Affichage des articles dont le libellé est - St Grégoire le Grand. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est - St Grégoire le Grand. Afficher tous les articles

2071

      Saint Grégoire le Grand (504-604) 
       (64ème pape - Homélie 16)
"Voilà le jeûne que Dieu approuve : un jeûne qui élève à ses yeux des mains remplies d'aumônes, un jeûne réalisé dans l'amour du prochain et imprégné de bonté. Prodigue à autrui ce dont tu te prives ; ainsi, la mortification même de ta chair viendra soulager la chair de ton prochain qui est dans le besoin. "
saint Grégoire le Grand par maître Théodoric, couvent Sainte-Agnès, Prague.

1883

     Saint Grégoire le Grand (v540-604)
(Homélie 27)
"Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera", nous dit Jésus. Or, Jésus signifie "Sauveur" : demander au nom du Sauveur, c'est demander ce qui se rapporte à notre Salut véritable. Si l'on demande ce qui ne convient pas à notre salut, ce n'est pas au Nom de Jésus qu'on le demande au Père." 

1732

    Saint Grégoire le Grand (540-604)
(Dialogues)
"Certes, on n'obtiendra jamais rien que Dieu n'ait prévu par avance ; mais ce que les saints obtiennent par leur prière, a justement été prévu par Dieu comme devant être obtenu par leur prière ! Dans sa toute-puissance, Il a prévu que les élus le seraient à travers leur fidélité, de telle sorte qu'ils méritent de recevoir par leur prière, ce qu'il a disposé de leur donner avant tous le siècles... Dieu avait décrété de multiplier par son fils Isaac la postérité d'Abraham, et cependant c'est par la prière qu'Isaac obtint d'avoir des enfants. " 

471

St Grégoire le Grand
Homélies sur le prophète Ezéchiel, 2, 5
Tant que notre esprit sera dissipé en images charnelles, il ne sera jamais capable de contempler (...), aveuglé qu’il sera par tant d’obstacles et de pensées qui l’agitent de tous côtés. Par conséquent, le premier degré à gravir — pour que l’âme puisse contempler la nature invisible de Dieu — est le recueillement intérieur.

372

St Grégoire le Grand
Règle pastorale, II, 3
La parole pénètre plus facilement dans le cœur de celui qui écoute lorsqu'elle est encouragée par las actions de celui qui la dit, car tout en invitant de la voix, il aide à l'accomplir par son exemple.

340

St Grégoire le Grand
Homélies sur les évangiles, II, 17, 1
Quelle langue est capable de dire, quelle intelligence de comprendre la grandeur des joies du Ciel : être parmi les anges, siéger avec les saints, dans la gloire du Créateur, voir la face de Dieu, sa lumière infinie ? (...). Rien qu'en entendant cela, le désir s'enflamme et l'on aspire à parvenir là où l'on espère se réjouir sans fin.

337

St Grégoire le Grand
Sur les sept psaumes pénitentiels, 6, 2
Dieu veut être prié, il veut être obligé, il veut être vaincu par une certaine insistance (...). Sois par conséquent diligent dans la prière ; sois opportun dans les supplications, tâche de ne jamais cesser de demander.

143

St Grégoire le Grand
Règle pastorale, III, 10
Il faut avertir les envieux de mesurer à quel point sont aveugles ceux que le progrès d’autrui déprime, que l’allégresse d’autrui ronge de tristesse (...). Ces avantages d’autrui qu’ils ne peuvent avoir, ils les auraient faits leurs, s’ils aimaient ! Oui, l’ensemble des hommes, tous unis fermement dans la foi, sont comme les membres que contient un seul corps (...). Il en résulte que le pied voit par l’œil et que les yeux marchent grâce aux pieds (...). Dans la constitution même de notre corps nous percevons ce que nous devons garder dans l’action. Il serait donc honteux de ne pas imiter ce que nous sommes. Ils sont nôtres, ces actes que sans même pouvoir les imiter nous aimons dans les autres ; et tout ce qu’on aime en nous devient le bien de ceux qui nous aiment. Qu’ils mesurent donc, les envieux, combien il est grand ce pouvoir de la charité de faire nôtre sans labeur ce qu’opère le labeur d’autrui.

119

St Grégoire le Grand
Règle pastorale, III, 9
Ce vice de l’impatience entraîne aussi, bien souvent, une coupable ostentation, flèche mortelle pour l’âme. Quand on ne supporte pas d’être méprisé dans le monde, on s’efforce d’étaler ses mérites cachés, s’il en est, et l’on est conduit de l’impatience à l’ostentation ; on ne peut supporter le mépris, et se découvrant soi-même on fait le fier en paradant. Aussi est-il écrit : L’homme patient vaut mieux que l’homme fier (Eccl 7,9). C’est que l’homme patient a mieux aimé souffrir tous les maux que faire connaître par une coupable ostentation ses mérites cachés. Par contre l’homme fier aime mieux que soient vantés ses mérites, même faux, pour ne pas avoir à souffrir la moindre blessure.

118

St Grégoire le Grand
Règle pastorale, II, 9
Le pasteur doit savoir aussi que fréquemment les vices se donnent l’apparence des vertus. Par exemple l’avarice se déguise souvent en souci de l’épargne, tandis que la prodigalité se cache sous le faux nom de libéralité. L’indulgence excessive est estimée souvent bonté, et le déchaînement de la colère, vigueur du zèle spirituel. On prend souvent la précipitation pour la promptitude à exécuter, et la lenteur à agir pour la prudence de la sagesse. Il est donc indispensable que le guide des âmes soit très attentif à distinguer vertus et vices.

022

St Grégoire le Grand
Règle pastorale, III, 9
La vertu même qui est la mère et la gardienne de toutes les autres, la charité, se perd à cause du vice de l’impatience. Car il est écrit : La charité est patiente (1 Cor 13,4). Sans la patience, la charité n’est pas. Par le vice de l’mpatience la science même, nourricière des vertus, se délite. Car il est écrit : La science d’un homme se reconnaît à sa patience (Prov 19,11). Dès lors, plus un homme se révèle impatient, moins il se montre docte. Car on ne peut véritablement dispenser le bien en enseignant si l’on ne sait pas en vivant supporter d’une âme égale le mal en autrui.

021

St Grégoire le Grand
Règle pastorale, III, 9
Il faut dire aux impatients que lorsqu’ils négligent de réfréner leur impétuosité ils sont entraînés à travers les abrupts d’injustices qu’ils ne cherchaient pas, parce que la fureur pousse l’âme là où ne l’attirait pas le désir, et que dans son transport elle agit comme inconsciente, ce dont ensuite, consciente, elle s’afflige. Il faut dire aussi aux impatients qu’en se précipitant sous la poussée de leur émoi, ils agissent souvent comme hors d’eux-mêmes, et dès lors, ont peine à se rendre compte du mal commis. En n’opposant aucune résistance à ce qui les trouble, ils dénaturent le bien même qu’ils avaient fait avec une âme tranquille, et ils détruisent, par leur aveugle impulsivité, tout ce qu’ils ont peut-être longuement construit par un clairvoyant labeur.

017

St Grégoire le Grand
Règle pastorale, III, 17
Souvent on corrige les orgueilleux plus efficacement si l’on mêle aux blâmes le réconfort de quelques éloges. Il faut leur représenter soit des mérites qu’ils possèdent par ailleurs, soit du moins ceux qu’ils pourraient avoir, s’ils ne les ont pas. Et il faut retrancher le mal qui en eux déplaît lorsque justement le rappel des mérites qui en eux plaisent aura disposé leur âme à une paisible écoute. (...) A une potion amère on ajoute la douceur du miel, pour qu’on ne ressente pas l’amertume salutaire mais désagréable au goût... Avec les orgueilleux il faut adoucir les premières phrases de la réprimande en y mêlant la louange : en recevant les compliments qu’ils aiment, ils accueilleront aussi les reproches qu’ils détestent.
Il nous est d’ordinaire plus facile de persuader avec fruit les orgueilleux en leur disant que leus progrès nous sont plus profitables qu’à eux, en leur demandant de travailler à leur amendement pour nous plus que pour eux. Car l’orgueil se plie aisément au bien, s’il croit qu’en s’y pliant il sera utile aussi aux autres.

016

St Grégoire le Grand
Règle pastorale, I, 1
Personne n’a la prétention d’enseigner un art sans l’avoir appris par une étude soutenue. Dès lors, se charger sans formation du magistère pastoral, quelle témérité ! C’est l’art des arts que le gouvernement des âmes. Ignorerait-on que les blessures de l’esprit sont plus secrètes que des blessures aux entrailles ? Et cependant il arrive souvent que des hommes n’ayant aucune connaissance des enseignements de l’Esprit ne craignent pas de se présenter en médecins du cœur, alors qu’on aurait honte de passer pour médecin des corps si l’on ignorait les propriétés des préparations pharmaceutiques.

010

St Grégoire le Grand
Règle pastorale, III, 29
Il faut avertir ceux qui pleurent des péchés de pensée d’examiner avec soin, dans le secret de leur cœur, s’ils ont failli seulement par la complaisance éprouvée ou bien par consentement. D’ordinaire le cœur tenté éprouve à la fois un plaisir, du fait de la dépravation de la chair, et par la raison résiste à cette dépravation, si bien que dans le secret de l’esprit ce qui plaît contriste et ce qui contriste plaît. (...)
Nous avons appris par l’exemple de notre premier père que toujours le mal de la faute est perpétré selon trois degrés : la suggestion, l’attrait, le consentement. Le premier par l’ennemi, le second par la chair, le troisième par l’esprit. L’adversaire aux aguets suggère le mal, la chair se soumet à l’attrait et à la fin l’esprit, vaincu par l’attrait, consent. (...)
Ainsi nous avons connaissance du péché par la suggestion, nous nous laissons vaincre par l’attrait, nous nous lions par le consentement.

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)