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2095

     Bx Columba Marmion (1858-1923)
     (Le Christ, vie de l'âme)
"Quand nous contemplons les actions du Christ Jésus, telle Parole, que nous avons maintes fois lue et relue sans qu'elle nous ait particulièrement frappés, prend tout à coup un relief surnaturel que nous ne lui connaissions pas auparavant ; c'est un trait de lumière, que l'Esprit Saint fait soudain jaillir du fond de l'âme. Cette Parole divine, l'Esprit Saint, que la liturgie appelle "le doigt de Dieu", la grave, la burine dans l'âme ; elle y demeure toujours pour être une lumière et un principe d'action ; si l'âme est humble et attentive, cette Parole divine y fait son oeuvre, silencieuse mais féconde."

Bible d'Arnstein (Allemagne) XIIème siècle - miniature ouvrant l'Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

1812

     Jacques Bertot (1620-1681)
(Opuscule 12)
On s'étonne souvent du peu de succès de l'Évangile aujourd'hui. C'est oublier que Jésus a choisi une vie cachée, ignorée, incomprise, alors qu'Il aurait fort bien pu séduire les foules à coup de miracles et de beaux discours. Pourquoi ? Parce que "La fécondité de l'Esprit de Dieu dans la terre n'est pas dans le beaucoup-parler, mais dans le profond silence, ses grands ouvrages se faisant dans le fond de l'âme, où tout est silence et dans le repos, l'action même étant son repos, comme son repos et son action." 

1785

     Bx Columba Marmion (1858-1923)
(Le Christ, Vie de l'âme)
"Je vous enverrai l'Esprit Saint", nous a promis Jésus ; "Lui-même vous rappellera tout ce que je vous ai dit" (Jn 14, 26), L'Esprit de Vérité nous "rappelle les paroles" de Jésus. Qu'est-ce que cela signifie ? Quand nous contemplons les actions du Christ Jésus, ses mystères, il arrive qu'un jour telle parole, que nous avons maintes fois lue et relue sans qu'elle nous ait particulièrement frappés, prend tout à coup un relief surnaturel que nous ne lui connaissons pas auparavant. Cette parole divine, l'Esprit Saint, que la liturgie appelle "le doigt de Dieu", la grave, la burine dans l'âme ; elle y demeure toujours pour être une lumière et un principe d'action ; si l'âme est humble et attentive, cette parole divine y fait son oeuvre, silencieuse mais féconde." 

1765

     Isaac de l'Etoile (v. 1105/1120 - 1178)
       (Isacco della Stella, Discorsi 51 (PL 194, 1863 s.)
« Ma­rie et l’Eglise sont une mère et plusieurs mères ; une vierge et plusieurs vierges. L’une et l’autre mère, l’une et l’autre vierge…C’est à juste titre que, dans les Écritures, inspirées par Dieu, ce qui est dit de façon générale pour l’Église vierge et mère, s’applique individuellement à Marie, vierge et mère et ce qui est dit en particulier de la Vierge mère qu’est Marie se comprend en général de l’Eglise vierge mère… Enfin, chaque âme croyante est également, à sa manière, épouse du Verbe de Dieu, mère, fille et soeur du Christ, à la fois vierge et féconde »

1701

     pape François 
( Homélie 25 juillet 2013)
"Le bon plat de la vie"

" Quand tu prépares un bon plat, si tu vois qu'il manque de sel, alors tu"mets" du sel. S'il manque d'huile, tu "mets" de l'huile... "mettre", c'est à dire déposer, verser. Il en va de même dans votre vie ; si vous voulez l'emplir de sens et de plénitude, comme vous le désirez et le méritez, je dis à tous et à chacun d'entre vous :

  • "Mets la foi", et ta vie aura une saveur nouvelle. Tu auras une boussole pour t'indiquer la direction. 
  • "Mets l'espérance", et chaque jour de ta vie sera illuminé. Ton horizon cessera d'être sombre et deviendra lumineux. 
  • "Mets l'amour", et ton existence sera commune maison construite sur le roc. Tu avanceras dans la joie, car tu rencontreras de nombreux amis pour t'accompagner. 
Mets la foi,
Mets l'espérance,
Mets l'amour !
  • " Mets le Christ" dans ta vie, et tu trouveras un ami en qui tu pourras toujours avoir confiance. 
  • "Mets le Christ", et tu verras croître les ailes de l'espérance pour parcourir le chemin de l'avenir dans la joie. 
  • "Mets le Christ", et ta vie sera emplie de son amour. Ce sera une vie féconde. Car nous désirons tous avoir une vie féconde, une vie qui transmette la vie aux autres !
  • "Mets le Christ" dans ta vie. En ces jours, Il t'attend : écoute-Le avec attention et sa présence enthousiasmera ton coeur. 
  • "Mets le Christ" : Il t'accueille dans le Sacrement du Pardon, et sa Miséricorde soigne toutes les blessures du péché. N'aie pas peur de demander pardon à Dieu, car dans son grand amour il ne se lasse jamais de pardonner, comme un père aimant. Dieu est pure miséricorde ! 
  • "Mets le Christ" : Il t'attend dans l'Eucharistie, Sacrement de sa Présence, de son Sacrifice d'amour ; Il t'attend aussi dans l'humanité de tant de jeunes qui t'enrichiront de leur amitié, qui t'encourageront de leur témoignage de foi, qui t'enseignement le langage de l'amour, de la bonté et du service. 
Toi aussi tu peux être un témoin joyeux de son amour, un témoin courageux de son Évangile, afin d'apporter un peu de lumière dans notre monde. Laisse-toi trouver par Jésus, laisse-toi aimer par Jésus. Il est un ami qui ne déçoit pas. "

1550

 prière pour les couples sans enfants


Seigneur,
Rappelle-toi ton Alliance éternelle avec nous.
Dans ta grande tendresse, viens au secours des couples infertiles,
regarde la détresse des femmes sans enfants.
Dans Ton infinie miséricorde fait jaillir la Vie en nous.
Que notre couple trouve sa fécondité en Toi.
Si telle est Ta volonté, confie-nous un enfant que nous pourrons Te consacrer.
Si Tu le veux, rends-nous féconds de toute autre manière.
Mais surtout, ne permets pas que notre couple se referme sur lui-même.
Ouvre-nous aux autres personnes souffrantes, qu'en les aidant nous surmontions notre peine.
Que nos coeurs soient toujours accueillants, à l'écoute l'un de l'autre et de toutes les personnes que Tu nous envoies
que notre âme soit toujours prête à bénir,
nos bras toujours prêts à consoler.
Pardonne-nous nos mouvements d'impatience,
nos regrets, nos colères, nos révoltes,
nos désamours passagers, nos divisions, nos doutes, nos peurs.
Augmente en nous la foi, l'espérance et la charité
que rayonne de plus en plus en nous ton Amour
car l'Amour ne passera jamais,
Amen

Amen
Amen.

1408

   Père Ranièro Cantalamessa

"dans le magazine Famille Chrétienne 1989, page 26"

"La fécondité de l'Eglise dépend de son amour pour le Christ. Le service le plus précieux que chacun de nous peut rendre à l'Eglise est donc celui d'aimer Dieu et de croïtre dans l'intimité avec Lui" -  

1087

professeur Jérôme Lejeune

Au procès de Maryville, une femme, Mary, demandait qu'on lui confiât les embryons congelés qu'elle avait eus avec son mari.Celui-ci demandant le divorce, s'opposait à cette requête.

Dans ce cas de divorce, il fallait trancher : " Car tout bien doit être partagé entre les personnes, toute propriété découpée ou, s'il le faut, liquidée pour être réglée en espèces ". Or, découper ou liquider ne règle rien dans notre espèce ; les enfants sont un bien qu'on ne peut partager (..) dans cette affaire, le juge devait juger de la nature de l'être à son commencement."

"C'est, disait Me Palmer, avocat de la mère, le procès du siècle sur ce point. Une cour se trouve obligée de répondre à la question : quand commence un homme ?"

L'argument était au sens le plus technique du terme, une querelle nominaliste. Les partisans de la non-humanité de la plus extrême jeunesse utilisaient le néologisme " pré-embryon " laissant penser qu'un pré-embryon ne mérite pas le respect dû à des embryons. Chose ou homme, il fallait que le Droit soit dit. Pour cela, il fallait les réponses de la génétique.

Pouvez-vous témoigner de leur humanité ?

Par ces mots, l'avocat appelait comme témoin scientifique Jérôme Lejeune. alors professeur de génétique fondamentale à l'université René Descartes. Il put exposer ce que les généticiens et les embryologistes savaient, établissant ainsi l'humanité des plus jeunes êtres humains.

Le 2 septembre 1989, le juge Dale Young confia à la mère la garde temporaire de ses 7 embryons dans le but d'une implantation.

Établissant l'humanité des embryons, ce jugement reconnait qu'un embryon n'est la propriété de personne puisqu'il est seul au monde à posséder la propriété de développer sa propre personne.
www.genethique.org)

1077

Jean Lafrance  (1931-1991) :  
En prière avec Marie, Mère de Jésus (ch. IV, 6), Abbaye Ste-Scholastique, Dourgne, 1985.

« Il n'y a aucun doute que Marie voulait et désirait la venue du Messie, comme Jean-Baptiste lorsqu'il envoie ses disciples demander à Jésus : "es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?" (Mt 11,3). Marie portait cet ardent désir, même si elle ne comprenait pas ses exigences dont elle découvrira bientôt la profondeur avec un certain effroi, lorsque l'ange la visitera.

Marie a forcément eu le désir de la maternité de Jésus, car le Saint-Esprit ne fait rien en nous, sans le faire désirer d'une manière inconsciente ou incoative. On obtient de Dieu ce qu'on espère de lui et, si on n'attend rien, le Saint-Esprit ne peut pas combler un désir inexistant. Seul le désir peut attirer Dieu en nous et il ne vient qu'à ceux qui le lui demandent avec intensité, confiance et persévérance. On pressent bien cette loi du désir dans l'éducation à la prière : on ne peut pas apprendre à prier à quelqu'un qui n'en a pas le désir intense. Si Marie avait le désir de la maternité, il faut tout de suite ajouter qu'elle ne savait pas ce qu'elle désirait, parce qu'étant habitée par l'Infini, elle était aussi mue par l'Infini. Par ailleurs, ayant fait le propos de virginité, elle ne pouvait pas désirer "quelque chose" dans le domaine de la maternité. Elle désirait dans la ligne des désirs du Peuple d'Israël, mais sans savoir quoi, parce qu'elle n'était pas fixée sur ses petites idées.
[...]
« En réalité, dans sa souplesse, elle avait déjà renoncé à tout..., ce qui est la seule façon de "choisir tout", comme le fit Thérèse, fille de Marie, deux mille ans après. Marie désirait autant la fécondité que la virginité. Ne pouvant abdiquer aucun de ses désirs, et ne voyant pas comment ils pouvaient se concilier, elle avait choisi de ne rien choisir et de s'en remettre à Dieu (avant même la parole de l'ange) sur le "Quomodo fiet istud ?" "Comment cela se fera-t-il ?". L'ampleur illimitée de sa soif exigeait justement, par sa folie même, qu'elle ne prenne aucune initiative pour l'assouvir. (C'est pourquoi je ne suis pas sûr qu'elle ait fait voeu de virginité. Elle a consacré à Dieu, tout simplement, les forces de son âme et de son corps). Incapable de sortir des contradictions où la plongeait le Saint-Esprit, elle s'en remettait à lui, dans une obscurité totale, du soin de les dénouer." (*) »

(*) : M.D. Molinié, "La Sainte Vierge et la Gloire", Cahiers sur la Vie Spirituelle, Deuième Série, L'Epouse, 1973.

1043

saint Léon le Grand

Préparons-nous au pardon mutuel".
« Le Seigneur a dit : "Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs". Il n'est donc permis à aucun chrétien de haïr qui que ce soit. Personne ne peut être sauvé, si ce n'est dans le pardon des péchés. Et ceux que la sagesse du monde méprise, nous ne savons à quel point la grâce de l'Esprit peut leur donner du prix.
Que le peuple de Dieu soit saint, et qu'il soit bon. Saint, pour se détourner de ce qui est défendu ; bon, pour agir selon les commandements. Bien qu'il soit grand d'avoir une foi droite et une saine doctrine, et que soit digne de louange la sobriété, la douceur et la pureté, toutes ces vertus demeurent pourtant vaines sans la charité. Et on ne peut pas dire qu'une conduite excellente soit féconde, si elle n'est pas engendrée par l'amour.
Que les croyants fassent donc la critique de leur propre état d'esprit, et qu'ils examinent attentivement les sentiments intimes de leur cœur. S'ils trouvent au fond de leur conscience quelques fruits de la charité, qu'ils ne doutent pas que Dieu est en eux. Et pour devenir de plus en plus capables d'accueillir un hôte si grand, qu'ils persévèrent et grandissent dans la miséricorde par des actes. Si en effet l'amour est Dieu, la charité ne doit connaître nulle borne, car aucune limite ne peut enfermer la divinité.
Pour traduire en actes ce bien de la charité, mes frères, il est vrai que tous les temps sont bons. Et pourtant, les jours que nous vivons nous y exhortent particulièrement. Ceux qui désirent accueillir la Pâque du Seigneur avec la sainteté de l'esprit et du corps, doivent s'efforcer avant tout d'acquérir cette grâce qui contient la somme des vertus et couvre une multitude de péchés.
Sur le point donc de célébrer le plus grand de tous les Mystères, celui où le Sang de Jésus-Christ a effacé nos iniquités, préparons tout d'abord le sacrifice de la miséricorde. » 

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père Antoine Chevrier (1826-1879)
La Sainteté , lumière de Dieu  
Les Saints sont la gloire de Dieu sur la Terre , ils sont l’expression vivante de la divinité ici-bas, ils sont des anges et le bonheur des hommes. 
Un saint, c’est un homme qui est uni à Dieu, qui ne fait qu’un avec Lui, qui demande à Dieu, qui parle à Dieu, et à qui Dieu obéit. C’est un homme qui tient tous les pouvoirs de Dieu en sa main, c’est un homme qui remue tout l’univers quand il est bien uni au Maître qui gouverne toutes choses. 
Les saints sont les hommes les plus puissants de la terre, ils attirent tout à eux, parce qu’ils ont la charité et la lumière de Dieu, et la fécondité de l’Esprit Saint. 
Ils ont la richesse de Dieu, qu’ils distribuent à chaque créature, ce sont les économes du bon Dieu sur la terre. 
Et il faut que vous deveniez des saints. 
Il faut que vous deveniez des lumières pour conduire les hommes dans le bon chemin, du feu pour échauffer les froids et les glacés, des images vivantes de Dieu sur terre.

  Le père Antoine CHEVRIER

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Marthe Robin 


(« Journal », 27 septembre 1931)


« Laisser à Dieu toute liberté d'action ! Quelle délivrance d'inquiétude ! Quelle moisson de joies et d'espérance ! Oh, que l'abandon à l'Amour est nécessaire, fécond, lumineux et saint ! »


583

Marthe Robin (1902-1981)
Extrait de son "journal"

1er mars 1930 (samedi)

Mon Dieu, vous le savez, je ne suis rien, je ne vaux rien, je ne puis rien ; mais je sais qu’en vous et par vous, Seigneur Jésus, tout se transforme en or pur, tout devient fruit et vie, trésor infini.

563

Marthe Robin (1902-1981)
Extrait de son "journal" 27 septembre 1931

Laisser Dieu libre d'agir en moi... me laisser faire par Lui, par le prochain, par les événements, en demeurant humble, confiante, obéissante à Dieu. 
Laisser à Dieu toute liberté d'action ! 
Quelle délivrance d'inquiétude ! 
Quelle moisson de joies et d'espérance !
oh, que l'abandon à l'Amour est nécessaire, fécond, lumineux et saint ! 

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)