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    Saint Jean de la Croix
    (II MC 7, 8-12)
« On ne peut progresser qu’en imitant le Christ qui est le chemin, la vérité et la vie, et personne ne va au Père que par lui, selon ce qu’il dit lui-même en saint Jean (14, 6) ; et ailleurs il dit : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvé (10, 9). De sorte que tout esprit qui chercherait douceurs et facilité et refuserait d’imiter le Christ, je ne le tiendrais pas pour bon. Si j’ai dit que le Christ est le chemin, et que ce chemin c’est mourir à notre nature, tant sensible que spirituelle, c’est pour faire comprendre que ce sera à l’exemple du Christ, parce qu’il est notre exemple et notre lumière. 
En ce qui concerne le domaine du sensible, il est vrai qu’il y mourut en esprit tout au long de sa vie et, corporellement, en sa mort. En effet, comme il l’a dit, il n’eut pas, pendant sa vie, où reposer sa tête (Mt 8, 20) et encore moins lors de sa mort. En ce qui concerne le domaine spirituel, il est certain qu’au moment de sa mort son âme aussi se trouva anéantie, sans aucune consolation et sans aucun soulagement, le Père le laissant ainsi dans une sécheresse profonde, selon sa nature humaine. C’est pourquoi il en fut réduit à s’écrier : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Mt 27, 46). Ce fut le plus grand délaissement sensible de sa vie. Dans ce délaissement, il fit la plus grande œuvre de toute sa vie, plus grande que tous les miracles et que toutes ses œuvres faites sur la terre et dans le ciel et qui fut de réconcilier et d’unir par grâce le genre humain avec Dieu. Et cela se réalisa juste au moment où ce Seigneur fut le plus totalement anéanti : quant à l’estime des hommes qui, le voyant mourir, se moquaient de lui sans l’avoir en la moindre estime ; quant à sa nature humaine que la mort anéantissait ; quant au secours et à la consolation spirituelle du Père puisque, à ce moment-là, il l’abandonna, le laissant ainsi anéanti et réduit à rien pour que soit totalement payée la dette et que l’homme s’unisse avec Dieu. David en parle ainsi : « J’ai été réduit à rien et je n’ai plus rien su. » (Ps 72, 22) pour que le vrai spirituel comprenne le mystère de la porte et du chemin du Christ afin de s’unir à Dieu et sache que plus il s’anéantira pour Dieu dans les deux domaines, sensible et spirituel, plus il s’unira à Dieu et plus son œuvre sera grande. Et quand il sera réduit à rien, ce qui sera l’humilité suprême, se réalisera l’union spirituelle entre l’âme et Dieu qui est l’état le plus grand et le plus élevé que l’on puisse atteindre en cette vie. 
Il ne s’agit donc pas de réjouissances, ni de satisfactions, ni d’émotions spirituelles, mais d’une vive mort en croix, à la fois sensible et spirituelle, c’est-à-dire extérieure et intérieure. Je ne veux pas m’attarder davantage sur ce sujet, bien que je n’aie pas envie de cesser d’en parler car je vois que le Christ est très peu connu de ceux qui se disent ses amis. En effet, nous les voyons cheminer, cherchant en lui satisfactions et consolations en s’aimant beaucoup eux-mêmes ; mais ils ne recherchent pas ses amertumes et ses anéantissements en l’aimant beaucoup, lui. » 

2362

    Saint Jean de la Croix
    (I MC 3, 1)
« Nous appelons ‘nuit’ le renoncement à la saveur recherchée en toutes choses. En effet, de même que la nuit n’est rien d’autre que la privation de lumière et, par conséquent, de tout ce qu’on peut voir grâce à elle (ce qui laisse la capacité visuelle à l’obscur et sans rien), ainsi peut-on appeler ‘nuit’ le renoncement à l’attirance pour toutes choses car, privée de la saveur qu’elle recherche, l’âme demeure comme à l’obscur et sans rien. » 

2050

      Marthe Robin
     ( Journal - 19 février 1931)
« Faites-moi entrer, ô Seigneur, dans un redoublement d’amour, d’immolation, de renoncement intérieur. Que ce soit mon mandement de Carême. Que pendant toute cette sainte Quarantaine, je vous dédommage de tout mon possible des outrages, des indifférences des hommes. »

1275

  sainte Thérèse d'Avila (1515-1582)

Lc 11,9 demandez cherchez frappez

Nous retrouvons Thérèse avec cette citation : V 8,5
« malgré les erreurs commises, celui qui a commencé à faire oraison ne doit pas y renoncer ; c’est le moyen pour lui de se guérir ; sans l’oraison, ce serait beaucoup plus difficile… Quant à ceux qui n’ont pas encore commencé, pour l’amour du Seigneur, je les conjure de ne pas se priver d’un si grand bien. Il ne s’agit pas de craindre mais de désirer… Si on persévère, je mets mon espérance en la miséricorde de Dieu, puisque nul ne l’a pris pour ami sans qu’il l’ait récompensé ; l’oraison mentale n’est rien d’autre, à mon avis, qu’un commerce d’amitié où on s’entretient souvent et intimement avec Celui dont nous savons qu’il nous aime. »

1254

  Jean-Nicolas Grou (1731-1803)

(Manuel des âmes intérieures)

"Dieu demande que, quand on s'est donné tout à fait à Lui, on demeure soumis et abandonné à sa Volonté dans tous les états où Il lui plaît de nous mettre, et qu'on ne fasse rien de soi-même pour sortir de cet état sous prétexte qu'il est trop pénible pour la nature, et qu'on n'y peut pas durer plus longtemps. Il ne faut donc pas désirer qu'il nous délivre d'une tentation, ni d'une humiliation, ni d'une épreuve intérieure, destinée à nous purifier, mais il faut demander le courage de supporter tout cela jusqu'au bout. 
Ce que Dieu demande par-dessus tout, c'est l'abandon, l'abandon de tout sans exception, et pour toujours. 
Mais comme cet abandon a ses degrés, qui vont toujours croissant jusqu'à la perte entière de soi-même en Lui, il faut se tenir simplement dans la disposition générale de lui sacrifier quelque chose à mesure qu'Il la demandera. 
Il n'est donc pas besoin de rien prévoir ni de se mettre en idée dans des circonstances où peut-être on ne se trouvera jamais, ni d'essayer ses forces en se demandant si l'on pourra porter telle ou telle épreuve. 
L'abandon laisse à Dieu le soin de disposer de tout, et ne s'occupe que du moment présent. " 

996


Benoît XVI, Journée Mondiale de la Jeunesse, 5 avril 2009
Il est certainement important, essentiel d’oser poser une fois le grand choix décisif, d’oser le grand « oui » que le Seigneur nous demande à un certain moment de notre vie. Mais le grand « oui » du moment décisif dans notre vie le « oui » à la vérité que le Seigneur nous propose – doit ensuite être quotidiennement reconquis dans les situations de chaque jour dans lesquels, toujours de nouveau, nous devons abandonner notre moi, nous mettre à disposition, quand au fond nous voudrions à l’inverse nous accrocher à notre moi. Le renoncement, le sacrifice font aussi partie d’une vie droite. Qui promet une vie sans ce don de soi-même toujours renouvelé, trompe les gens. Il n’existe pas de vie réussie sans sacrifice. Si je jette un regard rétrospectif sur ma vie personnelle, je dois dire que ce sont précisément les moments où j’ai dit « oui » à un renoncement, qui ont été les moments importants et décisifs de ma vie. » 

995

BENOÎT XVI  Spe salvi n° 38 - (30 novembre 2007- )

« Le « oui » à l’amour est aussi source de souffrance, parce que l’amour exige toujours de sortir de mon moi, où je me laisse émonder et blesser. L’amour ne peut nullement exister sans ce renoncement qui m’est aussi douloureux à moi-même, autrement il devient pur égoïsme et, de ce fait, il s’annule lui- même comme tel. » 

915

de sainte Marguerite-Marie Alacoque
Consécration au Sacré-Coeur de Jésus 

"Je (N.N). me donne et consacre au sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ma personne et ma vie, mes actions, peines et souffrances, pour ne plus vouloir me servir d'aucune partie de mon être que pour l'honorer, aimer et glorifier.

C'est ici ma volonté irrévocable que d'être toute à Lui et faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon cœur à tout ce qui Lui pourrait déplaire.

Je vous prends donc, ô sacré Cœur, pour l'unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l'assurance de mon salut, le remède de ma fragilité et de mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie, et mon asile à l'heure de ma mort.

Soyez donc, ô Cœur de bonté ! ma justifica­tion envers Dieu votre Père, et détournez de moi les traits de sa juste colère. O Cœur d'amour ! je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma malice et de ma faiblesse, mais j'espère tout de votre bonté.

Consommez donc en moi tout ce qui vous peut déplaire ou résister ! Que votre pur amour vous imprimesi avant dans mon cœur, que jamais je ne vous puisse oublier, ni être séparée de vous, que je conjure, par toutes vos bontés, que mon nom soit écrit en vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur et toute ma gloire à vivre et à mourir en qualité de votre esclave". (l. LIII)

899

de saint Vincent de Paul

«Toute perte est profitable, lorsqu'elle vient de Dieu. Toutes choses tournent en bien aux hommes justes, et nous sommes assurés que, recevant les adversités des mains de Dieu, elles se convertissent en joie et en bénédiction»

869

de saint Vincent de Paul 
«Dans les revers, soyons comme des arbres fruitiers ; car d'autant plus qu'un rude et long hiver les resserre et les empêche de pousser, tant plus prennent-ils de profondes racines, et ils portent plus de fruits»

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Marthe Robin 


Connaissez-vous les seize 💎 (diamants) pour atteindre la plus haute perfection selon Marthe Robin ?

➡️ amour de Dieu | amour du prochain | chasteté | pauvreté | pureté | obéissance | patience | humilité | renoncement | douceur | assistance aux offices | fidélité à l’oraison | mortification intérieure | confiance | silence | paix.



693


Marthe Robin 

(« Journal », 19 janvier 1931)

« Nul ne donne sa mesure par un autre ; il faut donner par soi avec l’aide de Dieu.
Dieu veut de nous de la volonté dans la faiblesse, du renoncement dans le besoin, de l'amour dans nos douleurs, de la patience dans l'adversité.  »


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Saint Ignace de Loyola(1491-1556)
Prêtre et fondateur de la « Compagnie de Jésus » (Jésuites)
Lettre du 17/11/1555



« Faire avec calme ce que l'on peut », disait saint Ignace.

Voici un extrait de lettre écrite par saint Ignace de Loyola.
« Il me semble que vous devriez vous résoudre à faire avec calme ce que vous pouvez. Ne soyez pas inquiets de tout, mais abandonnez à la divine Providence ce que vous ne pouvez accomplir par vous-même. Sont agréables à Dieu notre soin et notre sollicitude raisonnables pour mener à bien les affaires dont nous devons nous occuper par devoir. L’anxiété et l’inquiétude de l’esprit ne plaisent point à Dieu.

Le Seigneur veut que nos limites et nos faiblesses prennent appui en sa force et en sa toute-puissance; il veut nous voir croire que sa bonté peut suppléer à l’imperfection de nos moyens. Ceux qui se chargent d’affaires nombreuses, même avec une intention droite, doivent se résoudre à faire simplement ce qui est en leur pouvoir, sans s’affliger s’ils ne parviennent pas à tout réaliser comme ils le voudraient. À condition toutefois qu’ils aient accompli tout ce que la nature humaine peut et doit faire selon les indications de la conscience.

Si on doit laisser de côté certaines choses, il faut s’armer de patience, et ne pas penser que Dieu attend de nous ce que nous ne pouvons pas faire : Il ne veut pas davantage que l’homme s’afflige de ses limites. Pourvu que l’on donne satisfaction à Dieu – ce qui est plus important que de donner satisfaction aux hommes – il n’est pas nécessaire de se fatiguer outre mesure. Bien plus, lorsque l’on s’est efforcé d’agir de son mieux, on peut abandonner tout le reste à celui qui a le pouvoir d’accomplir tout ce qu’il veut.

Plaise à la divine Bonté de nous communiquer toujours la lumière de la Sagesse, pour que nous puissions voir clairement et accomplir fermement son bon plaisir, en nous et dans les autres, pour que nous acceptions de sa main ce qu’il nous envoie, en faisant cas de ce qui a le plus d’importance : la patience, l’humilité, l’obéissance et la charité… Que Jésus Christ soit seulement en nos âmes avec ses dons spirituels! Amen. »

Saint Ignace de Loyola (1491-1556) – 

@QuestionsdeFoi

533

saint Jérôme (347-420) 
Lettre 18

"Rien ne coûte quand on aime, rien n'est difficile à quiconque désire une chose. 
Voyez combien de travaux Jacob essuie pour Rachel, qui lui avait été promise ! « Il servit, dit l'Écriture, sept ans pour Rachel ; et ces années ne lui semblaient que peu de jours parce qu’il l'aimait. » (Gen 29,20). Aussi dit-il lui-même dans la suite : « J'étais exposé à la chaleur pendant le jour, et au froid pendant la nuit. » (Gen 31,40).
Aimons donc le Christ, cherchons ses Embrassements, et tout ce qui est difficile nous semblera facile."



Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)