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        Mgr Francesco Follo
       (Extrait d'une méditation de Mgr Francesco Follo pour la solennité de l’Assomption de Marie, 15 août 2019 : « Le Ciel et la Terre ouverts l’un sur l’autre »)
"La Mère du Christ nous montre maternellement que Dieu est père, grand dans la miséricorde, et non un ‘concurrent’ dans notre vie, comme s’il était un despote, un qui veut nous enlever quelque chose de notre liberté. Elle sait que si Dieu est grand, nous aussi sommes grands, et nous devons nous efforcer, avec Marie, de comprendre qu’ au ciel nous pourrons être acceptés, pris, accueillis, uniquement si Dieu est grand dans notre vie, partout , et dans tous les moments de notre vie.

Dieu manifeste sa grandeur en se faisant ‘petit’ avec nous pour être accueilli, gardé et aimé, et l’homme qui, est réellement petit, peut être grand avec Dieu et vivre, en lui et avec lui, pour l’éternité.

Prions constamment la Madonne, qui est avec Dieu et en Dieu, est proche de nous tous, elle connaît notre coeur, peut entendre nos prières, peut nous aider avec sa bonté maternelle. Nous pouvons donc,  "confier toute notre vie à cette mère qui n’est pas loin de nous tous."

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        Mgr Francesco Follo
       (Extrait d'une méditation de Mgr Francesco Follo pour la solennité de l’Assomption de Marie, 15 août 2019 : « Le Ciel et la Terre ouverts l’un sur l’autre »)
"L’Assomption de Marie nous montre que la mort n’est pas la fin de la vie, mais la frontière entre la vie terrestre vécue dans la foi et la vie céleste vécue dans la vision, mais aussi, dans le service à la vie. Marie qui avait donné la vie à la Vie, par son assomption montre que la distance entre le ciel et la terre est annulée. La fête d’aujourd’hui célèbre le fait que la Mère du Christ est accueillie dans le ciel par son Fils, comme elle l’avait accueilli sur la terre Lui qui venait du ciel. Pour nous aussi, célébrer l’Assomption signifie accueillir le Christ et s’abandonner à Lui : vivre ce double accueil et apprendre de Marie à vivre et à mourir pour et par amour.

En la Vierge Mère, accueillie dans le ciel, nous est révélé l’éternel destin qui nous attend au delà du mystère de la mort: un destin de bonheur plein dans la gloire divine."

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     Poésie pour l'Assomption 

"Quelle merveilleuse Apothéose
Sur des nuages aux reflets roses
La Reine du monde s’est envolée
Dans un concert s’est élevée !
Tous les anges du Ciel réunis
D’une chaîne d’amour s’étaient unis
Ils chantaient pour la Mère des Cieux
Tendre Maman du Fils de Dieu
Lumière, Amour et traits très purs
Pourtant soumise au sort si dur :
De voir crucifier son enfant
Pour nous sauver tous du néant !
Robe de blancheur immaculée
Avec une ceinture étoilée
Créature, Oh combien Divine !
La Majesté du Lys s’incline !
Comprenez-vous que L’Univers
Oubliera les sombres hivers !
Dans cette Vérité Première
Le Règne de la Dame de Lumière"

écrit par Marie-Jean Edel

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Pie XII, (1876-1958) - 1er nov. 1950, extrait de l'Allocution aux fidèles réunis sur la place Saint-Pierre (ASS. 42, 779 ; DC. 47, 1489), in "Les Enseignements Pontificaux - Notre Dame I", Desclée, 1957.

Prière à Notre Dame de l'Assomption « O Vierge Immaculée, Mère de Dieu et Mère des hommes,
Nous croyons avec toute la ferveur de notre foi en votre Assomption triomphale en âme et en corps au ciel, où vous êtes acclamée Reine par tous les choeurs des Anges et par toutes les phalanges des Saints ;
Et nous nous unissons à eux pour louer et bénir le Seigneur, qui vous a exaltée sur toutes les autres pures créatures, et pour vous offrir l'élan de notre dévotion et de notre amour.
Nous savons que votre regard, qui maternellement enveloppait l'humble et souffrante humanité de Jésus sur la terre, se rassasie au ciel en voyant l'humanité glorieuse de la Sagesse incréée, et que la joie de votre âme à contempler face à face l'adorable Trinité fait tressaillir votre coeur de béatifiante tendresse ;
Et nous, pauvres pécheurs, nous dont le corps alourdit le vol de l'âme, nous vous supplions de purifier nos sens, afin que nous apprenions, dès ici-bas, à goûter Dieu, Dieu seul, dans le charme des créatures.
Nous avons confiance que vos regards miséricordieux s'abaissent sur nos misères et sur nos angoisses, sur nos luttes et sur nos faiblesses ; que vos lèvres sourient à nos joies et à nos victoires ; que vous entendez la voix de Jésus vous dire de chacun de nous, comme jadis de son disciple bien-aimé : Voilà votre fils ;
Et nous, qui vous invoquons comme notre Mère, nous vous prenons, comme Jean, pour guide, soutien et consolation de notre vie mortelle.
Nous avons la vivifiante certitude que vos yeux, qui ont versé des larmes sur la terre baignée du sang de Jésus, se tournent encore vers ce monde en proie aux guerres, aux persécutions, à l'oppression des justes et des faibles ;
Et nous, dans les ténèbres de cette vallée de larmes, nous attendons de votre céleste lumière et de votre douce piété le soulagement des peines de nos coeurs, des épreuves de l'Eglise et de notre patrie.
Nous croyons enfin que dans la gloire où vous régnez, vêtue de soleil et couronnée d'étoiles, vous êtes, après Jésus, la joie et l'allégresse de tous les Anges et de tous les Saints ;
Et nous, de cette terre où nous passons en pèlerins, réconfortés par la foi en la résurrection future, nous regardons vers vous, notre vie, notre douceur, notre espérance, attirez-nous par la suavité de votre voix, pour nous montrer, un jour, après notre exil, Jésus, le fruit béni de votre sein, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie. »


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Saint Jean Damascène

Assomption de la Vierge Marie - solennité
« Elle qui avait gardé sa virginité intacte dans l'enfantement, il fallait qu'elle garde son corps, même après la mort, exempt de toute corruption. Elle qui avait porté le Créateur dans son sein comme son enfant, il fallait qu'elle aille faire son séjour dans la lumière divine. Cette épouse que le Père s'était unie, il fallait qu'elle habite la chambre nuptiale.
Elle qui avait contemplé son Fils cloué à la croix et qui avait reçu dans son cœur le glaive de douleur qui lui avait été épargné dans l'enfantement, il fallait qu'elle le contemple trônant avec le Père. Il fallait que la Mère de Dieu possède ce qui appartenait à son Fils, et qu'elle soit honorée par toutes les créatures comme la Mère de Dieu et sa servante.
»

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saint Maximilien-Marie KOLBE (1894-1941) prêtre et martyr


L'ASSOMPTION

L'Immaculée est la réalité la plus sublime entre Dieu et la création. Elle est une image fidèle de la perfection de Dieu, de sa Sainteté. Plus grande sera notre perfection dans l'amour, plus étroite sera l'union de notre volonté avec celle de Dieu. Parce que la très Sainte Mère de Dieu surpasse dans sa perfection tous les anges et les saints, sa volonté s'unit et s'accomplit dans la plus étroite collaboration avec la volonté de Dieu, elle vit et oeuvre uniquement en Dieu, et à travers Dieu.

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Benoît XVI
Audience générale, 16 août 2006, §3
En contemplant Marie dans la gloire céleste, nous comprenons que pour nous aussi, la terre n'est pas la patrie définitive et que si nous vivons tournés vers les biens éternels, nous partagerons un jour sa gloire et la terre également deviendra plus belle. C'est pour cela que, même parmi les mille difficultés quotidiennes, nous ne devons pas perdre la sérénité, ni la paix. Le signe lumineux de l'Assomption de la Vierge au ciel resplendit encore plus lorsque semblent s'accumuler à l'horizon des ombres tristes de douleur et de violence. Nous en sommes certains : d'en haut, Marie suit nos pas avec une douce inquiétude, elle nous réconforte à l'heure des ténèbres et de la tempête, elle nous rassure de sa main maternelle. Soutenus par cette conscience, nous poursuivons avec confiance notre chemin d'engagement chrétien là où la Providence nous conduit.

064

Benoît XVI
Homélie, Lundi 15 août 2005, §8
Paroisse pontificale "San Tommaso da Villanova" (Castel Gandolfo)
Marie est élevée corps et âme à la gloire du ciel et avec Dieu et en Dieu, elle est Reine du ciel et de la terre. Est-elle si éloignée de nous ? Bien au contraire. Précisément parce qu'elle est avec Dieu et en Dieu, elle est très proche de chacun de nous. Lorsqu'elle était sur terre, elle ne pouvait être proche que de quelques personnes. Etant en Dieu, qui est proche de nous, qui est même "à l'intérieur" de nous tous, Marie participe à cette proximité de Dieu. Etant en Dieu et avec Dieu, elle est proche de chacun de nous, elle connaît notre cœur, elle peut entendre nos prières, elle peut nous aider par sa bonté maternelle et elle nous est donnée - comme le dit le Seigneur - précisément comme "mère", à laquelle nous pouvons nous adresser à tout moment. Elle nous écoute toujours, elle est toujours proche de nous, et, étant la Mère du Fils, elle participe de la puissance du Fils, de sa bonté. Nous pouvons toujours confier toute notre vie à cette Mère, qui est proche de tous.

062

St Jean Damascène
Homélie 2 sur la Dormition de la Vierge Marie, 14
Il fallait que celle qui avait donné asile au Verbe divin dans son sein, vînt habiter dans les tabernacles de son Fils. Et comme le Seigneur avait dit qu’il devait être dans la demeure de son propre Père, il fallait que sa mère demeurât au palais de son Fils, "dans la maison du Seigneur, dans les parvis de la maison de notre Dieu". Car si là est "la demeure de tous ceux qui sont dans la joie", où donc habiterait la cause de la joie ?
Il fallait que celle qui dans l’enfantement avait gardé intacte sa virginité, conservât son corps sans corruption, même après sa mort.
Il fallait que celle qui avait porté petit enfant son Créateur dans son sein, vécût dans les tabernacles divins.
Il fallait que l’épouse que le Père s’était choisie vînt habiter au ciel la demeure nuptiale.
Il fallait que celle qui avait contemplé son Fils en Croix et reçu alors au cœur le glaive de douleur qui l’avait épargnée dans son enfantement, le contemplât assis auprès de son Père.
Il fallait que la Mère de Dieu entrât en possession des biens de son Fils, et fût honorée comme Mère et servante de Dieu par toutes les créatures.

060

Benoît XVI
Homélie, Lundi 15 août 2005, §1-2
Paroisse pontificale "San Tommaso da Villanova" (Castel Gandolfo)
La fête de l'Assomption est un jour de joie. Dieu a vaincu. L'amour a vaincu. La vie a vaincu. On a vu que l'amour est plus fort que la mort. Que Dieu possède la véritable force et que sa force est bonté et amour.
Marie a été élevée au ciel corps et âme : même pour le corps, il y a une place en Dieu. Le ciel n'est plus pour nous un domaine très éloigné et inconnu. Dans le ciel, nous avons une mère. C'est la Mère de Dieu, la Mère du Fils de Dieu, c'est notre Mère. Lui-même l'a dit. Il en a fait notre Mère, lorsqu'il a dit au disciple et à nous tous : "Voici ta Mère !". Dans le ciel, nous avons une Mère. Le ciel s'est ouvert, le ciel a un cœur.

059

St Jean-Paul II
Audience générale, 25-VI-97, nn.4-5
Quel qu'ait été le fait organique et biologique qui causa, sous l'aspect physique, la cessation de la vie du corps, on peut dire que le passage de cette vie à l'autre vie fut pour Marie une maturation de la grâce dans la glorie, de sorte que, jamais comme en ce cas, la mort n'a pu être conçue comme une "dormition".
Chez certains Pères de l'Église, nous trouvons la description de Jésus lui-même qui vient accueillir sa Mère au moment de sa mort, pour l'introduire dans la glorie céleste. Ils présentent ainsi la mort de Marie comme un événement d'amour qui l'a conduite à rejoindre son Fils pour partager sa vie immortelle. A la fin de son existence terrestre, elle aura expérimenté, comme Paul et plus que lui, le désir de sortir de son corps pour être à jamais avec le Christ.
L'expérience de la mort a enrichi la personne de la Vierge : en passant par le sort commun des hommes, elle est en mesure d'execer avec une plus grande efficacité sa maternité spirituelle à l'égard de ceux qui arrivent à l'heure suprême de leur vie.

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)