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2452

        Vincent Huby (1608-1683)
       (Maximes spirituelles)
« En parlant, l’esprit se dissipe et s’éloigne de Dieu ; le Silence au contraire, ramène l’esprit à Dieu et l’y unit ; plus de silence, plus d’innocence...
Me taire, quand je verrai que mon silence vaut mieux que ce que je voudrais dire : qui tient son cœur dans la clôture, c’est à dire enfermé avec Dieu, tarde son cœur de tout désordre ; où il n’y a que le cœur de Dieu, tout va bien. » 

2379

    Saint Jean de la Croix
    (III MC 39-40)
« Bien qu’il soit meilleur de prier dans le lieu le plus convenable, on doit, malgré cela, choisir le lieu où la sensibilité et l’esprit seront le moins encombrés pour aller vers Dieu. À ce sujet, il convient de nous servir de la réponse que fit notre Sauveur à la Samaritaine qui lui demandait quel était le lieu le plus favorable pour prier, le temple ou la montagne ; il lui répondit que la véritable prière n’était pas liée à la montagne ni au temple, mais que les adorateurs agréables au Père étaient ceux qui l’adoraient en esprit et en vérité (Jn 4, 23-24). Par conséquent, bien que les temples et les lieux tranquilles soient destinés et adaptés à la prière, pour une relation d’amitié aussi intérieure que celle qui s’établit avec Dieu on doit choisir l’endroit qui attire et occupe le moins le sensible. (…) C’est pourquoi, afin de nous donner l’exemple, notre Sauveur choisissait d’ordinaire, pour prier, des lieux solitaires (Mt 14, 23) et ceux qui n’accaparaient guère les sens mais qui élevaient l’âme vers Dieu, comme le sont les montagnes qui s’élèvent de terre et sont habituellement dépourvues de ce qui peut distraire les sens (Lc 6, 12). (…) L’Apôtre nous en avertit en disant : Considérez que vos corps sont des temples vivants de l’Esprit-Saint qui demeure en vous (1 Co 3, 16). Cela nous renvoie à la citation du Christ : pour les vrais adorateurs, il convient d’adorer en esprit et en vérité (Jn 4, 24). » 

2353

    Jean Nicolas Grou (1731-1803)
    (Manuel des âmes intérieures)
"Jésus a souffert de la part de ses ennemis tous les genres de persécutions. Il ne leur a opposé que son innocence et la vérité ; Il a laissé agir leurs passions, Il s'est tu quand Il les a vus obstinés dans leur malice ; Il na pas cherché à se justifier, ce qui lui était si aisé ; Il s'est laissé condamner ; Il leur a pardonné, Il a prié, Il a versé son sang pour eux." 

2308

    Marthe Robin
    (Journal - Conseils pour avancer dans la voie de la perfection )
22. Notre perfection n’est réellement possible qu’en raison de nos sacrifices ; l’oraison, le silence, la patience, le renoncement, la mortification intérieure et extérieure sont les grands actes par lesquels, avec la confiance en Notre Seigneur Jésus Christ et la divine protection de la Sainte Vierge, nous pouvons arriver à notre fin dernière : l’Amour divin. 

2306

    Vincent Huby (1608-1683)
    (Maximes spirituelles)
« En parlant, l’esprit se dissipe et s’éloigne de Dieu ; le Silence au contraire, ramène l’esprit à Dieu et l’y unit ; plus de silence, plus d’innocence. Me taire, quand je verrai que mon silence vaut mieux que ce que je voudrais dire : qui tient son cœur dans la clôture, c’est à dire enfermé avec Dieu, tarde son cœur de tout désordre ; où il n’y a que le cœur de Dieu, tout va bien. » 

2305

    Fènelon (1651-1715)
    (Entretien pour le jour de l’Assomption)
« Aimer en silence, ne vouloir que Dieu seul, ne tenir à rien, pas même à ses dons pour se les approprier avec complaisance ; souffrir tout en esprit d’amour ; souffrir la vie, comme les maux dont elle est pleine, par abandon à Dieu et dans le dépouillement intérieur ; n’avoir plus rien à soi et n’être plus à soi-même, vivre, mourir avec un cœur égal, ou plutôt n’avoir ni cœur ni volonté, mais laisser Dieu uniquement vouloir et s’aimer soi-même sans mesure au dedans de nous : oh ! Vous voilà, adoration pure, simple et parfaite ! C’est de tels adorateurs que le Père cherche. » 

2304

    Fènelon (1651-1715)
    (Lettre CXVI)
« Il faut se faire taire très souvent pour être en état d’écouter le maître intérieur qui enseigne toute vérité. Quand nous n’entendons pas cette voix intime et délicate de l’Esprit, qui est l’âme de notre âme, c’est une marque que nous ne nous taisons point pour L’écouter. Sa voix n’est point quelque chose d’étranger : Dieu est dans notre âme comme notre âme dans notre corps ; c’est quelque chose que nous ne distinguons plus de nous, mais quelque chose qui nous mène, qui nous retient, et qui interrompt toutes nos activités. Le silence que nous lui devons pour L’écouter n’est qu’une simple fidélité à n’agir que par la dépendance de Lui, et à cesser d’agir des qu’il nous faut sentir que cette dépendance commence à s’altérer. » 
Portrait de Fénelon par Joseph Vivien (xviiie siècle).

2261

    Gustave Thibon
(L'ignorance étoilée)
"Le grand prisonnier, c'est Dieu. Il faut descendre, par la prière, dans les oubliettes de notre âme, où nos passions terrestres et notre indifférence à l'éternel l'ont emmuré, pour le retrouver et le consoler. Quelles épaisseurs de murailles sourdes avons-nous construites pour étouffer la voix du captif ! Et, du même coup, c'est le meilleur de nous-mêmes que nous avons enterré dans le silence et dans la nuit." 

2252

    Saint Jean de la Croix (1542-1591)
(Prière pour demander le Silence en soi)
« Prends-moi, Seigneur,
dans la richesse divine de ton silence,
plénitude capable de tout combler en mon âme.
Fais taire en moi ce qui n’est pas toi,
ce qui n’est pas ta présence
toute pure, toute solitaire, toute paisible.
Impose silence à mes désirs,
à mes caprices, à mes rêves d’évasion,
à la violence de mes passions.
Couvre par ton Silence,
la voix de mes revendications, de mes plaintes.
Imprègne de ton Silence
ma nature trop impatiente de parler,
trop portée à l’action extérieure et bruyante.
Impose même silence à ma prière,
pour qu’elle soit élan vers Toi.
Fais descendre ton Silence jusqu’au fond de mon être et
fais remonter ce silence vers Toi en hommage d’amour !
Amen. » 

2235

    Esprit Fléchier (1632-1710)
   (Panégyrique de saint Joseph)
"Que j'aime à me le représenter sous un toit rustique, et dans une étroite et pauvre maison, loin du bruit et du tumulte du monde, se sanctifiant par le travail, par la retraite et par la prière ! Que dans ce sombre et petit espace, il se passa de grandes choses ! C'est là que se traçait le plan d'un monde nouveau, créé dans la justice et la sainteté de la vérité. C'est là que commençait à s'exécuter dans le temps les projets éternels de la miséricorde de Dieu. "

2069

      Fènelon (1651-1715)
       (Méditations tirées de l'Écriture Sainte)
"Mon Dieu, voici un temps d'abstinence et de privation. Ce n'est rien de jeûner des viandes grossières qui nourrissent le corps, si on ne jeûne aussi de tout ce qui sert d'aliment à l'amour-propre. Ô sainte abstinence, où l'âme, rassasiée de la volonté de Dieu, ne se nourrit jamais de sa volonté propre ! Que mon âme se nourrisse dans le silence en jeûnant de tous les vains discours ! Dans les conversations innocentes et nécessaires, je retrancherai ce que vous me ferez sentir intérieurement qui n'est qu'une recherche de moi-même. Quand je me sentirai porté à faire là-dessus quelque sacrifice, je le ferai gaiement. " 
"Ce n'est rien de jeûner des viandes grossières qui nourrissent le corps, si on ne jeûne aussi de tout ce qui sert d'aliment à l'amour-propre. " Fènelon (1651-1715)

2001

      Prière : "Prends-moi dans ton Silence"
       (Saint Jean de la Croix)
Prends-moi dans ton silence,
loin des bruits et de l’agitation du monde.
Dans un silence où tout mon être se retrouve en sa vérité,
en sa nudité,
en sa misère,
car ce silence me permet de me découvrir moi-même.
Fais taire en moi ce qui n’est pas de toi,
ce qui n’est pas ta présence.
Impose silence à mes désirs,
à mes caprices,
à mes rêves d’évasion,
à la violence de mes passions.
Imprègne de ton silence ma nature trop impatiente de parler,
trop encline à l’action extérieure et bruyante.
Fais descendre ton silence jusqu’au fond de mon être,
et fais remonter ce silence vers Toi, en hommage d’amour.

1889

     Jean-Nicolas Grou (1731-1903)
(Manuel des âmes intérieures)
"Devenir saint" : "Ce n'est pas dans la dissipation, dans l'agitation et le tumulte que la voix de Dieu se fait entendre, mais dans la solitude, dans la paix, dans le silence des passions et de l'imagination. Le plus grand pas que l'âme puisse faire vers la perfection est de se tenir habituellement en état d'entendre la voix de Dieu, de s'appliquer à posséder toujours son âme en paix, d'éviter tout ce qui la dissipe, tout ce qui l'inquiète, tout ce qui l'attache violemment. Tout ceci doit être pendant longtemps la matière d'un examen et d'un combat continuels."

1812

     Jacques Bertot (1620-1681)
(Opuscule 12)
On s'étonne souvent du peu de succès de l'Évangile aujourd'hui. C'est oublier que Jésus a choisi une vie cachée, ignorée, incomprise, alors qu'Il aurait fort bien pu séduire les foules à coup de miracles et de beaux discours. Pourquoi ? Parce que "La fécondité de l'Esprit de Dieu dans la terre n'est pas dans le beaucoup-parler, mais dans le profond silence, ses grands ouvrages se faisant dans le fond de l'âme, où tout est silence et dans le repos, l'action même étant son repos, comme son repos et son action." 

1792

     Guillaume Gibieuf (1583-1650)
    (De la Vie et des Grandeurs de la Vierge)
"Quand Dieu parle, sa Parole nous oblige à nous taire et à l'écouter ; mais quand Il se tait, mais quand Il se met même dans l'obligation de se taire et dans l'incapacité de parler, et qu'Il se réduit à la captivité de l'enfance, combien plus sommes-nous obligés au silence par son silence et son impuissance !
Adorons ce silence, imitons ce silence, et comme Marie est tirée et ravie dans le silence de Jésus Enfant, allons et adhérons à Marie, et demandons-lui qu'elle nous y tire avec elle. Car, qui ne doit beaucoup plus désirer de demeurer en silence que de parler, voyant Jésus et Marie, le Fils unique de Dieu et de sa Mère, en silence ? " 

1785

     Bx Columba Marmion (1858-1923)
(Le Christ, Vie de l'âme)
"Je vous enverrai l'Esprit Saint", nous a promis Jésus ; "Lui-même vous rappellera tout ce que je vous ai dit" (Jn 14, 26), L'Esprit de Vérité nous "rappelle les paroles" de Jésus. Qu'est-ce que cela signifie ? Quand nous contemplons les actions du Christ Jésus, ses mystères, il arrive qu'un jour telle parole, que nous avons maintes fois lue et relue sans qu'elle nous ait particulièrement frappés, prend tout à coup un relief surnaturel que nous ne lui connaissons pas auparavant. Cette parole divine, l'Esprit Saint, que la liturgie appelle "le doigt de Dieu", la grave, la burine dans l'âme ; elle y demeure toujours pour être une lumière et un principe d'action ; si l'âme est humble et attentive, cette parole divine y fait son oeuvre, silencieuse mais féconde." 

1663 

     Livre des Proverbes 
Chapitre 20, verset 15
« Il y a l’or et toutes sortes de perles,
mais la chose la plus précieuse, ce sont les lèvres instruites».

1662

     Joseph Rassam 
(J. RassamLe silence comme introduction à la métaphysique, Toulouse, Publications de l’Université de Toulouse-Le Mirail, 1980, p. 17.)

« la parole ne peut s’accomplir qu’en liaison intime avec un silence primordial dont elle apparaît d’abord comme une rupture, alors qu’elle en est l’expression ou la modulation. »

1661

     S. Kierkegaard
(Un compte rendu littéraire, Œuvres complètes - trad. Tisseau- tome VIII, Paris, Ed de l'Orante, 1979 page 216)

« Qu’est-ce que bavarder ? C’est abolir la disjonction passionnée entre se taire et parler. Seul un homme qui sait essentiellement se taire sait essentiellement parler ; et seul celui qui sait essentiellement se taire, sait essentiellement agir. ». »



1660

     Ben Sira 
(Si 20, 5-7)
« Tel se tait et passe pour sage,
tel autre se fait détester pour son bavardage.
Tel se tait parce qu’il ne sait que répondre,
tel autre se tait, connaissant le moment propice.
Le sage sait se taire jusqu’au bon moment,
mais le bavard et l’insensé manquent l’occasion ».


Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)