Affichage des articles dont le libellé est Nuit obscure. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nuit obscure. Afficher tous les articles

2480 - Pape François - Audience Générale - Catéchèse du 10 juin 2020

N'ayez pas peur de votre faiblesse...
"Frères et sœurs, poursuivant notre catéchèse sur la prière, nous méditons aujourd’hui sur la figure de Jacob dont la ruse était le meilleur atout. En fait, Jacob réussit à soustraire à son père Isaac la bénédiction et le droit d’aînesse destinés à son frère aîné Esaü avec qui il était en rivalité depuis l’enfance. Contraint de fuir loin de son frère, il semble réussir en tout grâce à son habileté dans les affaires. Un jour, sentant la nécessité de rentrer dans sa patrie où vivait encore Esaü, Jacob se met en route avec tous ses biens. Ici, le livre de la Genèse nous livre une page mémorable. Il s’agit du combat de Jacob avec Dieu. Seul, dans la nuit, Jacob pense à l’issue de la rencontre avec son frère avec qui les rapports sont mauvais. Et là, un inconnu le saisit et une lutte s’engage. Cet inconnu lui donne un nouveau nom, Israël et le bénit. Jacob comprend qu’il a rencontré Dieu face à face. Lutter avec Dieu est une métaphore de la prière. Cette nuit, à travers ce combat, le patriarche sort transformé. Il n’est plus l’homme stratège et calculateur. Il redécouvre son impuissance et sa fragilité. C’est dans sa vulnérabilité que Jacob reçoit la bénédiction de Dieu. Nous TOUS, NOUS AVONS UN RENDEZ-VOUS DANS LA NUIT AVEC DIEU. En luttant contre l’inconnu, nous prenons conscience de notre pauvreté. C’est en ce moment que Dieu nous donne un nom nouveau qui contient le sens de toute notre vie et la bénédiction réservée à celui qui se laisse transformer."

2434

        Saint Anselme (1033-1109)
       ( Prière : Ô Lumière souveraine et inaccessible, Tu es tout alentour de moi et je ne puis Te percevoir)
«« Mon âme, as-tu trouvé ce que tu cherchais ? Tu cherchais Dieu, et tu as trouvé qu'Il était supérieur à tous les êtres et tel qu'on ne peut rien penser de meilleur que Lui; qu'Il était la Vie même, la Lumière, la Sagesse, la Bonté, l'éternelle Béatitude et la bienheureuse Éternité; et qu'Il l'était toujours et partout. 
Seigneur mon Dieu, qui m'as créé et racheté, réponds au désir de mon âme, en lui déclarant ce qui diffère en Toi de ce qu'elle a vu, afin qu'elle contemple à découvert l'objet de son désir. Elle s'applique à mieux voir et elle ne voit que ténèbres au-delà de ce qu'elle a vu; ou plutôt elle ne voit pas de ténèbres, car il n'y en a pas en toi, mais elle voit qu'elle ne peut voir davantage, bornée qu'elle est par ses propres ténèbres. Vraiment, Seigneur, elle est inaccessible, la Lumière où Tu habites. Nul autre que Toi, vraiment, ne peut pénétrer en cette Lumière, et là Te contempler à découvert.  
C'est pour cela, en vérité, que je ne peux la voir: elle est trop éclatante pour ma vue. Et pourtant, tout ce que je vois, c'est grâce à elle que je le distingue, comme un oeil trop fragile voit, grâce au soleil, tout ce qu'il aperçoit, sans pouvoir cependant regarder le soleil lui-même. Mon intelligence demeure impuissante devant ta Lumière; elle est trop éclatante. L'oeil de mon âme est incapable de la recevoir, et il ne supporte même pas de rester longtemps fixé sur elle. Mon regard est blessé par son éclat, dépassé par son étendue; il se perd dans son immensité et reste confondu devant sa profondeur. 
Ô Lumière souveraine et inaccessible ! Ô Vérité totale et bienheureuse ! Que Tu es donc loin de moi, et pourtant je suis si près de Toi ! Tu échappes presque entièrement à ma vue, tandis que je suis, moi, tout entier sous ton regard. En tout lieu rayonne la plénitude de ta Présence, et je ne te vois pas. C'est en Toi que j'agis et que j'ai l'existence, pourtant je ne puis atteindre jusqu'à Toi. Tu es en moi, Tu es tout alentour de moi, et je ne puis te percevoir. 
Je t'en prie, mon Dieu, fais que je te connaisse, fais que je t'aime pour que ma joie soit en toi. Et si je ne le peux pleinement en cette vie, puissé-je du moins y progresser tous les jours, jusqu'à parvenir à la plénitude. Qu'en cette vie ta connaissance croisse en moi, et qu'elle soit achevée au dernier jour; que grandisse en moi ton amour et qu'il soit parfait dans la vie à venir, pour que ma joie, déjà grande ici-bas en espérance, soit alors achevée dans la réalité. 
Seigneur Dieu, par ton Fils Tu nous as donné l'ordre, ou mieux, le conseil, de demander; et Tu as promis que nous serions exaucés, afin que notre joie soit parfaite. Je te fais, Seigneur, la prière que Tu nous suggères par Celui qui est notre Conseiller admirable. Puissé-je recevoir ce que Tu as promis par ta vérité, pour que ma joie soit parfaite. Dieu vrai, je te fais cette prière; exauce-moi pour que ma joie soit parfaite. 
Que désormais ce soit la méditation de mon esprit et la parole de mes lèvres. Que ce soit l'amour de mon coeur et le discours de ma bouche, que ce soit la faim de mon âme, la soif de ma chair et le désir de tout mon être, jusqu'à ce que j'entre dans la joie du Seigneur, Dieu unique en trois Personnes, béni pour les siècles. Amen. » 
»

2370

    Saint Jean de la Croix
    (Prologue 2)
« Pour dire quelque chose de cette nuit obscure, (…) ne cessant pas de m’appuyer sur l’expérience et la science, je me servirai, avec l’aide de Dieu, de la divine Écriture. En nous laissant guider par elle, nous ne pouvons errer car celui qui parle en elle c’est l’Esprit-Saint. » 

2365

    Saint Jean de la Croix
    (II MC 4,7)
« La foi est au-dessus de tout ce que l’âme peut comprendre, goûter, ressentir et imaginer. Si elle ne s’aveugle pas à tout cela, restant dans une obscurité totale, [l’âme] ne parviendra pas à ce qui est meilleur, à savoir ce qu’enseigne la foi. L’aveugle dont la cécité n’est pas totale ne se laisse pas facilement conduire par son guide. Pour si peu qu’il voie, il pense qu’il est mieux d’aller par le chemin qu’il aperçoit car il n’en voit pas de meilleur. Ainsi, imposant sa volonté, peut-il égarer celui qui le guide et qui voit mieux que lui. Il en est ainsi de l’âme en chemin : si elle prend appui sur son propre savoir ou sur ce qu’elle goûte ou connaît de Dieu (de toute façon, même si c’est beaucoup, c’est très peu et très différent de ce que Dieu est), elle s’égarera facilement ou s’arrêtera parce qu’elle ne veut pas rester complètement aveugle, dans la foi qui est son véritable guide. » 
Mosaïque du père Mardo Ivan Rupnik, directeur du centre Aletti à Rome.

2364

    Saint Jean de la Croix
    (II MC 4,7)
« De cette manière et dans l’obscurité, l’âme se rapproche beaucoup de l’union par le moyen de la foi qui, elle aussi, est obscure et qui lui donne ainsi une admirable lumière. (…) Par conséquent, sur ce chemin et en aveuglant ses facultés, l’âme doit voir la lumière ; c’est ce que dit le Sauveur dans l’Évangile : Je suis venu dans ce monde pour un discernement, afin que voient ceux qui ne voient pas et que deviennent aveugles ceux qui voient (Jn 9, 39), ce que l’on doit comprendre littéralement du chemin spirituel. Il convient de savoir que l’âme qui restera dans l’obscurité, fermant les yeux à toutes ses lumières personnelles et naturelles, verra surnaturellement, et celle qui aura voulu s’appuyer sur quelqu’une de ses lumières s’aveuglera d’autant plus et s’arrêtera sur le chemin de l’union. » 

2363

    Saint Jean de la Croix
    (II MC 4,6)
« Pour l’âme, cette excessive lumière de foi qu’on lui donne est obscure ténèbre parce que le plus l’emporte sur le moins et nous en prive. La lumière du soleil nous prive de toutes les autres lumières qui ne paraissent plus quand elle brille ; elle surpasse notre puissance visuelle, l’aveugle même et la prive de ce qu’elle pourrait voir dans la mesure où cette lumière est disproportionnée et excessive pour notre vue. De même la lumière de la foi, par son grand excès, accable et surpasse celle de l’intelligence car celle-ci n’a pour domaine que celui d’une faculté naturelle, bien qu’elle soit apte au surnaturel lorsque notre Seigneur voudra bien l’y élever. (…) La foi est une nuit obscure pour l’âme et, de cette manière, elle lui donne la lumière ; plus elle obscurcit l’âme et plus elle lui donne de lumière parce que c’est en aveuglant qu’elle la lui donne. (…) Cela fait clairement comprendre que l’âme doit être dans la ténèbre pour être éclairée sur son chemin. » 

2362

    Saint Jean de la Croix
    (I MC 3, 1)
« Nous appelons ‘nuit’ le renoncement à la saveur recherchée en toutes choses. En effet, de même que la nuit n’est rien d’autre que la privation de lumière et, par conséquent, de tout ce qu’on peut voir grâce à elle (ce qui laisse la capacité visuelle à l’obscur et sans rien), ainsi peut-on appeler ‘nuit’ le renoncement à l’attirance pour toutes choses car, privée de la saveur qu’elle recherche, l’âme demeure comme à l’obscur et sans rien. » 

2361

    Saint Jean de la Croix
    (II MC 4,5)
« Pour bien se laisser guider par la foi, l’âme doit non seulement tenir dans l’obscurité le domaine des sens, celui du créé et du temporel, mais encore aveugler et obscurcir le domaine de la raison qui a rapport à Dieu et au spirituel. En effet, pour qu’une âme parvienne à la transformation surnaturelle, il est évident qu’elle doit, les yeux fermés, prendre de la distance avec tout ce qui est propre à sa nature, tant sensible que rationnelle. » 

2360

    Saint Jean de la Croix
    (II MC 4,5)
« Si, à un aveugle de naissance qui n’a jamais vu aucune couleur, on explique comment est le blanc ou le jaune, quoi qu’on lui en dise il n’en comprendra rien parce qu’il n’a jamais vu de telles couleurs, ni rien qui leur ressemble pour lui permettre d’en juger : il lui restera leur nom parce qu’il a pu le percevoir par l’oreille, mais ni la nature ni l’aspect puisqu’il ne les a jamais vus. La foi agit de la même manière dans l’âme : elle nous dit des choses que nous n’avons jamais vues ni connues. » 

2329

        Jean-Nicolas Grou (1731-1803)
         (Manuel des âmes intérieures)

"La voie de foi est essentiellement une voie obscure, une voie où l'âme ne connaît rien par les lumières ordinaire de la raison. Il est donc évident que, dans une telle voie, ce n'est plus par nos réflexions que nous devons nous conduire, mais par les lumières de la foi et par le mouvement du Saint Esprit.
Il est essentiel que l'âme marche à l'aveugle, et qu'elle se repose sur Dieu du soin de la gouverner et de la conduire sûrement au terme, sans qu'elle sache où elle est, où elle va, où elle aboutira. Ainsi, tout raisonnement, toute prévoyance, tout examen, tout regard sur soi, est sévèrement interdit comme une infidélité, un écart hors de la voie, une tentation dont l'effet immanquable est de retirer l'âme de la conduite de Dieu."

2302

    Saint Jean de la Croix
    (Nuit Obscure Livre 2 ch.19,2)
« Cette recherche du Bien- Aimé est continuelle…cherchez- Le en toutes choses et ne vous arrêtez à aucune que vous ne l’ayez trouvé…l’âme n’est occupée que de son amour» 

2109

    Jean Rigoleuc (1595-1658)
(Lettre du 19 juillet 1646)
"L'hiver n'est pas moins utile aux arbres que l'été, bien qu'il ne le semble pas. C'est ordinairement dans ce temps de sécheresse et dans cet état de peines que Dieu reconnaît les âmes qui sont capables de s'avancer dans la perfection." (Jean Rigoleuc (1595-1658) - Lettre du 19 juillet 1646)

2032

      Saint John Henri Newman (1801-1890)
     (Prière)
"Dans les ombres qui m'environnent,
Conduis-moi,
la nuit est sombre et je suis loin de mon foyer,
Conduis-moi,
Je ne demande pas à voir les horizons lointains,
un seul pas à la fois, c'est assez pour moi,
Conduis-moi,
Ô très douce Lumière."

1966

      Saint Pio de Pietrelcina
(Lettre de Padre Pio au père Agostino - fin janvier 1916) 

" Mon âme ne cesse de soupirer sous le poids de cette nuit qui l'entoure et la pénètre totalement. Mais elle se trouve dans l'incapacité de penser, non seulement à des choses surnaturelles, mais même aux choses les plus simples. En outre, quand l'âme est sur le point de saisir le moindre rayon de la divinité, toute sorte de lumière disparaît aussitôt à son regard. La volonté se sent hors d'elle et s'efforce d'aimer mais elle devient soudain dure et ferme comme le roc. La mémoire fait tout pour s'attacher à quelque chose qui pourrait la consoler, mais tout, tout est inutile. N'est-ce-pas horrible ? Et ce n'est pas tout mon père. Ce qui accroît le plus mon tourment, c'est qu'il m'arrive parfois de me souvenir vaguement d'avoir, en d'autres temps connu et aimé ce même Seigneur que je n'ai plus l'impression de connaître ni d'aimer, comme s'il était devenu pour moi un inconnu, un absent, un étranger. Je m'efforce alors de trouver trace au moins chez les créatures de Celui que mon âme désire. Mais qui peut le dire ? je n'y reconnais plus l'image habituelle de Celui qui m'a abandonné. C'est alors que l'âme, vaincue par l'épouvante et la terreur, ne sachant plus que faire pour trouver son Dieu, s'écrie, en luttant avec son Seigneur : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Mais quel horrible effroi ! Personne ne répond à ce vide qu'elle ressent au fond d'elle même, pas même l'écho. Néanmoins, l'âme ne s'avoue pas encore vaincue. Elle fait de nouveaux efforts, mais toujours en vain. Elle sent alors que toute sa chaleur diminue, que toute sa force cesse, que ses pieux sentiments se sont complètement assoupis. 
Arrachée à son Époux, déchirée jusqu'au plus profond d'elle-même, elle ne sait plus que faire dans cette nuit si obscure. Et, ce qui augmente encore mon supplice, c'est que ces tortures insupportables paraissent ne pas devoir finir. La pauvre âme ne voit pas de fin, à son horrible misère. J'ai l'impression qu'un mur de bronze m'enferme pour toujours dans cette atroce prison. 
Les peines que j'éprouve alors sont si nombreuses et si aiguës que je ne saurais vous en montrer la différence par rapport à celles que je souffrirais si j'étais dans l'enfer même ; au contraire, permettez-moi de le dire, ici, dans cet état, je devrais souffrir encore davantage, en raison de l'amour dont le créateur est aimé. Mais poursuivons ! 
Lorsque ce martyre atteint son apogée, il me semble que mon âme est proche de se consoler à l'idée que, finalement, elle devra nécessairement tomber sous le poids de ces douleurs, car il est tout à fait impossible de les supporter plus longtemps." 

 
 

1965

      Saint Pio de Pietrelcina
(Lettre de Padre Pio au père Agostino - fin janvier 1916) 

"Depuis quelques temps, mon âme se trouve plongée jour et nuit dans une profonde nuit de l'esprit. Les ténèbres spirituelles durent des heures interminables, des jours interminables, et souvent des semaines entières. Lorsque je suis dans cette nuit, je ne saurais vous dire si je me trouve en enfer ou au purgatoire. Les intervalles pendant lesquels un rayon de lumière atteint mon esprit sont très fugaces et, tandis que je cherche alors à réfléchir sur mon être, je me sens retomber tout à coup dans cette sombre prison. Aussitôt, je perds le souvenir de toutes les faveurs dont le Seigneur s'est montré si généreux envers mon âme. Où est le goût de l'adorable Présence divine dont elle jouissait ? Tout, tout s'est évanoui de son intelligence, de son âme. C'est un désert infini de ténèbres, d'abattement, d'insensibilité, c'est la terre natale de la mort, là que se trouve ma pauvre âme, bien loin de son Dieu et seule face à elle-même." 

1964

      Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus 
(Histoire d'une âme, 1972 - page 244 - Lettre du père Agostino à Padre Pio - 22 mars 1916) )

" L'histoire de toutes les âmes de Jésus contient des pages douloureuses, mais étonnantes, de nuit profondes. La vénérable soeur Thérèse de l'Enfant Jésus,(qui est sainte et Docteur de l'Eglise aujourd'hui) racontant l'histoire de son âme à sa mère supérieure, parle de sa nuit obscure et emploie ces mots précis :
"Ma Mère bien aimée, je vous parais peut-être exagérer mon épreuve, en effet si vous jugez d'après les sentiments que j'exprime dans les petites poésies que j'ai composées cette année, je dois vous sembler une âme remplie de consolations et pour laquelle le voile de la foi s'est presque déchiré, et cependant... ce n'est plus un voile pour moi, c'est un mur qui s'élève jusqu'aux cieux et couvre le firmament étoilé... Lorsque je chante le bonheur du Ciel, l'éternelle possession de Dieu, je n'en ressens aucune joie, car je chante simplement ce que je veux croire. Parfois, il est vrai, un tout petit rayon de soleil vient illuminer mes ténèbres, alors l'épreuve cesse un instant, mais ensuite le souvenir de ce rayon, au lieu de me causer de la joie, rend mes ténèbres plus épaisses encore. O ma Mère, jamais je n'ai si bien senti combien le Seigneur est doux et miséricordieux, Il ne m'a envoyé cette épreuve qu'au moment où j'ai eu la force de la supporter, plus tôt je crois bien qu'elle m'aurait plongée dans le découragement... Maintenant elle enlève tout ce qui aurait pu se trouver de satisfaction naturelle dans le désir que j'avais du Ciel..." (Histoire d'une âme, 1972 - page 244) 
Ne te semble t'il pas, mon cher, que la vénérable soeur Thérèse dépeint la nuit de toute âme ? "

1772

     pape François 
(Homélie du 24 décembre 2013)
"Marcher. Ce verbe fais penser au cours de l'histoire, à ce long chemin qu'est l'histoire du salut, et qui commence avec Abraham, notre père dans la foi, que le Seigneur appela un jour à partir, à quitter son pays pour aller vers la terre qu'il lui avait indiquée. Dès lors, notre identité de croyant est celle de pèlerins qui marchent vers la Terre promise. Cette histoire est toujours accompagnée par le Seigneur ! Il reste fidèle à son pacte et à ses promesses. Parce qu'Il est fidèle, "et la lumière brille à travers Lui, la nuit ne l'a pas saisi." (Jn 1, 5) En revanche, le peuple alterne les moments de lumière et de ténèbres, de fidélité et d'infidélité, d’obéissance et de rébellion ; des moments où il est pèlerin et des moments où il est errant. De même, dans notre histoire personnelle, nous alternons les moments lumineux et les obscurs, de lumière et d'ombre. Quand nous aimons Dieu et ses frères, nous marchons dans la lumière ; mais quand notre coeur se ferme, quand nous nous laissons dominer par l'orgueil, le mensonge et la recherche de l'intérêt personnel, les ténèbres descendent nous envahir. "Celui qui déteste son frère et dans le noir, écrit l'apôtre Jean, il marche dans le noir sans savoir où il va, les yeux aveuglés de noir" (1 Jn 2, 11). Un peuple en marche, mais un peuple pèlerin qui ne veut pas être un peuple errant. "



1638

     Khalil Gibran
« Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit. »

1579

      Christian Bobin
                                "Il faut que le noir s’accentue                        pour voir la première étoile." 

1565

   pape François 
(Angélus 11/08/2019)


"Il nous est demandé de garder « les lampes allumées », pour être en mesure d’éclairer l’obscurité de la nuit. C’est-à-dire que nous sommes invités à vivre une foi authentique et mature, capable d’éclairer les nombreuses “nuits” de la vie. Nous le savons, nous avons tous vécu des jours qui étaient de vraies nuits spirituelles. La lampe de la foi demande d’être nourrie en continu, par la rencontre Cœur à cœur avec Jésus dans la prière et dans l’écoute de sa Parole. "

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)