Affichage des articles dont le libellé est ** 2 Corinthiens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ** 2 Corinthiens. Afficher tous les articles

1917

      Benoît XVI
     (Homélie de Benoît XVI pour le Mercredi des Cendres 13 février 2013)

« Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut » (2 Co 6,2) : ces paroles de l’apôtre Paul aux chrétiens de Corinthe résonnent aussi pour nous avec une urgence qui n’admet ni absence ni inertie. Le terme « maintenant » répété à plusieurs reprises dit qu’on ne peut pas laisser passer ce moment ; il nous est offert comme une occasion unique qui ne se représentera pas. Et le regard de l’apôtre se concentre sur la dimension de partage dont le Christ a voulu caractériser son existence, en assumant tout ce qui est humain jusqu’à se charger du péché des hommes. L’expression de saint Paul est très forte : Dieu « l’a fait péché pour nous ». Jésus, l’Innocent, le Saint, « Celui qui n’avait pas connu le péché » (2 Co 5,21), se charge du poids du péché dont il partage l’issue avec l’humanité, qui est la mort et la mort sur la croix."

1310

  2 Corinthiens 5, 20

"Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu Lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu."

548

HOMÉLIE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME
SUR LA 2° LETTRE AUX CORINTHIENS

« Je déborde de joie dans toutes nos détresses »

De nouveau saint Paul aborde le thème de la charité, en modérant la sévérité de ses reproches. Après avoir réprimandé et blâmé les Corinthiens parce qu'ils ne l'aiment pas autant qu'il les aime, parce qu'ils se séparent de son amour et qu'ils s'associent à des hommes corrupteurs, il adoucit de nouveau la rudesse de ses reproches en leur disant : Comprenez-nous, c'est-à-dire : « Aimez-nous. » Il leur demande une faveur modique et qui sera plus profitable à ceux qui l'accordent qu'à ceux qui la reçoivent. Il n'a donc pas dit « Aimez-nous», mais ce qui est plus miséricordieux : Comprenez-nous.
Qui donc, demande-t-il, nous a éloignés de vous ? Qui nous a chassés de vos esprits ? Pourquoi sommes-nous à l'étroit chez vous ? Car il a dit précédemment : C'est en vous-mêmes que vous êtes à l'étroit. Ici il dit plus clairement : Comprenez-nous, faites-nous une place dans vos cœurs. Car rien ne suscite davantage l'amour chez celui qui est aimé, que de comprendre combien celui qui l'aime désire fortement son amour. ~
Je vous l'ai déjà dit, ajoute-t-il, vous êtes dans nos cœurs à la vie et à la mort. C'est un très grand amour, lorsque l'on est méprisé par des gens, de désirer vivre et mourir avec eux. Et vous n'êtes pas dans nos cœurs d'une façon quelconque, mais, déclare-t-il, comme je vous l'ai déjà dit. Il peut arriver que l'on aime, et que l'on fuie le péril. Mais ce n'est pas notre cas. ~
Je suis tout rempli de consolation. De quelle consolation ? De celle qui vient de vous, car, en revenant à de meilleures dispositions, vous m'avez consolé par votre conduite. C'est le fait de celui qui aime, et de reprocher de n'être pas aimé, et de craindre d'attrister en dépassant la mesure dans son reproche. C'est pourquoi il dit : Je suis tout rempli de consolation, je déborde de joie. ~
C'est comme s'il disait : « J'ai été découragé à votre égard, mais vous m'avez pleinement répondu et vous m'avez consolé. Non seulement vous m'avez enlevé le motif de ma tristesse, mais vous m'avez donné une joie supérieure. »
Ensuite, il manifeste l'importance de cette joie, non seulement en la montrant par ces paroles : Je déborde de joie, mais aussi en ajoutant : dans toutes nos détresses. Le plaisir que vous m'avez donné est si grand qu'il ne peut pas être assombri par une si grande détresse ; il surpasse par sa grandeur tous les chagrins qui nous ont assaillis, et qu'il ne nous permet même pas de ressentir.

@QuestionsdeFoi

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)