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1681

     Sainte Elisabeth de la Trinité
       (Le Ciel dans la Foi)
« Une louange de gloire, c’est une âme qui demeure en Dieu, qui l’aime d’un amour pur et désintéressé, sans se rechercher dans la douceur de cet amour ; qui l’aime par-dessus tous ses dons et quand même elle n’aurait rien reçu de Lui, et qui désire du bien à l’Objet ainsi aimé. Or comment désirer et vouloir effectivement du bien à Dieu si ce n’est en accomplissant sa volonté, puisque cette volonté ordonne toutes choses pour sa plus grande gloire ? Donc cette âme doit s’y livrer pleinement, éperdument, jusqu’à ne plus vouloir autre chose que ce que Dieu veut.
Une louange de gloire, c’est une âme de silence qui se tient comme une lyre sous la touche mystérieuse de l’Esprit Saint afin qu’Il en fasse sortir des harmonies divines ; elle sait que la souffrance est une corde qui produit des sons plus beaux encore, aussi elle aime la voir à son instrument afin de remuer plus délicieusement le Cœur de son Dieu.
Une louange de gloire, c’est une âme qui fixe Dieu dans la foi et la simplicité ; c’est un réflecteur de tout ce qu’Il est ; c’est comme un abîme sans fond dans lequel Il peut s’écouler, s’épancher ; c’est aussi comme un cristal au travers duquel Il peut rayonner et contempler toutes ses perfections et sa propre splendeur. Une âme qui permet ainsi à l’être divin de rassasier en elle son besoin de communiquer « tout ce qu’Il est et tout ce qu’Il a », est en réalité la louange de gloire de tous ses dons.
Enfin une louange de gloire est un être toujours dans l’action de grâces. Chacun de ses actes, de ses mouvements, chacune de ses pensées, de ses aspirations, en même temps qu’ils l’enracinent plus profondément en l’amour, sont comme un écho du Sanctus éternel. »

1432

  sainte Elisabeth de la Trinité

(Lettre 330)
«  Croire qu’un Être qui s’appelle l’Amour habite en nous à tout instant du jour et de la nuit et qu’Il nous demande de vivre en société avec Lui… C’est ce qui a fait de ma vie, je vous le confie, un Ciel anticipé. 
Cela élève l’âme au-dessus de ce qui passe, de ce qui broie, et la fait reposer dans la paix des enfants de Dieu. » 

1148

Sainte Elisabeth de la Trinité
« Laisse-toi aimer plus que ceux-ci, c’est ta vocation, c’est en y étant fidèle que tu me rendras heureux. »

1042

sainte Elisabeth de la Trinité

La confiance

Consentir, quelle que soit l'épaisseur des ténèbres, à l'Amour inouï de Dieu. Accepter de se laisser aimer, de croire davantage à la puissance de cet Amour qu'à celle de nos péchés.
« Mère vénérée... quand même vous n'auriez rien fait pour attirer cette grâce sinon ce que fait la créature : œuvres de péchés et de misères (...) Il vous aime ainsi (...) Il fera tout en vous. » « Aux heures où vous ne sentirez que l'écrasement, la lassitude, vous Lui plairez encore si vous êtes fidèle à croire qu'Il opère encore, qu'Il vous aime quand même. »

1040

sainte Elisabeth de la Trinité

Richesse inépuisable (poésie 106)

Du coeur de la Trinité, du plus profond du mystère de Dieu, jaillit et coule sans cesse le grand fleuve de la miséricorde. Cette source ne sera jamais épuisée pour tous ceux qui s'en approcheront. Autant la profondeur du mystère renfermé est insondable, autant la richesse qui en découle est inépuisable.
« Sais-tu bien ta richesse ?
As-tu jamais sondé l'abîme de l'Amour ?
Je viens te révéler l'immuable tendresse
Qui plane sur ton âme
et la nuit et le jour…
Crois toujours à l’Amour,
malgré tout ce qui passe.  »
Crois toujours à l'Amour, malgré tout ce qui passe... ste Elisabeth de la Trinité, poésie 106

1039

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906) 

La maison du Père (lettre 305)

« Quand on pense que le Ciel c'est la Maison du Père, que nous y sommes attendues comme des enfants bien aimées… Croire que Dieu nous aime au point d'habiter en nous, de se faire le Compagnon de notre exil, le Confident, l'Ami de tous les instants...  »

1038

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906) 

Sous le regard de Marie (lettre 232)


Que notre pensée se tourne vers la Mère de la Miséricorde. Que la douceur de son regard nous accompagne, afin que tous puissent redécouvrir la joie de la tendresse de Dieu.
« Avec la Vierge vous pouvez chanter votre Magnificat et tressaillir en Dieu votre Sauveur, car le Tout-Puissant fait en vous de grandes choses, et sa miséricorde est éternelle...  »

1037


sainte Elisabeth de la Trinité
(1880-1906) 

Réconciliation (laisse-toi aimer 2)

 Dieu est toujours prêt au pardon et ne se lasse jamais de l'offrir de façon toujours nouvelle et inattendue :
« Ecoutez ce que le Maître vous dit : Laisse-toi aimer plus que ceux-ci ! C'est-à-dire sans craindre qu'aucun obstacle n'y soit obstacle, car je suis libre d'épancher mon amour en qui il me plaît ! "Laisse-toi aimer plus que ceux-ci", c'est ta vocation, c'est en y étant fidèle que tu me rendras heureux, car tu magnifieras la puissance de mon amour. Cet amour saura refaire ce que tu aurais défait… »

1036

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906) 

Vie nouvelle (lettre 324) 

La miséricorde est accordée à tous comme une grâce venant de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. La Croix du Christ est donc le jugement de Dieu sur chacun de nous et sur le monde, puisqu'elle nous donne la certitude de l'amour et de la vie nouvelle.

« Si votre nature est un sujet de combat, un champ de bataille, oh, ne vous découragez pas, ne vous attristez pas. Je dirais volontiers : aimez votre misère, car c'est sur elle que Dieu exerce sa miséricorde ! Aux heures de défaillance, allez vous réfugier sous la prière de votre Maître ; oui, sur sa Croix Il vous voyait, Il priait pour vous, et cette prière est éternellement vivante et présente devant son Père. C’est elle qui vous sauvera de vos misères. Plus vous sentez votre faiblesse, plus votre confiance doit grandir, car c'est à Lui seul que vous vous appuyez… Allez chercher la force près de Celui qui a tant souffert parce qu' "Il nous a trop aimés…" »

1035

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

Offre de salut (lettre 252)

« Vous souvenez-vous de ce beau défi de l'Apôtre : "Qui me séparera de la charité du Christ ?" Ah ! c'est qu'il avait sondé le Cœur de son Maître, il savait quels trésors de miséricorde y étaient enfermés, et dans l'élan de sa confiance il s'écriait : "Je me glorifie dans mes infirmités, car lorsque je suis faible la force de Jésus-Christ habite en moi". »

1034

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

Visage de miséricorde (lettre 24)

Jésus de Sainte Faustine
« Ne vous laissez jamais abattre par la pensée de vos misères. Le grand saint Paul dit : "Où le péché abonde, la grâce surabonde." Il me semble que l'âme la plus faible, même la plus coupable, est celle qui a le plus lieu d'espérer, et cet acte qu'elle fait pour s'oublier et se jeter dans les bras de Dieu le glorifie et lui donne plus de joie que tous les retours sur elle-même et tous les examens, qui la font vivre avec ses infirmités, tandis qu'elle possède au centre d'elle-même un Sauveur qui veut à toute minute la purifier. »

1031

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906)
« Toi qui es mère et qui sais quelles profondeurs d'amour le bon Dieu a mises en ton cœur pour tes enfants, tu peux saisir la grandeur de ce mystère : enfants de Dieu, est-ce que cela ne te fait pas tressaillir ? "Dieu nous a élus en Lui, avant la création. Il nous a prédestinés à l'adoption des enfants pour faire éclater la gloire de sa grâce", c'est-à-dire qu'en sa toute-puissance Il semble ne pouvoir rien faire de plus grand. »

Lettre 239

1030

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906)
(lettre 62)
Elisabeth a reçu son nom dès son entrée au Carmel, le 2 août 1901, et elle s’est laissé emporter dans la vie trinitaire. Elle écrit peu avant au Chanoine Angles : 

« Vous ai-je jamais dit mon nom au Carmel : "Marie-Elisabeth de la Trinité". Il me semble que ce nom indique une vocation particulière, n'est-ce pas qu'il est beau ? J'aime tant ce mystère de la Sainte Trinité, c'est un abîme dans lequel je me perds.  »

1029

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906)
(dernière retraite 37)

« Dieu, nous a élus en Lui avant la création pour que nous soyons immaculés et saints en sa présence, dans l'amour... Nous avons été prédestinés à être la louange de sa gloire... Mais comment répondre à la dignité de cette vocation ? Voici le secret : "Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi"... Il faut être transformé en Jésus-Christ. Il importe donc que j'étudie ce divin Modèle, afin de m'identifier si bien avec Lui que je puisse sans cesse l'exprimer aux yeux du Père. »

1028

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

Une cellule au-dedans (lettre 123)

« Si je pouvais t'apprendre le secret du bonheur comme le bon Dieu me l'a appris... Il faut que tu te bâtisses une petite cellule au-dedans de ton âme, tu penseras que le bon Dieu est là, et tu y entreras de temps en temps. Lorsque tu es malheureux, vite sauve-toi là et confie tout cela au Maître  il me semble que la prière, c'est un repos, un délassement : on vient tout simplement à Celui qu'on aime, on se tient près de Lui comme un petit enfant. »

1027

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

Vivre avec Dieu (lettre 249)


« Cela vous paraît peut-être difficile de vous oublier...si vous saviez comme cela est simple... Je vais vous donner mon secret : pensez à ce Dieu qui habite en vous, dont vous êtes le temple ; petit à petit l'âme s'habitue à vivre en sa douce compagnie... Ne vous dites pas que cela n'est pas pour vous, que vous êtes trop misérable... Ce n'est pas en regardant cette misère que nous serons purifiées, mais en regardant Celui qui est toute pureté et sainteté. »

1026

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

S'oublier... (Lettre 249)

« Je crois que le secret de la paix et du bonheur, c'est de s'oublier, de se désoccuper de soi-même. Cela ne consiste pas à ne plus sentir ses misères physiques ou morales ; les saints eux-mêmes ont passé par là. Seulement ils ne vivaient pas là... Il me semble que le bon Dieu vous demande un abandon et une confiance sans limites en ces heures douloureuses.... Pensez qu'Il creuse en votre âme des capacités plus grandes pour le recevoir.  

1025

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

Regarder Jésus (Lettre 333)

« Que la vie est quelque chose de sérieux : chaque minute nous est donnée pour nous enraciner plus en Dieu, pour que la ressemblance avec notre divin Modèle soit plus frappante. Mais pour réaliser ce plan qui est celui de Dieu Lui-même, voici le secret : s'oublier, se quitter, regarder au Maître, ne regarder qu'à Lui, recevoir également comme venant de son amour, la joie ou la douleur ; cela établit l'âme sur des hauteurs si sereines ! » 

1023

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

Croire à l'Amour (lettre 236)

« Mon bonheur grandit toujours, il prend des proportions infinies comme Dieu Lui-même, et c’est un bonheur si calme, si doux ; je voudrais te donner mon secret  ! Je crois que la carmélite puise tout son bonheur à cette source divine : la foi. Elle croit "à l'amour que Dieu a eu pour elle". Elle croit que ce même amour l'a attiré sur la terre... et dans son âme. Alors, tout simplement, elle vit dans l'intimité avec le Dieu qui demeure en elle.  »

1022

sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

Le Ciel sur la terre (lettre 122)

Soleil couchant« Vivons avec Dieu comme avec un ami, rendons notre foi vivante pour communier à Lui à travers tout, c'est ce qui fait les saints. Nous portons notre Ciel en nous... Il me semble que j'ai trouvé mon Ciel sur la terre puisque le Ciel, c'est Dieu, et Dieu, c'est mon âme. Le jour où j'ai compris cela, tout s'est illuminé en moi et je voudrais dire ce secret tout bas à ceux que j'aime afin qu'eux aussi, à travers tout, adhèrent toujours à Dieu. »


Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)