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saint Grégoire de Nysse 
Traité sur la perfection chrétienne

"Les vertus sont les rayons du Soleil de justice qui jaillissent pour nous éclairer, afin que nous rejetions les activités des ténèbres et que nous nous conduisions honnêtement, comme on le fait en plein jour. Refusons les dissimulations honteuses, faisons tout à la lumière alors nous deviendrons lumière nous-mêmes, de façon à éclairer les autres, ce qui est le propre de la Lumière.

Et si nous considérons que le Christ est notre sanctification, nous nous abstiendrons de toute action et de toute pensée profane et impure ; ainsi nous montrerons que nous participons vraiment à son Nom, en professant par notre vie, c'est-à-dire par la pratique et non seulement en parole, son pouvoir de sanctification."

473

St Grégoire de Nysse
Homélie 15
Quand l’amour en arrive à éliminer complètement la crainte, la crainte elle-même se transforme en amour.

245

St Grégoire de Nysse
Vie de Moïse, 27 et 243-244
Le grand Moïse, devenant toujours plus grand, n 'arrête nulle part son ascension ni ne propose de limite à son mouvement vers les hauteurs, mais, ayant mis le pied à l'échelle sur laquelle Dieu se tenait, il ne cesse de monter à l'échelon supérieur, continuant toujours de s'élever parce que chaque marche qu'il occupe dans la hauteur débouche toujours sur un au-delà. Tout le désir du Beau qui entraîne à cette ascension ne cesse jamais de s'étendre à mesure qu'on avance dans la course vers le Beau. Et c'est là réellement voir Dieu que de ne jamais trouver de satiété à ce désir. Mais il faut, regardant toujours à travers ce qu'il est possible de voir, être enflammé du désir de voir davantage par ce qu'il est déjà possible de voir. Et ainsi nulle limite ne saurait interrompre le progrès de la montée vers Dieu.
Mais cette course, à un autre point de vue, est stabilité. En effet je t'établirai sur le roc. C'est là la plus paradoxale de toutes choses que stabilité et mobilité soient la même chose. Car d'ordinaire celui qui avance n 'est pas arrêté et celui qui est arrêté n 'avance pas. Ici il avance du fait même qu'il est arrêté. Plus quelqu'un demeure fixé et inébranlable dans le bien, plus il avance dans la voie de la vertu.
En effet celui qui est chancelant et instable quant au fondement de ses convictions, parce qu'il n'a pas une assiette ferme dans le bien, flottant et ballotté, comme dit l'Apôtre, incertain et ondoyant dans ses conceptions sur la nature des choses, comment s'avancerait-il vers la cime de la
vertu ? Ceux qui font l'ascension d'une dune ont beau faire de grandes enjambées, c'est en vain qu'ils se donnent du mal, car le sable en s'éboulant les ramène toujours en bas : il y a du mouvement dépensé, mais aucun progrès dans ce mouvement.
Si quelqu'un au contraire a retiré ses pieds de la vase de la fosseet les a affermis sur le roc - le roc ici, c'est le Christ, la plénitude de la vertu -, sa course est d'autant plus rapide qu'il est plus ferme dans le bien ; sa stabilité est pour lui comme une aile et dans son voyage vers les hauteurs, son cœur est comme ailé par sa fixité dans le bien. Ainsi en montrant le lieu à Moïse, Dieu l'encourage à courir ; et en lui promettant de l'établir sur le roc, il lui indique la façon de courir cette course divine.

012

St Grégoire de Nysse
Homélie sur l’Ecclésiaste
Il y a un temps pour enfanter, et un temps pour mourir. Je voudrais bien qu’il soit possible d’enfanter au moment voulu et de mourir au bon moment ! (...) Il me semble qu’il y a un enfantement opportun et non prématuré lorsque, selon Isaïe, on a conçu par la crainte de Dieu et que, par les douleurs que l’âme éprouve dans l’enfantement, on a engendré son propre salut. Nous sommes en effet, pour ainsi dire, nos propres pères lorsque, par notre préférence pour le bien, nous nous sommes formés nous-mêmes, engendrés et mis au monde.
C’est ce que nous réalisons du fait que nous accueillons Dieu en nous. Nous devenons alors enfants de Dieu, enfants de sa puissance et fils du Très-Haut. En revanche, nous faison de nous-mêmes des prématurés, des êtres incomplets et inconsistants si le Christ n’est pas formé en nous, comme dit saint Paul. Il faut, en effet, dit-il ailleurs, que l’homme de Dieu soit un être accompli.
Si l’on voit clairement comment nous sommes enfantés au moment voulu, il est clair aussi pour tous comment nous mourons au bon moment. C’est ainsi que, pour saint Paul, tout moment était opportun pour une bonne mort. Il le crie en propres termes, il en fait une sorte d’engagement, lorsqu’il dit : Chaque jour, je meurs, oui, pour votre fierté. Et encore : C’est pour toi, Seigneur, qu’on nous frappe de mort chaque jour. Et enfin : Nous avons reçu en nous-mêmes notre arrêt de mort.
On voit très clairement comment Paul meurt chaque jour, lui qui ne vit jamais pour le péché, qui mortifie sans cesse les membres de son corps, qui porte en lui-même l’agonie du corps du Christ, qui est san cesse crucifié avec le Christ vivant en lui. A mon avis, c’est là une mort au bon moment, celle qui est devenue l’introductrice de la vraie vie.
C’est moi, dit Dieu, qui fais mourir et qui fais vivre, afin de faire comprendre que c’est vraiment un don de Dieu que d’être mort au péché et de vivre par l’Esprit. C’est parce qu’il fait mourir que sa parole promet de faire vivre.

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)