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        Benoît XVI
         (Message pour le Carême 2006)
"L’Église ressent aujourd’hui encore comme son devoir de demander à ceux qui détiennent des responsabilités politiques et qui ont entre leurs mains les leviers du pouvoir économique et financier de promouvoir un développement fondé sur le respect de la dignité de tout homme. Une importante authentification de cet effort consistera dans la liberté religieuse effective, entendue non pas simplement comme possibilité d’annoncer et de célébrer le Christ, mais aussi comme contribution à l’édification d’un monde animé par la charité. Dans cet effort, s’inscrit également la considération effective du rôle central que les valeurs religieuses authentiques jouent dans la vie de l’homme, en tant que réponse à ses interrogations les plus profondes et motivation éthique par rapport à ses responsabilités personnelles et sociales. Tels sont les critères sur la base desquels les chrétiens devront aussi apprendre à évaluer avec sagesse les programmes de ceux qui les gouvernent."

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    Saint Josémaria Escriva (1902-1975)
     (Quand le Christ passe, 18)
Avez-vu noté où se cache la grandeur de Dieu? Dans une crèche, sous des langes, dans une grotte. L’efficacité rédemptrice de notre vie ne se faire sans l’humilité, en arrêtant de penser à nous, en sentant la responsabilité d’aider les autres.
Dieu s’humilie pour que nous puissions nous en approcher, répondre à son amour avec le nôtre, afin que notre liberté s’incline non seulement devant le spectacle de sa puissance, mais devant la merveille de son humilité.
Grandeur d’un Enfant qui est Dieu: son Père est le Dieu qui a fait les cieux et la terre et lui est là, dans une mangeoire, quia non erat eis locus in diversorio, car il n’y eut point d’autre accueil pour le maître de toute la création.

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   Père Ambroise-Marie Carré (1908-2004)

"Nous sommes uniques, des chefs-d'oeuvre uniques qui sortent des mains de Dieu. Qu'allons-nous faire de cette existence irremplaçable ? Avons-nous peur d'une si grande responsabilité ? En effet, ce que suis, personne d'autre ne l'est, ne l'a été et ne le sera en dehors de moi. Qu'est-ce que les saints ont fait de cette dignité ? Pour ne pas l'abîmer et pour ne pas en être écrasés non plus ? Ils l'ont remise avec foi entre les mains de Dieu disant : "Seigneur, éternel est ton Amour, n'arrête pas l'oeuvre de tes mains."


père Ambroise-Marie Carré. (1908-2004), prêtre dominicain français, prédicateur et écrivain spirituel de renom. Il était membre de l'Académie française. Il gardait toujours de façon visible un petit carton en face de lui sur lequel était écrit : "Souviens-toi d'aimer".

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     Didaché
(Ecrit chrétien du 1er siècle)
"Ce que tu peux, tu le fais. Ce que tu ne peux pas, tu le confies à la miséricorde de Dieu".

1535

     Georges Bernanos (1888-1948)
  (sur son lit de mort)
" Je suis responsable de ce que je n'ai pas été"

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pape François 
le rejet du grand âge est un scandale
aleteia.org 04/03/2015

On juge une société à la façon dont elle traite ses anciens, l’attention aux "anciens" fait la différence entre les civilisations. Une civilisation où l’on prend soin des personnes âgées, où on leur fait une place, a de l’avenir, parce qu’elle sait respecter la sagesse, la sagesse des anciens. (...)
Ils sont une richesse, on ne peut pas les ignorer (…). Ils sont la réserve de sagesse de notre peuple ! Dans la tradition de l’Église il y a un bagage de sagesse qui a toujours soutenu une culture de proximité vis-à-vis des personnes âgées, une disposition à l’accompagnement affectueux et solidaire dans cette phase finale de la vie. Une telle tradition est enracinée dans l’Écriture sainte, comme l’attestent par exemple ces expressions du livre du Siracide : "Ne négligez pas les discours des anciens, parce qu’eux aussi, ont appris de leurs pères. D’eux, tu apprendras le discernement et comment répondre au moment du besoin" (Sir, 8,9) (…)
Les personnes âgées sont des hommes et des femmes, des pères et des mères, qui ont été avant nous sur la même route que nous, dans notre propre maison, dans la même bataille quotidienne que nous pour une vie digne. Ce sont des hommes et des femmes dont nous avons reçu beaucoup. Le vieillard n’est pas un fou. Le vieillard, c’est nous : dans peu de temps, dans longtemps, mais inévitablement, même si nous n’y pensons pas. Si nous n’apprenons pas à bien traiter les personnes âgées, nous serons traités de la même façon.
(...) Une communauté chrétienne où la proximité et la gratuité ne seraient plus considérées comme indispensables perdrait son âme. Là où les personnes âgées ne sont plus honorées, il n’y a pas d’avenir pour les jeunes ».


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Benoît XVI 
Regina Cæli, 8 mai 2005 (VII Dimanche de Pâques)
(Journée mondiale des Communications sociales)
En ce dimanche a lieu la Journée mondiale des Communications sociales, sur le thème: « Les moyens de communication au service de la compréhension entre les peuples ». En l’époque actuelle de l’image, les mass media constituent effectivement une ressource extraordinaire en vue de promouvoir la solidarité et l’entente de la famille humaine. Nous en avons eu récemment une preuve extraordinaire à l’occasion de la mort et des funérailles solennelles de mon bien-aimé Prédécesseur Jean-Paul II. Tout dépend toutefois de la façon dont ils sont utilisés. Ces instruments importants de la communication peuvent favoriser la connaissance réciproque et le dialogue, ou bien, au contraire, alimenter les préjugés et le mépris entre les individus et les peuples ; ils peuvent contribuer à diffuser la paix ou à fomenter la violence. Voilà pourquoi il faut toujours faire appel à la responsabilité personnelle ; il est nécessaire que chacun joue son rôle pour assurer, dans toute forme de communication, l’objectivité, le respect de la dignité humaine et l’attention au bien commun. De cette manière, l’on contribue à abattre les murs d’hostilité qui divisent encore l’humanité, et l’on peut consolider ces liens d’amitié et d’amour qui sont le signe du Royaume de Dieu dans l’histoire.

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pape François
Tweet du 1er août 2018

"Tous dans l'Eglise nous avons la responsabilité de nous sanctifier, en prenant soin des autres" 

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Benoît XVI
Audience générale, 7 juin 2006
A Jésus qui demande : "Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui
suis-je ?", Pierre répond : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant !" (Mt 16, 15-16). En réponse, Jésus prononce alors la déclaration solennelle qui définit, une fois pour toutes, le rôle de Pierre dans l'Eglise : "Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise... Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux" (Mt 16, 18-19).
Les trois métaphores auxquelles Jésus a recours sont en elles-mêmes très claires : Pierre sera le fondement rocheux sur lequel reposera l'édifice de l'Eglise ; il aura les clefs du Royaume des cieux pour ouvrir ou fermer à qui lui semblera juste ; enfin, il pourra lier ou délier, au sens où il pourra établir ou interdire ce qu'il considérera nécessaire pour la vie de l'Eglise, qui est et qui demeure au Christ. Elle est toujours l'Eglise du Christ, et non de Pierre. C'est ainsi qu'est décrit par des images d'une évidence plastique ce que la réflexion successive appellera le "primat de juridiction".

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St Josémaria Escriva
Amis de Dieu, n° 62
Luttez contre la compréhension excessive que chacun a pour soi ; soyez exigeants envers vous-mêmes ! Parfois, nous pensons trop à notre santé, au repos qui ne saurait manquer, dans la mesure précisément où il nous permet de reprendre le travail avec des forces renouvelées. Mais le repos ― je l'ai écrit il y a déjà si longtemps ― ne consiste pas à ne rien faire : c'est se distraire à des activités qui exigent moins d'efforts.
D'autre part, sous de faux prétextes, nous sommes trop nonchalants. Nous perdons de vue la responsabilité sainte et bénie qui pèse sur nos épaules. Nous nous limitons tout juste à ce qu'il faut pour nous tirer d'affaire. Nous nous laissons entraîner par des raisons qui n'en sont pas, pour nous tourner les pouces, alors que Satan et ses alliés, eux, ne prennent pas de vacances.

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St Jean Chrysostome
Homélies sur l'évangile de St Matthieu, 15, 7
Si les autres deviennent insipides vous pouvez leur rendre la saveur ; mais si cela vous arrivait à vous-mêmes, votre perte entraînerait aussi les autres. C'est ainsi que plus vous occupez des charges élevées, plus vous avez besoin de ferveur et de zèle.

335

Bible - Nouveau Testament
Jean 21, 15-19
Lorsqu'ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?" Il lui répondit : "Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime." Jésus lui dit : "Pais mes agneaux."
Il lui dit une seconde fois : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?" Pierre lui répondit : "Oui, Seigneur, tu sais bien que je t'aime." Jésus lui dit : "Pais mes agneaux."
Il lui dit pour la troisième fois : "M'aimes-tu ?" et il lui répondit : "Seigneur, tu connais toutes choses, tu sais bien que je t'aime." Jésus lui dit : "Pais mes brebis."
"En vérité, en vérité je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas."
Il dit cela, indiquant par quelle mort Pierre devait glorifier Dieu. Et après avoir ainsi parlé, il ajouta : "Suis-moi".

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Benoît XVI
Prière au pied de la "Mariensäule", samedi 9 septembre 2006 (Marienplatz, Munich)
Sainte Mère du Seigneur,
Nos ancêtres, dans une période de difficultés, ont élevé ici ta statue, au cœur de la ville de Munich, pour te confier la ville et le pays. Sur les routes de leur vie quotidienne, ils voulaient Te rencontrer toujours à nouveau et apprendre de Toi comment vivre de la manière juste leur existence humaine ; apprendre de Toi comment pouvoir trouver Dieu et trouver ainsi l'harmonie entre eux. Ils t'ont donné la couronne et le sceptre, qui étaient alors le symbole de la seigneurie sur le pays, car ils savaient qu'ainsi le pouvoir et la domination auraient été entre de bonnes mains - entre les mains de la Mère.
Ton Fils, peu avant l'heure du congé, a dit à ses disciples : "Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous" (Mc 10, 43sq). Toi, à l'heure décisive de ta vie, Tu as dit : "Je suis la servante du Seigneur" (Lc 1, 38) et Tu as vécu toute ton existence comme un service. C'est ce que Tu continues à faire au cours des siècles de l'histoire. De même qu'autrefois, à Cana, Tu as intercédé silencieusement et avec discrétion pour les époux, Tu agis toujours ainsi : Tu te charges de toutes les préoccupations des hommes et Tu les apportes devant le Seigneur, devant ton Fils. Ton pouvoir est la bonté. Ton pouvoir est le service.
Enseigne-nous - grands et petits, dominateurs et serviteurs - à vivre notre responsabilité de cette manière. Aide-nous à trouver la force pour la réconciliation et pour le pardon. Aide-nous à devenir patients et humbles, mais également libres et courageux, comme Tu l'as été à l'heure de la Croix. Tu portes Jésus dans tes bras, l'Enfant qui bénit, l'Enfant qui est aussi le Seigneur du monde. De cette façon, en portant Celui qui bénit, tu es toi-même devenue une bénédiction. Bénis-nous, bénis cette ville et ce pays ! Montre-nous Jésus, le fruit béni de ton sein ! Prie pour nous pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen !

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St Josémaria Escriva
Entretiens, n. 93
Le conseil d'un autre chrétien et spécialement celui d'un prêtre — en matière de foi ou de morale — est une aide puissante pour reconnaître ce que Dieu attend de nous dans une circonstance déterminée ; mais le conseil n'élimine pas la responsabilité personnelle. C'est à nous, à chacun d'entre nous, qu'il appartient de décider finalement, et nous aurons à rendre compte personnellement à Dieu de nos décisions.
Par-dessus les conseils privés, il y a la loi de Dieu, qui est contenue dans la Sainte Écriture et que le magistère de l'Église — assistée par l'Esprit Saint — conserve et nous propose. Lorsque les conseils particuliers contredisent la parole de Dieu telle que nous l'enseigne le magistère, il faut s'écarter fermement de ces opinions erronées. (...)
La direction spirituelle n'a pas pour tâche de fabriquer des créatures dépourvues de jugement propre et qui se limitent à exécuter matériellement ce qu'un autre leur dit ; au contraire, la direction spirituelle doit tendre à former des personnes au jugement sain. Et le jugement suppose de la maturité, des convictions fermes, une connaissance suffisante de la doctrine, un esprit plein de délicatesse, l'éducation de la volonté.

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père Raniero Cantalamessa
Homélie, 21 avril 2000 (Vendredi Saint, Basilique St Pierre)
"J’ai toujours cherché Dieu et je ne l’ai pas trouvé. Je l’ai toujours cherché, car je crois que la foi peut donner une force extraordinaire. Mais je ne me sens pas responsable ou coupable du fait que cette force m’ait manquée. Et si je trouvais Dieu, je lui demanderais : Pourquoi ne m’as-tu pas donné la foi ?" (Indro Montanelli, entretien, Il Gazzettino 22-I-00, p. 11).
Je voudrais répondre à cette personne et à celles, nombreuses, qui sont dans cette même situation : peut-être Dieu ne t’a-t-il pas donné la foi pour que tu l’aides à purifier la foi de celui qui devait te l’annoncer et lui faire sentir la responsabilité et l’urgence de le faire. Cependant, tu connais la réponse qu’ont entendue des hommes comme Augustin et Pascal, qui avaient posé la même question à Dieu : "Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé". "Si je ne t’avais pas déjà trouvé !". Désirer sans croire peut constituer une foi plus pure que croire sans désirer, en tenant tout pour sûr.

016

St Grégoire le Grand
Règle pastorale, I, 1
Personne n’a la prétention d’enseigner un art sans l’avoir appris par une étude soutenue. Dès lors, se charger sans formation du magistère pastoral, quelle témérité ! C’est l’art des arts que le gouvernement des âmes. Ignorerait-on que les blessures de l’esprit sont plus secrètes que des blessures aux entrailles ? Et cependant il arrive souvent que des hommes n’ayant aucune connaissance des enseignements de l’Esprit ne craignent pas de se présenter en médecins du cœur, alors qu’on aurait honte de passer pour médecin des corps si l’on ignorait les propriétés des préparations pharmaceutiques.

015

Concile Vatican II
Gaudium et spes, n. 31, §3
...pour que tous le citoyens soient poussés à participer à la vie des différents groupes qui constituent le corps social, il faut qu’ils trouvent en ceux-ci [les pouvoirs publics] des valeurs qui les attirent et qui les disposent à se mettre au service de leurs semblables. On peut légitimement penser que l’avenir est entre les mains de ceux qui auront su donner aux générations de demain des raisons de vivre et d’espérer.

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)