l’homme, mais il désire la fidélité à sa Parole, à son dessein ; c’est Dieu lui-même qui construit la maison, mais de pierres vivantes marquées de son Esprit. 
Et Joseph est « gardien », parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, et justement pour cela il est encore plus sensible aux personnes qui lui sont confiées, il sait lire avec réalisme les événements, il est attentif à ce qui l’entoure, et il sait prendre les décisions les plus sages. En lui, chers amis, nous voyons comment on répond à la vocation de Dieu, avec disponibilité, avec promptitude, mais nous voyons aussi quel est le centre de la vocation chrétienne : le Christ ! Nous gardons le Christ dans notre vie, pour garder les autres, pour garder la création ! 
La vocation de garder, cependant, ne nous concerne pas seulement nous les chrétiens, elle a une dimension qui précède et qui est simplement humaine, elle concerne tout le monde. C’est le fait de garder la création tout entière, la beauté de la création, comme il nous est dit dans le Livre de la Genèse et comme nous l’a montré saint François d’Assise : c’est le fait d’avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour l’environnement dans lequel nous vivons. C’est le fait de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont plus fragiles et qui souvent sont dans la périphérie de notre cœur. C’est d’avoir soin l’un de l’autre dans la famille : les époux se gardent réciproquement, puis comme parents ils prennent soin des enfants et avec le temps aussi les enfants deviennent gardiens des parents. C’est le fait de vivre avec sincérité les amitiés, qui sont une garde réciproque dans la confiance, dans le respect et dans le bien. Au fond, tout est confié à la garde de l’homme, et c’est une responsabilité qui nous concerne tous. Soyez des gardiens des dons de Dieu ! 
Et quand l’homme manque à cette responsabilité, quand nous ne prenons pas soin de la création et des frères, alors la destruction trouve une place et le cœur s’endurcit. À chaque époque de l’histoire, malheureusement, il y a des « Hérode » qui trament des desseins de mort, détruisent et défigurent le visage de l’homme et de la femme. 
Je voudrais demander, s’il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté : nous sommes « gardiens » de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde ! Mais pour « garder » nous devons aussi avoir soin de nous-mêmes ! (Applaudissements) Rappelons-nous que la haine, l’envie, l’orgueil souillent la vie ! Garder veut dire alors veiller sur nos sentiments, sur notre cœur, parce que c’est de là que sortent les intentions bonnes et mauvaises : celles qui construisent et celles qui détruisent ! Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, et même pas non plus de la tendresse ! 
Et ici j’ajoute alors une remarque supplémentaire : le fait de prendre soin, de garder, demande bonté, demande d’être vécu avec tendresse. Dans les Évangiles, saint Joseph apparaît comme un homme fort, courageux, travailleur, mais dans son âme émerge une grande tendresse, qui n’est pas la vertu du faible, mais au contraire, dénote une force d’âme et une capacité d’attention, de compassion, de vraie ouverture à l’autre, d’amour. Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, de la tendresse ! (Applaudissements) 
Aujourd’hui, en même temps que la fête de saint Joseph, nous célébrons l’inauguration du ministère du nouvel Évêque de Rome, Successeur de Pierre, qui comporte aussi un pouvoir. Certes, Jésus-Christ a donné un pouvoir à Pierre, mais de quel pouvoir s’agit-il ? À la triple question de Jésus à Pierre sur l’amour, suit une triple invitation : sois le pasteur de mes agneaux, sois le pasteur de mes brebis. N’oublions jamais que le vrai pouvoir est le service et que le Pape aussi pour exercer le pouvoir doit entrer toujours plus dans ce service (applaudissements) qui a son sommet lumineux sur la Croix ; il doit regarder vers le service humble, concret, riche de foi, de saint Joseph et comme lui, ouvrir les bras pour garder tout le Peuple de Dieu et accueillir avec affection et tendresse l’humanité tout entière, spécialement les plus pauvres, les plus faibles, les plus petits (applaudissements), ceux que Matthieu décrit dans le jugement final sur la charité : celui qui a faim, soif, est étranger, nu, malade, en prison (cf. Mt 25, 31-46). Seul celui qui sert avec amour sait garder ! 
Dans la deuxième Lecture, saint Paul parle d’Abraham, qui « espérant contre toute espérance, a cru » (Rm 4, 18). Espérant contre toute espérance ! Aujourd’hui encore devant tant de traits de ciel gris, nous avons besoin de voir la lumière de l’espérance et de donner nous-mêmes espérance. Garder la création, tout homme et toute femme, avec un regard de tendresse et d’amour, c’est ouvrir l’horizon de l’espérance, c’est ouvrir une trouée de lumière au milieu de tant de nuages, c’est porter la chaleur de l’espérance ! Et pour le croyant, pour nous chrétiens, comme Abraham, comme saint Joseph, l’espérance que nous portons a l’horizon de Dieu qui nous a été ouvert dans le Christ, est fondée sur le rocher qui est Dieu. 
Garder Jésus et Marie, garder la création tout entière, garder chaque personne, spécialement la plus pauvre, nous garder nous-mêmes : voici un service que l’Évêque de Rome est appelé à accomplir, mais auquel nous sommes tous appelés pour faire resplendir l’étoile de l’espérance : gardons avec amour ce que Dieu nous a donné !
Je demande l’intercession de la Vierge Marie, de saint Joseph, des saints Pierre et Paul, de saint François, afin que l’Esprit Saint accompagne mon ministère et je vous dis à tous : priez pour moi ! Amen.


2246

    pape François
    (le nard de saint Joseph, saint Patron de l'Eglise universelle, sur le blason du pape - la fleur qui intriguait les journalistes - Zenit - 19 mars 2014
Lorsque le blason du pape François a été connu, le 19 mars 2013, jour de l’inauguration du pontificat, les journalistes ont eu du mal à y décrypter une fleur de nard, qui pouvait aussi être confondue avec une grappe de raisin. Or il s’agissait pour le pape François de porter dans ses armoiries un symbole de la protection et de l’amour de Joseph, saint patron de l’Eglise universelle.
Le nard est une plante aromatique à tige longue et mince, et à plusieurs épis à fleur de terre, de la même espèce que le romarin par exemple ou la lavande.
Or, selon une tradition sur le « bâton de Joseph » répandue dans les pays hispaniques, Joseph portait à la main une branche de nard lorsqu’il vint demander Marie comme épouse. La fleur de nard dit la pureté et l’amour.
Le parfum qu’on tire de l’épi du nard est évoqué, comme signe d’amour, dans le Cantique des Cantiques (Ct 1, 12 ; 4, 13-14) et dans l’Evangile, chez Marc (Mc 14, 3) et Jean (Jn 12, 3).
Pour le Cantique, le nard est le parfum de l’Epouse. Marc évoque un « parfum de nard de grand prix » – plus de trois cents deniers – dont une femme parfume la tête de Jésus, à Béthanie.
Jean dit : « Marie ayant pris une livre de parfum de nard pur, d’un grand prix, en oignit les pieds de Jésus, et les essuya avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum », ce qui rappelle le Cantique.
Blason du pape François

2245

    pape François
    (Audience Générale du 19 mars 2014 - saint Joseph, modèle de l'éducateur
Aujourd’hui, 19 mars, nous célébrons la fête solennelle de saint Joseph, Époux de Marie et Patron de l’Église universelle. Consacrons-lui donc cette catéchèse, à lui qui mérite toute notre reconnaissance et notre dévotion, pour avoir su garder la Sainte Vierge et son fils Jésus. Être gardien est la caractéristique de saint Joseph : c’est sa grande mission, être gardien, comme je le rappelais précisément il y a un an. 
Aujourd’hui, je voudrais reprendre ce thème d’« être gardien » dans une perspective particulière : la perspective éducative. Regardons Joseph comme le modèle de l’éducateur, qui garde et accompagne Jésus dans son chemin de croissance « en sagesse, en taille et en grâce », comme le dit l’Évangile de Luc (2, 52). Il n’était pas le père de Jésus : le père de Jésus était Dieu, mais il était le papa de Jésus, il a servi de père à Jésus pour l’aider à grandir. Et comment l’a-t-il aidé à grandir ? En sagesse, en taille et en grâce. Et nous pouvons essayer d’utiliser précisément ces trois mots — sagesse, taille et grâce — comme fil conducteur pour notre réflexion 
Partons de la taille, qui est la dimension la plus naturelle, la croissance physique et psychologique. Joseph, avec Marie, a pris soin de Jésus avant tout sur ce plan-là, c’est-à-dire qu’il l’a « élevé », en se souciant que ne lui manque pas ce qui est nécessaire à un sain développement. N’oublions pas que cette garde prévenante de la vie de l’Enfant est également passée par la fuite en Égypte, la dure expérience de vivre comme des réfugiés — Joseph a été un réfugié, avec Marie et Jésus — pour échapper à la menace d’Hérode. Puis, une fois rentrés dans leur pays et établis à Nazareth, il y a eu toute la longue période de la vie cachée de Jésus dans sa famille au sein de la Sainte Famille. Pendant ces années-là, Joseph a aussi appris à Jésus son travail, et Jésus a appris le métier de charpentier, comme son père Joseph. C’est de cette façon que Joseph a élevé Jésus, au point que, lorsqu’il devint grand, on l’appelait « le fils du charpentier » (Mt 13, 55). 
Passons à la seconde dimension de l’éducation de Jésus, celle de la « sagesse ». L’Écriture dit que le principe de la sagesse est la crainte du Seigneur (cf. Pr 1, 7 ; Si 1, 14). Pas la crainte au sens de peur, mais de saint respect, d’adoration, d’obéissance à sa sainte volonté qui recherche toujours notre bien. Joseph a été pour Jésus un exemple et un maître de cette sagesse qui se nourrit de la Parole de Dieu. Nous pouvons imaginer comment Joseph a éduqué le petit Jésus à écouter les Saintes Écritures, en particulier en l’accompagnant le samedi à la synagogue de Nazareth. Et Joseph l’accompagnait pour que Jésus écoute la Parole de Dieu dans la synagogue. Et la preuve de la profonde écoute de Jésus à l’égard de Dieu, Joseph et Marie l’ont eue — de manière surprenante pour eux — lorsque, à l’âge de douze ans, il resta dans le temple de Jérusalem sans qu’ils le sachent ; et ils le retrouvèrent après trois jours, alors qu’il discutait avec les docteurs de la loi, qui étaient étonnés de sa sagesse. Voilà : Jésus est rempli de sagesse, car il est le Fils de Dieu, mais le Père céleste a utilisé la collaboration de saint Joseph afin que son Fils puisse grandir « rempli de sagesse » (Lc 2, 40). 
Et enfin, la dimension de la « grâce ». Saint Luc nous dit encore, en se référant à Jésus : « La grâce de Dieu était sur lui » (2, 40). Ici, la part réservée à saint Joseph est certainement plus limitée, par rapport à la taille et la sagesse. Mais ce serait une grave erreur de penser qu’un père et une mère ne peuvent rien faire pour éduquer leurs enfants à grandir dans la grâce de Dieu. Grandir en taille, grandir en sagesse, grandir en grâce : c’est le travail qu’a fait Joseph avec Jésus, le faire grandir dans ces trois dimensions, l’aider à grandir. Joseph l’a fait de manière vraiment unique, inégalable. En effet, il avait épousé la femme qui est la « pleine de grâce » (Lc 1, 28) et il savait bien que Jésus avait été conçu par l’œuvre du Saint-Esprit. Donc, dans ce domaine de la grâce, son œuvre éducative consistait à seconder l’action de l’Esprit dans le cœur et dans la vie de Jésus, en harmonie avec la Vierge. Ce domaine éducatif est celui plus spécifique de la foi, de la prière, de l’adoration, de l’acceptation de la volonté de Dieu et de son dessein. C’est aussi et surtout dans cette dimension de la grâce, que Joseph a en premier lieu éduqué Jésus à travers l’exemple : l’exemple d’un « homme juste » (Mt 1, 19) qui se laisse toujours guider par la foi, et qui sait que le salut ne vient pas de l’observance de la loi, mais de la grâce de Dieu, de son amour et de sa fidélité. 
Chers frères et sœurs, la mission de saint Joseph est certainement unique et inimitable, parce que Jésus est absolument unique. Et pourtant, en gardant Jésus, en l’éduquant à grandir en taille, en sagesse et en grâce, Joseph est le modèle de tous les éducateurs, en particulier de tous les pères. Saint Joseph est le modèle de l’éducateur et du papa, du père. Je confie donc à sa protection tous les parents, les prêtres — qui sont pères —, et ceux qui ont une tâche d’éducation dans l’Église et dans la société. D’une manière particulière, je voudrais saluer aujourd’hui, fête des pères, tous les parents, tous les papas : je vous salue de tout cœur ! Voyons : y a-t-il des papas sur la place ? Levez la main, les papas ! Tous ces papas ! Tous mes vœux, tous mes vœux en ce jour qui est le vôtre ! Je demande pour vous la grâce d’être toujours très proches de vos enfants, en les laissant grandir, mais proches, proches ! Ils ont besoin de vous, de votre présence, de votre proximité, de votre amour. Soyez pour eux comme saint Joseph : des gardiens de leur croissance en taille, en sagesse et en grâce. Des gardiens de leur chemin ; des éducateurs, et marchez avec eux. Et par cette proximité, vous serez de véritables éducateurs. Merci pour tout ce que vous faites pour vos enfants : merci. Tous mes vœux à vous, et bonne fête des papas à tous les papas qui sont ici, à tous les papas. Que saint Joseph vous bénisse et vous accompagne. Certains d’entre nous ont perdu leur père, il est parti, le Seigneur l’a rappelé ; il y en a beaucoup sur la place qui n’ont pas leur papa. Nous pouvons prier pour tous les papas du monde, pour les papas vivants et aussi pour ceux qui sont morts et pour les nôtres, et nous pouvons le faire ensemble, chacun de nous se souvenant de son papa, qu’il soit vivant ou mort. Et prions le Père, notre grand papa à tous : un « Notre Père », pour nos papas. Notre Père…
Et tous mes vœux aux papas !


2239

    saint Jean Eudes
(prière à Saint Joseph)
Je vous salue Joseph, image de Dieu le Père
Je vous salue Joseph, père de Dieu le Fils
Je vous salue Joseph, Sanctuaire du Saint-Esprit
Je vous salue Joseph, bien-aimé de la très Sainte Trinité
Je vous salue Joseph, très digne époux de la Vierge Mère
Je vous salue Joseph, père de tous les fidèles
Je vous salue Joseph, fidèle observateur du silence sacré
Je vous salue Joseph, amant de la sainte pauvreté
Je vous salue Joseph, modèle de douceur et de patience
Je vous salue Joseph, miroir d’humilité et d’obéissance
Vous êtes béni entre tous les hommes

Et bénis soient vos yeux qui ont vu ce que vous avez vu
et bénies soient vos oreilles qui ont entendu ce que vous avez entendu
et bénies soient vos mains qui ont touché le Verbe fait chair
et bénis soient vos bras qui ont porté Celui qui porte toutes choses
et béni soit votre coeur embrasé pour Lui du plus ardent amour
et béni soit le Père Éternel qui vous a choisi
et béni soit le Fils qui vous a aimé
et béni soit le Saint-Esprit qui vous a sanctifié
et bénie soit Marie, votre épouse, qui vous a chéri comme un époux et comme un frère
et bénis soient à jamais tous ceux qui vous aiment et qui vous bénissent.
Ainsi soit-il !

2237

    père Georges Finet
(Ô glorieux saint Joseph », une prière adaptée par le p. Georges Finet (1898-1990), pour les Foyers de charité )
 Ô glorieux saint Joseph,
chef de la Sainte Famille de Nazareth,
si zélé à pourvoir à tous ses besoins,
étends sur... (les foyers, l'Eglise, la famille, la communauté... )
ta tendre sollicitude
et prends sous ta conduite
toutes les affaires spirituelles et temporelles qui les concernent,
et fais que leur issue soit pour la gloire de Dieu
et le salut de nos âmes.
Amen.


2236

    Saint François de Sales
   (Prière à saint Joseph)
« Bon Saint Joseph, époux de Marie, accordez-nous votre protection paternelle, nous vous en supplions par le Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie. 
Ô vous dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités et qui savez rendre possibles les choses les plus impossibles, ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants.

Dans l’embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à vous avec confiance. Daignez prendre sous votre charitable conduite cet intérêt important et difficile, cause de notre inquiétude.

Faites que son heureuse issue tourne à la Gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs.

Ô vous que l’on n’a jamais invoqué en vain, aimable Saint Joseph, vous dont le crédit est si puissant auprès de Dieu, que l’on a pu dire « au Ciel Saint Joseph commande plutôt qu’il ne supplie », tendre père, priez pour nous Jésus, priez pour nous Marie.

Soyez notre avocat auprès de ce Divin Fils dont vous avez été ici-bas le père nourricier si attentif, si aimant, et le protecteur fidèle. Soyez notre avocat auprès de Marie, dont vous avez été l’époux si aimant et si tendrement aimé. Ajoutez à toutes vos gloires celle de gagner la cause difficile que nous vous confions.

Nous croyons, oui, nous croyons que vous pouvez exaucer nos vœux en nous délivrant des peines qui nous accablent et des amertumes dont notre âme est abreuvée. Nous avons de plus la ferme confiance que vous ne négligerez rien en faveur des affligés qui vous implorent. Humblement prosternés à vos pieds, bon Saint Joseph, nous vous en conjurons, ayez pitié de nos gémissements et de nos larmes. Couvrez-nous du manteau de vos miséricordes et bénissez-nous ».
Ainsi soit-il.

2235

    Esprit Fléchier (1632-1710)
   (Panégyrique de saint Joseph)
"Que j'aime à me le représenter sous un toit rustique, et dans une étroite et pauvre maison, loin du bruit et du tumulte du monde, se sanctifiant par le travail, par la retraite et par la prière ! Que dans ce sombre et petit espace, il se passa de grandes choses ! C'est là que se traçait le plan d'un monde nouveau, créé dans la justice et la sainteté de la vérité. C'est là que commençait à s'exécuter dans le temps les projets éternels de la miséricorde de Dieu. "

2234

    Saint Jean Paul II 
   (Angélus du 17 mars 2002)
"La discrétion extrême avec laquelle Joseph accomplit le rôle que Dieu lui avait confié met encore davantage en évidence sa foi, qui consista à se placer toujours à l'écoute du Seigneur, en cherchant à comprendre sa volonté, afin d'obéir à celle-ci de tout son coeur et de toutes ses forces. C'est pourquoi l’Évangile le définit comme un homme "juste" (Mt 1, 19). En effet, le juste est une personne qui prie, qui vit de la foi et qui cherche à accomplir le bien en chaque circonstance de la vie." 

2233

    Charles Gay (1815-1892) 
   (Conférences aux mères chrétiennes)
"Qu'était saint Joseph dans cet humble ville de Nazareth ? Un humble et pauvre ouvrier charpentier, trop manifestement parmi les braves gens de l'endroit ; trop inoffensif, trop doux, trop serviable pour n'y compter pas quelques amis ; mais aussi trop fidèle serviteur de Dieu, trop éloigné de l'esprit du monde, trop pieux, trop saint enfin, pour n'y être pas blâmé, raillé, haï, persécuté par les méchants qui sont partout les mêmes et ne manquent nulle part.
Au demeurant, il n'était rien à Nazareth, qui elle-même était si peu de chose. Il n'y avait aucun emploi ; et hormis qu'il y édifiait constamment tout son voisinage, Il n'y exerçait aucune action; Il ne passait point pour lettré, encore moins pour savant, et très probablement, selon l'homme, il n'était ni l'un ni l'autre. Tout au plus, parce qu'il était sage, discret et bon, venait-on parfois lui confier des chagrins ou lui demander des conseils. En somme, vous le voyez, c'était, dans toute la force du terme un plébéïen obscur et un homme effacé. Mais que cet effacement lui plaisait ! que son âme y trouvait de repos et son coeur de délices ! Quand il y pensait, du moins, car souvent, le plus souvent, il n'y pensait même pas. "

2231

    Litanies à saint Joseph
   (Version 2)
Seigneur, ayez pitié de nous,Jésus-Christ, ayez pitié de nous,
Seigneur, ayez pitié de nous,
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,
Fils rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,
Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,
Trinité sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous,
Sainte Marie, Reine de tout le monde, priez pour nous.
Saint Joseph, époux de la Vierge Marie, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez été justifié avant votre naissance, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez été exempt du péché mortel, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez été affermi en grâce, priez pour nous.
Saint Joseph, le sommet des Patriarches, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez été choisi entre tous pour être l'époux de la sainte Vierge, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez été comblé de bénédictions ineffables, priez pour nous.
Saint Joseph que la Reine du ciel a servi, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez été appelé père de Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Joseph, tuteur zélé de Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Joseph, nourricier très fidèle de Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Joseph qui le premier après la sainte Vierge avez adoré Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez garanti Jésus-Christ de la cruauté d'Hérode, priez pour nous.
Saint joseph qui n'avez point voulu déshonorer la sainte Vierge, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez été très cher à Jésus-Christ et à sa Mère, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez été rempli en abondance des dons du Saint-Esprit, priez pour nous.
Saint Joseph, homme angélique, priez pour nous.
Saint Joseph qui, selon l'avis de l'Ange avez pris soin de conserver Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez porté comme un Ange les ordres de Dieu, priez pour nous.
Saint Joseph qui, comme une des Principautés célestes, avez conduit Jésus-Christ, l'Ange du grand conseil, priez pour nous.
Saint Joseph qui, comme les Vertus célestes, avez servi Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Joseph, plus grand que les Dominations, qui avez été servi par le Roi et par la Reine du ciel, priez pour nous.
Saint Joseph, entre les bras et sur le sein duquel Jésus-Christ s'est reposé comme sur un trône, priez pour nous.
Saint Joseph qui, comme un Chérubin du paradis, avez eu la garde de la Sainte Vierge, priez pour nous.
Saint Joseph, homme séraphique, priez pour nous.
Saint Joseph, très sublime contemplatif, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez expiré entre les bras de Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez entendu les concerts des Anges, priez pour nous.
Saint Joseph qui avez été le précurseur de Jésus-Christ aux limbes, priez pour nous.
Saint Joseph qui êtes ressuscité avec Jésus-Christ comme les autres patriarches, priez pour nous.
Saint Joseph jouissant d'une manière toute particulière de la gloire du ciel, priez pour nous.
Saint Joseph, notre cher protecteur et défenseur, priez pour nous.
Par la Passion de votre cher Fils, Seigneur, exaucez votre peuple.
Par la virginité de la bien-aimée Mère de votre Fils, Seigneur, sauvez votre peuple.
Par la fidélité de saint Joseph, Seigneur protégez votre peuple. 
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous. 
V. Priez pour nous, bienheureux saint Joseph.
R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ. 
Prions : 
Dieu tout puissant et miséricordieux, qui avez choisi Joseph, fils de David, pour être l'époux de la bienheureuse Vierge Marie, votre mère, et votre nourricier, faites, s'il vous plaît, que, par ses prières et par son intercession, votre Eglise jouisse d'une profonde paix, et parvienne à la joie de votre Présence éternelle. O Dieu qui vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit il.

2230

    Litanies à saint Joseph
   (Version 1)
Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)

Jésus-Christ, ayez pitié de nous. (bis)
Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Marie, priez pour nous.
Saint Joseph, priez pour nous.
Illustre descendant de David, priez pour nous.
Lumière des Patriarches, priez pour nous.
Époux de la Mère de Dieu, priez pour nous.
Chaste gardien de la Vierge, priez pour nous.
Nourricier du fils de Dieu, priez pour nous.
Zélé défenseur de Jésus, priez pour nous.
Chef de la Sainte Famille, priez pour nous.
Joseph très juste, priez pour nous.
Joseph très chaste, priez pour nous.
Joseph très prudent, priez pour nous.
Joseph très courageux, priez pour nous.
Joseph très obéissant, priez pour nous.
Joseph très fidèle, priez pour nous.
Miroir de patience, priez pour nous.
Ami de la pauvreté, priez pour nous.
Modèle des travailleurs, priez pour nous.
Gloire de la vie de famille, priez pour nous.
Gardien des vierges, priez pour nous.
Soutien des familles, priez pour nous.
Consolation des malheureux, priez pour nous.
Espérance des malades, priez pour nous.
Patron des mourants, priez pour nous.
Terreur des démons, priez pour nous.
Protecteur de la Sainte Eglise, priez pour nous. 
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur. 
V. Dieu l'a établi le chef de sa maison.
R. Et l'intendant de tous ses biens. 
Prions :
O Dieu, qui, par une providence ineffable, avait daigné choisir le bienheureux Joseph, pour être l'époux de la Vierge Marie, faites, nous vous en prions, que, l'honorant ici-bas comme protecteur, nous méritions de l'avoir pour intercesseur dans le ciel : Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

2229

    Prière à Saint Joseph (19 mars)
   (Monseigneur Aupetit - Archevêque de Paris dans un message aux prêtres du diocèse et aux fidèles - 18 mars 2020)
Saint Joseph,
Homme juste par ta foi,
Tu as été trouvé digne
De recevoir la garde des mystères du Salut. 
Toi qui as su prendre soin de la Vierge Marie,
Et écarté d’elle tout danger,
Tu t’es fait protecteur du Christ-Seigneur
Dans la vulnérabilité de son enfance. 
Vivante image de la tendresse de Dieu,
Modèle d’époux et de père,
Tu es le gardien vigilant de l’Église,
Le soutien et le consolateur des familles. 
Nous te le demandons avec confiance :
Daigne implorer pour nous la miséricorde de Dieu
en ce temps d’épidémie que nous connaissons,
Afin que le Seigneur écarte de nous le mal. 
Intercède pour ceux qui sont morts,
Réconforte les malades,
Protège et inspire ceux qui les soignent. 
Accorde-nous de demeurer dans la confiance et la paix
Et fais que nos cœurs ne se ferment pas aux besoins de nos frères,
Mais demeurent ouverts à la détresse des hommes
dans un amour de plus en plus sincère et fraternel. 
Saint Joseph, prie pour nous,
Saint Joseph, Garde-nous,
Saint Joseph, Protège-nous.
Amen.

2200

    Saint François de Sales
   (Prière à Saint Joseph, patron des causes difficiles)
GLORIEUX Saint Joseph, époux de Marie, accordez-nous votre protection paternelle, nous vous en supplions par le Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie.
Ô vous dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités et savez rendre possibles les choses les plus impossibles, ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants. Dans l’embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à vous avec confiance ; daignez prendre sous votre charitable conduite cette affaire importante et difficile, cause de notre inquiétude. Faites que son heureuse issue tourne à la gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs.
Ô vous que l’on n’a jamais invoqué en vain, aimable saint Joseph ! Vous dont le crédit est si puissant auprès de Dieu qu’on a pu dire : “ Au ciel, Joseph commande plutôt qu’il ne supplie ”, tendre père, priez pour nous Jésus, priez pour nous Marie. Soyez notre avocat auprès de ce divin Fils dont vous fûtes ici-bas le père nourricier si attentif, si chérissant et le protecteur fidèle. Soyez notre avocat auprès de Marie dont vous fûtes l’époux si aimant et si tendrement aimé. Ajoutez à toutes vos gloires celle de gagner la cause difficile que nous vous confions.
Nous croyons, oui, nous croyons que vous pouvez exaucer nos vœux en nous délivrant des peines qui nous accablent et des amertumes dont notre âme est abreuvée ; nous avons, de plus, la ferme confiance que vous ne négligerez rien en faveur des affligés qui vous implorent. Humblement prosternés à vos pieds, bon Saint Joseph, nous vous en conjurons, ayez pitié de nos gémissements et de nos larmes ; couvrez-nous du manteau de vos miséricordes et bénissez-nous.
Saint Joseph, merci !

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)