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        Pape François
       (Homélie du 22 avril 2020, en la chapelle Sainte Marthe - Dialogue entre Jésus et Nicodème)
Ce passage de l’Évangile de Jean, chapitre 3 (cf. Jn 3,16-21), le dialogue entre Jésus et Nicodème, est un véritable traité de théologie : tout est là. Le kérygme, la catéchèse, la réflexion théologique, la parénèse… tout y est, dans ce chapitre. Et chaque fois que nous le lisons, nous rencontrons davantage de richesse, d’explications, de choses qui nous font comprendre la révélation de Dieu. Ce serait beau de le lire plusieurs fois, pour s’approcher du mystère de la Rédemption. Aujourd’hui, je prendrai seulement deux points sur l’ensemble, deux points qui sont dans le passage de ce jour.

Le premier est la révélation de l’amour de Dieu. Dieu nous aime et il nous aime, comme le dit un saint, à la folie : l’amour de Dieu semble une folie. Il nous aime : « il a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3,16). Il a donné son Fils, il a envoyé son Fils et l’a envoyé mourir sur la croix. Chaque fois que nous regardons le crucifix, nous trouvons cet amour. Le crucifix est vraiment le grand livre de l’amour de Dieu. Ce n’est pas un objet à mettre ici ou là, plus beau, pas très beau, plus ancien, plus moderne… non. C’est l’expression de l’amour de Dieu. Dieu nous a aimés ainsi : il a envoyé son Fils, qui s’est anéanti jusqu’à la mort sur la croix par amour. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils » (cf. v.16).

Un grand nombre de personnes, de chrétiens passent leur temps à regarder le crucifix… et là, ils trouvent tout, parce qu’ils ont compris, l’Esprit Saint leur a fait comprendre qu’il y a là toute la science, tout l’amour de Dieu, toute la sagesse chrétienne. Paul en parle, il explique que tous les raisonnements humains qu’il fait servent jusqu’à un certain point, mais le vrai raisonnement, la façon la plus belle de penser, mais aussi qui explique tout est la croix du Christ, c’est le « Christ crucifié qui est un scandale » (cf. 1 Cor 1,23) et une folie, mais c’est la voie. Et c’est cela l’amour de Dieu. Dieu « a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3,16). Et pourquoi ? « Afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » (v.3,16). L’amour du Père qui veut ses enfants avec lui.

Regarder le crucifix en silence, regarder les plaies, regarder le cœur de Jésus, regarder l’ensemble : le Christ crucifié, le Fils de Dieu, anéanti, humilié… par amour. C’est le premier point que nous montre aujourd’hui ce traité de théologie qu’est le dialogue de Jésus avec Nicodème.

Le second point est un point qui nous aidera aussi : « La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises » (Jn 3,19). Jésus reprend aussi cela sur la lumière. Il y a des personnes – nous aussi, parfois – qui ne peuvent pas vivre dans la lumière parce qu’elles sont habituées aux ténèbres. La lumière les aveugle, elles sont incapables de voir. Ce sont des chauves-souris humaines : elle ne savent se déplacer que la nuit. Et nous aussi, quand nous sommes dans le péché, nous sommes dans cet état : nous ne tolérons pas la lumière. Il est plus commode pour nous de vivre dans les ténèbres ; la lumière nous gifle, elle nous montre ce que nous ne voulons pas voir. Mais le pire, c’est que les yeux, les yeux de l’âme, à force de vivre dans les ténèbres, s’habituent à tel point qu’ils finissent par ignorer ce qu’est la lumière. Perdre le sens de la lumière, parce que je m’habitue davantage aux ténèbres. Et tant de scandales humains, tant de corruption, nous signalent cela. Les corrompus ne savent pas ce qu’est la lumière, ils ne connaissent pas. Nous aussi, quand nous sommes en état de péché, en état d’éloignement du Seigneur, nous devenons aveugles et nous nous sentons mieux dans les ténèbres et nous avançons ainsi, sans voir, comme les aveugles, en nous déplaçant comme nous pouvons.

Laissons l’amour de Dieu, que Jésus a envoyé pour nous sauver, entrer en nous et « la lumière qu’apporte Jésus » (cf. v.19), la lumière de l’Esprit entrer en nous et nous aider à voir les choses dans la lumière de Dieu, dans la vraie lumière et non dans les ténèbres que nous donne le seigneur des ténèbres.

Deux points aujourd’hui : l’amour de Dieu dans le Christ, dans le crucifié, dans le quotidien. Et la question quotidienne que nous pouvons nous poser : « Est-ce que je marche dans la lumière ou dans les ténèbres ? Suis-je enfant de Dieu ou ai-je fini par devenir une pauvre chauve-souris ? ».


2383

    Saint Jean de la Croix
    (Vive Flamme B 2, 33-36)
« En cette vie nouvelle, celle de l’âme parvenue à la perfection de l’union avec Dieu, toutes les tendances de l’âme et toutes ses facultés avec leurs attraits et de leurs activités qui, de soi, sont activités de mort et privation de vie spirituelle, deviennent divines. (…) Sa mort se change en vie, à savoir sa vie animale en vie spirituelle. (…) 
Tous les mouvements, les inclinations et les actions qui trouvaient leur source et leur force dans la vie naturelle de l’âme sont désormais, par cette union, transformés en mouvements divins, morts à leur activité et leur attrait naturels et vivants pour Dieu, car l’âme, en véritable fille de Dieu, est entièrement mue par l’Esprit de Dieu, comme l’enseigne saint Paul : ceux qui sont mus par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu même (Rm 8, 14). 
Il résulte de ce qui vient d’être dit que l’intelligence de l’âme est intelligence de Dieu, sa volonté est volonté de Dieu, sa mémoire est mémoire de Dieu, sa jouissance est jouissance de Dieu. (…) Ainsi l’âme est morte à tout ce qu’elle était de par sa nature car tout cela était une mort pour elle et elle est vivante à tout ce qu’est Dieu en soi-même. C’est pourquoi, parlant d’elle-même, c’est à bon droit qu’elle dit : ‘en tuant, tu as changé la mort en vie.’ Si bien que l’âme peut dire avec saint Paul : Je vis, non pas moi, mais Christ vit en moi (Ga 2, 20). La mort de cette âme a été changée en vie du Christ et la parole de l’Apôtre : La mort est engloutie dans la victoire (1Co 15, 54), concorde bien avec celle que le prophète Osée met dans la bouche de Dieu : Ô mort, je serai ta mort (Os 13, 14 Vulgate). C’est comme s’il disait : Moi qui suis la vie, je suis une mort pour la mort et la mort sera donc engloutie par la vie. L’âme est donc engloutie dans la vie divine, étrangère à tout ce qui est mondain. (…) En cet état de vie si parfaite l’âme chemine toujours comme en fête, au-dedans comme au-dehors, et la connaissance de son bienheureux sort lui fait très souvent goûter, au palais de son esprit, une grande allégresse divine, comme un cantique nouveau, toujours nouveau, empreint de joie et d’amour. » 

2359

    Martial d'Étampes (1575-1635)
    (Exercice des trois clous)
"Remarquez cette petite parole du bon larron :
"Souviens-toi de moi ! " Comme s'il disait : "Jésus reçois-moi pour compagnon de tes souffrances, que je souffre avec Toi ; car sans Toi , cette dure croix m'est un supplice, mais avec Toi, elle me sera matière et sujet de délices."

La Croix n'exerce jamais ses rigueurs sur nous, sinon lorsque nous la voulons porter seuls, sans Jésus. Disons donc souvent à Jésus : "Souviens-Toi de moi ! Que je sois toujours avec Toi et tout ce qui me pourra arriver, je le recevrai de ton coeur amoureux, quand il m'en devrait coûter la vie." 

2357

    Martial d'Étampes (1575-1635)
    (Exercice des trois clous)
"Voyez que celui qui pend en cette dure croix, s'est fait tout coeur pour vous : et comme altéré de votre salut, Il crie à la soif après vous, pour vous unir à Lui, si par un regard amoureux de ses souffrances, vous vous unissez à Lui, comme par elles Il s'est uni à vous, compatissant à vos misères.
C'est là où Il nous appelle par ses amoureuses paroles, et où Il espère nous porter par son exemple : c'est pourquoi Il demande que nous lui donnions souvent un regard amoureux, pour l'accompagner en ses grandes souffrances. C'est là où Il nous attend, le côté ouvert et le coeur à découvert pour nous recevoir, les bras étendus pour nous embrasser, sa tête inclinée pour nous donner, par un doux baiser de paix, son esprit très sacré devant que d'expirer, afin que nous puissions comprendre avec tous les saints, la profondeur, la largeur, la hauteur et la longueur de l'amour infini qui l'a fait tant souffrir et avec de si grand excès." 

2351

    pape François
    (Audience Générale du 8 avril 2020 - Mercredi Saint)
« Vivre ces jours avec le Crucifix et l’Évangile » Et « découvrir le vrai visage de Dieu » 
Chers frères et sœurs, bonjour ! 
En ces semaines d’appréhension en raison de la pandémie qui fait tant souffrir le monde, parmi toutes les questions que nous nous posons, il peut y en avoir également sur Dieu : Que fait-il face à notre souffrance ? Où est-il lorsque tout va de travers ? Pourquoi ne résout-il pas les problèmes en urgence ? Ce sont des questions que nous nous posons sur Dieu.
Le récit de la Passion de Jésus qui nous accompagne en ces jours saints nous aide. Là aussi, en effet, de nombreuses interrogations se bousculent. Après avoir triomphalement accueilli Jésus à Jérusalem, les gens se demandaient s’il allait finalement libérer le peuple de ses ennemis (cf. Lc 24,21). Ils attendaient un Messie puissant, triomphant, avec une épée. Au contraire, celui qui arrive est doux et humble de cœur, il appelle à la conversion et à la miséricorde. Et c’est précisément la foule, qui l’avait d’abord acclamé, qui crie : « Qu’il soit crucifié ! » (Mt 27,23). Troublés et effrayés, ceux qui le suivaient l’abandonnèrent. Ils pensaient : si le sort de Jésus est celui-ci, il n’est pas le Messie, parce que Dieu est fort, Dieu est invincible.
Mais si nous poursuivons notre lecture du récit de la Passion, nous trouvons un fait surprenant. Quand Jésus meurt, le centurion romain qui n’était pas croyant, qui n’était pas juif mais qui était un païen, qui l’avait vu souffrir sur la Croix et l’avait entendu pardonner à tous, qui avait touché du doigt son amour sans mesure, confesse : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu » (Mc 15,39). Il dit exactement le contraire des autres. Il dit que Dieu est là, que c’est vraiment Dieu.
Nous pouvons nous demander aujourd’hui : quel est le vrai visage de Dieu ? D’habitude, nous projetons sur lui ce que nous sommes, à la puissance maximale : notre succès, notre sens de la justice, et même notre indignation. Mais l’Évangile nous dit que Dieu n’est pas comme cela. Il est différent et nous ne pouvons par le connaître par nos propres forces. C’est pour cela qu’il s’est fait proche, qu’il est venu à notre rencontre et que, justement à Pâques, il s’est révélé totalement. Et où s’est-il totalement révélé ? Sur la Croix. C’est là que nous apprenons les traits du visage de Dieu. N’oublions pas, frères et soeurs, que la Croix est la chaire de Dieu. Cela nous fera du bien de regarder le Crucifix en silence et de voir qui est notre Seigneur : il est Celui qui ne montre pas quelqu’un du doigt, ni non plus ceux qui le crucifient, mais qui ouvre grand les bras à tous ; qui ne nous écrase pas de sa gloire, mais qui se laisse dépouiller pour nous ; qui ne nous aime pas en mots, mais qui nous donne la vie en silence ; qui ne nous contraint pas, mais qui nous libère ; qui ne nous traite pas comme des étrangers, mais qui prend sur lui notre mal, qui prend sur lui nos péchés. Et cela pour nous libérer de nos préjugés sur Dieu, regardons le Crucifix. Et puis ouvrons l’Évangile. En ces jours, tous en quarantaine à la maison, enfermés, prenons ces deux choses en main : le Crucifix, regardons-le ; et ouvrons l’Évangile. Cela sera pour nous – disons-le ainsi – comme une grande liturgie domestique, parce qu’en ces jours-ci nous ne pouvons pas aller à l’église. Le Crucifix et l’Évangile !
Nous lisons dans l’Évangile que, lorsque les gens vont chercher Jésus pour le faire roi, par exemple après la multiplication des pains, il part (cf. Jn 6,15). Et quand les diables veulent révéler sa majesté divine, il les fait taire (cf Mc 1,24-25). Pourquoi ? Parce que Jésus ne veut pas qu’on se méprenne sur lui, il ne veut pas que les gens confondent le vrai Dieu, qui est amour humble, avec un faux dieu, un dieu mondain qui se donne en spectacle et s’impose par la force. Il n’est pas une idole. Il est Dieu qui s’est fait homme, comme chacun de nous, et il s’exprime en tant qu’homme, mais avec la force de sa divinité. En revanche, dans l’Évangile, quand l’identité de Jésus est-elle solennellement proclamée ? Quand le centurion dit : « Vraiment, c’était le le Fils de Dieu ». C’est là que c’est affirmé, dès qu’il a donné sa vie sur la Croix, parce qu’on ne peut plus se tromper : on voit que Dieu est tout-puissant dans l’amour, et pas autrement. C’est sa nature, parce qu’il est ainsi fait. Il est l’Amour.
Tu pourrais objecter : « À quoi me sert un dieu aussi faible, qui meurt ? Je préférerais un dieu fort, un dieu puissant ! ». Mais tu sais, le pouvoir de ce monde passe, alors que l’amour demeure. Seul l’amour garde la vie que nous avons, parce qu’il embrasse nos fragilités et les transforme. C’est l’amour de Dieu qui a guéri, à Pâques, notre péché par son pardon, qui a fait de la mort un passage de vie, qui a changé notre peur en confiance, notre angoisse en espérance. Pâques nous dit que Dieu peut tout transformer en bien. Qu’avec lui, nous pouvons vraiment croire que tout ira bien. Et cela n’est pas une illusion, parce que la mort et la résurrection de Jésus ne sont pas une illusion : cela a été une vérité ! Voilà pourquoi, le matin de Pâques, nous entendons : « N’ayez pas peur » (cf. Mt 28,5). Et les questions angoissantes sur le mal ne disparaissent pas d’un coup, mais elles trouvent dans le Ressuscité le fondement solide qui nous permet de ne pas faire naufrage.
Chers frères et sœurs, Jésus a changé l’histoire en se faisant proche de nous et, même si elle est encore marquée par le mal, il en a fait une histoire de salut. En offrant sa vie sur la Croix, Jésus a aussi vaincu la mort. Du cœur ouvert du Crucifié, l’amour de Dieu rejoint chacun de nous. Nous pouvons changer nos histoires en nous approchant de lui, en accueillant le salut qu’il nous offre. Frères et sœurs, ouvrons-lui tout notre cœur dans la prière, cette semaine, ces jours-ci : avec le Crucifix et avec l’Évangile. N’oubliez pas : le Crucifix et l’Évangile. La liturgie domestique sera celle-là. Ouvrons-lui notre cœur tout entier dans la prière, laissons son regard se poser sur nous. Et nous comprendrons que nous ne sommes pas seuls, mais aimés, parce que le Seigneur ne nous abandonne pas et ne nous oublie pas, jamais. Et c’est avec ces pensées que je vous souhaite une Sainte Semaine et une Sainte fête de Pâques.

2349

    Gerlac Peters (1378-1411)
    (Solloque enflammé)
"Lorsque l'homme vivant sur la croix s'abandonne au Seigneur et lui appartient entièrement, Dieu en quelque sorte s'abandonne entièrement à l'homme et lui appartient totalement, et l'homme possède la plénitude et n'a plus besoin de rien.
Combien la croix est douce, seul le sait celui qui le sent : notre croix est en effet si douce, si pleine de bonheur et de sécurité, que celui qui l'aime vraiment, pour peu qu'il s'en détache, ne trouve plus qu'amertume et angoisse."

2348

    Alexandre Piny (1640-1709)
    (Etat du pur Amour)
"Oui, c'est par cette amoureuse préférence du bon plaisir de Dieu à tout nous-même, c'est par ce fiat réitéré et comme habituel à l'égard de la divine volonté, que nous jouissons d'une vie heureuse ; c'est par là que nous trouvons et goûtons la paix au milieu des troubles, et notre bonheur dans les croix que la nature appelle malheurs." 

2344

    Saint François de Sales (1567-1622)
    (Sermon 2530)
"La croix est de Dieu, mais elle est croix parce que nous ne nous joignons pas à elle ; elle n'est croix que parce que nous ne la voulons pas ; et si elle est de Dieu, pourquoi donc ne la voulons-nous pas ? 




2342

    Thomas a Kempis (1379-1471)
    (Imitation de Jésus Christ)
"Jésus trouve beaucoup d'amateurs pour son royaume céleste, mais peu pour porter sa croix. Il trouve beaucoup de compagnons pour sa table, mais peu pour son abstinence. Tous veulent partager sa joie ; mais peu veulent supporter quelque chose pour Lui.
Beaucoup suivent Jésus jusqu'à la fraction du pain, mais peu jusqu'à boire le calice de sa Passion. Beaucoup admirent ses miracles ; mais peu vont jusqu'à l'ignominie de sa croix."
Beaucoup aiment Jésus pendant qu'Il ne leur arrive aucune adversité, beaucoup le louent et le bénissent tandis qu'ils reçoivent de Lui quelques consolations. mais si Jésus se cache et les délaisse un moment, ils tombent dans le murmure ou dans un excessif abattement.
Tandis que ceux qui aiment Jésus pour Jésus, et non pour en être consolé d'une manière ou d'une autre, l'aiment et le bénissent dans les tribulations et l'angoisse du coeur comme dans les consolations les plus douces. Et quand il ne voudrait jamais leur en donner, toujours cependant ils le loueraient, toujours ils lui rendraient grâce." 

2297

    Saint Jean de la Croix
    (Mont Carmel livre 2 - ch.7,7) 
« La croix est le bâton destiné à nous servir de point d’appui, à nous faciliter la marche… » 

2250

    Hymne
    (Ami des hommes, Jésus Christ - CFC/CNPL)
Ami des hommes, Jésus Christ,
Tu donnes sens à notre histoire ;
Les yeux fixés sur l'avenir,
L'Église vit de ta mémoire.

Le temps du jeûne t'offrira
La part obscure de nous mêmes. 
Tes mains, captives sur la croix,
Dénouent les liens de nos ténèbres. 
Ne laisse pas, au long du jour,
Nos vies manquer à la Lumière ; 
Recharge-les du poids d'amour
Qui les entraîne vers le Père.

2123

  Marthe Robin (1902-1981)
(Journal - conseils pour avancer dans la voie de la perfection)
15. La souffrance est la voie la plus laborieuse, mais elle est la plus sûre, la plus méritante aussi. C’est la voie du Seigneur. Il nous a lui-même montré ce chemin comme étant celui de la plus haute perfection quand il a dit : « Je frapperai ceux que j’aime ; tous mes amis auront part à mes souffrances et ­partageront ma Croix ». 

2103

    Saint Jean de la Croix
"Vous qui cherchez Jésus-Christ, vous ne le trouverez jamais sans sa croix."

2041

      père Bruno-Marie Duffé 
     (24 février 2020, présentation du message de Carême du pape François - le père Duffé est
secrétaire du dicastère pour le service du développement humain intégral depuis 2017)
"Pendant ce temps de Carême 2020, notre Saint Père, le Pape François, appelle avec force chaque chrétien à tourner son regard vers le Christ crucifié et à le reconnaître, dans ses bras ouverts, comme un frère qui assume et libère l’humanité de toutes ses fautes, de toutes ses errances. Ce regard vers le crucifié est un appel à redécouvrir le Dieu de la miséricorde, de la patience, de la compassion et du pardon. Dieu qui accueille son enfant, comme le Père de l’enfant prodigue. Contempler le Christ sur la croix ne conduit pas au désespoir mais au bouleversement intérieur par lequel nous prenons conscience du désir de Dieu de venir chercher son enfant, jusque dans la mort. Car si nous passons par la croix, c’est pour renaître, comme le Christ, dans une expérience pascale : passage de la nuit et de la mort à la lumière et à une vie nouvelle."

2039

      Jean-Noël Bezançon
     (Dieu n'est pas solitaire, p. 12)
On raconte qu’au siècle dernier, dans le diocèse du Puy, un vicaire général interrogeait un tout jeune garçon désirant devenir prêtre. Monseigneur « le Grand Vicaire », s’enquérant des connaissances religieuses de l’enfant, lui demande un résumé de la foi catholique. Et l’enfant, gravement, de tracer sur lui le signe de la croix, en en redisant lentement les paroles. Puis il se tait. « Est-ce tout ? », s’inquiète le prélat. « C’est tout », répond l’enfant.
C’est bien tout, en effet : toute la foi, la liturgie, la vie chrétienne. Mais cela, seul l’enfant pouvait le deviner » 

1957

      Marthe Robin (1902-1981)
(Journal - Conseils pour avancer dans la voie de la perfection)

7. Pour être heureux, il faut remettre à Jésus la clef de sa volonté, pour aller à lui entièrement libre et bien résolu à tout quitter pour le suivre ; c’est alors que, nous prenant par la main, il transformera nos désirs en effets. Après avoir embrassé la Croix, si nous ne nous sentons pas la force de laisser le divin Rédempteur la mettre sur nos épaules, comme les filles de Jérusalem mêlons au moins nos larmes à ses douleurs ; à l’exemple de sainte Véronique, réparons par nos prières et par nos sacrifices les outrages, les mépris, les affronts faits à son amour.
Marthe Robin - de son journal, conseils pour avancer dans la voie de la perfection 

1955

      François Cheng (Écrivain et philosophe)
(Émission « La Grande Librairie » France 5- 29 janvier 2020)

« La beauté n’est pas un simple ornement. La beauté c’est un signe par lequel la création nous signifie que la vie a du sens. Avec la présence de la beauté, tout d’un coup, on a compris que l’univers vivant n’est pas une énorme entité neutre et indifférenciée mais qu’il est mû par une intentionnalité ».
« En montant sur la Croix, le Christ a affronté le mal radical au nom de l’amour absolu. Un acte qui tient les deux bouts. L’absolu de son amour ne peut être prouvé que par cet affrontement au mal absolu ». Un amour absolu dont chacun peut trouver des fragments dans son quotidien. « Par-delà les paroles, un regard, un sourire suffisent pour que chacun s’ouvre au mystère de l’autre, au mystère tout autre »,

1917

      Benoît XVI
     (Homélie de Benoît XVI pour le Mercredi des Cendres 13 février 2013)

« Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut » (2 Co 6,2) : ces paroles de l’apôtre Paul aux chrétiens de Corinthe résonnent aussi pour nous avec une urgence qui n’admet ni absence ni inertie. Le terme « maintenant » répété à plusieurs reprises dit qu’on ne peut pas laisser passer ce moment ; il nous est offert comme une occasion unique qui ne se représentera pas. Et le regard de l’apôtre se concentre sur la dimension de partage dont le Christ a voulu caractériser son existence, en assumant tout ce qui est humain jusqu’à se charger du péché des hommes. L’expression de saint Paul est très forte : Dieu « l’a fait péché pour nous ». Jésus, l’Innocent, le Saint, « Celui qui n’avait pas connu le péché » (2 Co 5,21), se charge du poids du péché dont il partage l’issue avec l’humanité, qui est la mort et la mort sur la croix."

1807

     Saint Jean Chrysostome (350-407))
    (Homélie su l'Épître aux Romains)
"Vous êtes le serviteur de celui qui prenait soin de ses ennemis quand ils lui lançaient des pierres, ou plutôt de Celui qui s'est laissé mettre pour eux en croix. Vous êtes le disciple de Celui qui, suspendu à la croix, voulait le salut de ses bourreaux, de Celui qui disait, sur la croix même :"Mon Père, pardonnez-leur, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font." Il verse des larmes sur ceux qui vont le mettre à mort ; Il se trouble, Il est bouleversé à la vue du traître, non parce que Lui-même va être crucifié, mais parce que ce traître va se perdre." 

1557

   Pape François 
(13 mai 2017 - pour le centenaire des apparitions à Fatima)

"Le Seigneur nous précède toujours : quand nous passons par quelque croix, il y est déjà passé. Dans sa Passion, il a pris sur lui toutes nos souffrances. Jésus sait ce que signifie la souffrance, il nous comprend, il nous console, et il nous donne la force. (...)Voilà le mystère de l’Eglise : l’Eglise demande au Seigneur de consoler les affligés et il vous console, même de manière cachée ; il vous console dans l’intimité du cœur et il vous console par sa force.
(...) Chers malades, vivez votre existence comme un don et dites à la Vierge, comme les pastoureaux, que vous voulez vous offrir à Dieu de tout votre cœur. Ne vous considérez pas seulement comme des bénéficiaires de la solidarité caritative, mais sentez-vous pleinement participants de la vie et de la mission de l’Eglise. 
Votre présence silencieuse mais plus éloquente que beaucoup de paroles, votre prière, l’offrande quotidienne de vos souffrances unies à celles de Jésus crucifié pour le salut du monde, l’acceptation patiente et même joyeuse de votre condition sont une ressource spirituelle, un patrimoine pour chaque communauté chrétienne. N’ayez pas honte d’être un trésor précieux de l’Eglise."


Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)