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2465

        Wilfrid Stinissen o.c.d (1917-2013)
           (Dieu au fil des jours, Toulouse, Ed Carmel, 2016)
« Certains, désireux de recevoir l’Esprit Saint, prient expressément à cette intention. Ils participent peut-être à des réunions de prière, mais ils ne ressentent rien. Ils se plaignent alors de voir échouer toutes leurs tentatives et de ne rien obtenir de l’Esprit Saint...
À se plaindre ainsi, ils prouvent qu’en fait, ils ne désirent pas l’Esprit, mais une expérience « sensible » de Lui. Or, l’Esprit ne dépend pas de ce que nous ressentons […]
Plus tu t’établis dans une foi profonde et solide en ses promesses, plus tu fais « l’expérience » de Dieu. Mais cette expérience est plus profonde que sensible : Au lieu d’éprouver de temps à autre quelques sentiments fugaces de joie, tu entres dans la joie de Dieu, permanente et éternelle »  

2365

    Saint Jean de la Croix
    (II MC 4,7)
« La foi est au-dessus de tout ce que l’âme peut comprendre, goûter, ressentir et imaginer. Si elle ne s’aveugle pas à tout cela, restant dans une obscurité totale, [l’âme] ne parviendra pas à ce qui est meilleur, à savoir ce qu’enseigne la foi. L’aveugle dont la cécité n’est pas totale ne se laisse pas facilement conduire par son guide. Pour si peu qu’il voie, il pense qu’il est mieux d’aller par le chemin qu’il aperçoit car il n’en voit pas de meilleur. Ainsi, imposant sa volonté, peut-il égarer celui qui le guide et qui voit mieux que lui. Il en est ainsi de l’âme en chemin : si elle prend appui sur son propre savoir ou sur ce qu’elle goûte ou connaît de Dieu (de toute façon, même si c’est beaucoup, c’est très peu et très différent de ce que Dieu est), elle s’égarera facilement ou s’arrêtera parce qu’elle ne veut pas rester complètement aveugle, dans la foi qui est son véritable guide. » 
Mosaïque du père Mardo Ivan Rupnik, directeur du centre Aletti à Rome.

2336

    Saint Cyprien de Carthage 
    (sur l'oraison dominicale)
" Le Seigneur veut que ses enfants soient unis par les liens de la paix et de la concorde ; Il veut qu'ils persévèrent dans cette charité qu'ils tiennent de leur seconde naissance. Nous donc, qui sommes les fils de Dieu, persévérons dans la paix qu'Il nous a laissée, et puisque nous n'avons qu'un seul esprit, n'ayons qu'une seule pensée et un seul sentiment. Le Seigneur n'accepte pas le sacrifice de celui qui conserve dans son coeur des sentiments de haine ; Il l'éloigne de l'Autel ; Il lui ordonne d'aller se réconcilier avec son frère et de revenir ensuite lui adresser des prières inspirées par l'esprit de charité. Le sacrifice le plus agréable à Dieu, c'est la paix, la concorde fraternelle, l'unité du Père et du Fils et du Saint-Esprit, reproduite dans le peuple chrétien. "

2280 

    Saint Jean Eudes (1601-1680)
     (Le Royaume de Jésus)
"Aussi ce doit être notre désir, notre soin et notre occupation principale, que de former Jésus en nous, c'est-à-dire de le faire vivre et régner en nous, et d'y faire vivre et régner son Esprit, sa dévotion, ses vertus, ses sentiments, ses inclinations et dispositions." 

2197

    Saint François de Sales (1567-1622)
   (Vrais entretiens spirituels)
"Quand nous disons que nous ne pouvons trouver Dieu, et qu'il nous semble qu'Il est si loin de nous, nous voulons dire que nous ne pouvons avoir du sentiment de sa Présence. J'ai remarqué que plusieurs ne font point de différence entre Dieu et le sentiment de Dieu, entre la foi et le sentiment de la foi, ce qui est un très grand défaut."

2169

    Saint François de Sales 
      (Lettre à un gentilhomme n°1974)
« …la défiance de nos forces n’est pas un manquement de résolution mais une vraie reconnaissance de notre misère. C’est un sentiment meilleur de se défier de pouvoir résister aux tentations que non pas celui de s’en tenir pour assuré et fort, pourvu que ce qu’on n’attend pas de ses forces, on l’attende de la grâce de Dieu. » 

1963

      Micaela Bunes Portillo 
(laïque engagée dans les fraternités dominicaines ; Sous-directrice de la formation en éducation infantile de l’université catholique de Murcia, en Espagne - Article paru dans "prêtres du Prado N°134" - Octobre 2017)

La chasteté n’est pas seulement un vœu de frères et de moniales, mais quelque chose que pratique CELUI QUI AIME, parce qu’il n’y a pas d’amour authentique qui ne soit chaste. La chasteté est le respect. Nous admirons l’œuvre de Dieu en l’autre, dans le couple, dans l’ami, et la dignité et la beauté qu’elle confère aux personnes. De cette admiration naît un profond respect, qui est la version la plus délicate de l’amour. Ces délicatesses ne peuvent pas être rassemblées en une sorte de code de conduite : il s’agit d’une offrande, qui prend soin sans envahir ni violenter, sans blesser, qui est discrète et respectueuse dans la plus grande confiance. Le mystère de l’Incarnation me permet de penser que cet amour, qui transmet la vie, ne blesse ni ne violente le corps de Marie, qui s’offre à son tour sans restriction ni condition : « que tout soit fait » (Lc 1,37) a été sa réponse. Et l’amour de Dieu est délicat, parce qu’il est chaste. Cultiver la chasteté, c’est cultiver une sensibilité spéciale, c’est un bon goût, un tact, et cela est à éduquer, à travailler. La chasteté est plus que des bonnes manières de l’amour et pour ces délicatesses, nous avons besoin de cultiver une sensibilité spéciale. La sensibilité n’est pas seulement un sentiment, mais elle requiert l’exercice de la raison et l’action de la grâce qui travaille en notre nature biologique et rationnelle. La sensibilité est la lucidité de l’amour.

1716

     Jean-Nicolas Grou (1731-1803)
        (Manuel des âmes intérieures)
"Le motif de la crainte n'est pas celui qui doit dominer dans la vie du chrétien ; ce n'est pas l'intention de Dieu, Il mérite d'être servi par des motifs plus relevés, et le coeur humain est fait pour être conduit par l'amour. L'amour est le seul sentiment vraiment digne de Dieu." 

1515

   Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus
(LT 32 A Mme Guérin. 14 novembre 1887)

Commençons par entrer dans les sentiments de Thérèse. Elle écrit à Mme Guérin de 
Milan : 

« Nous avons reçu toutes les lettres du Carmel, il ne s’en est pas trouvé d’égarée. Je ferai ce que Pauline me dit dans sa lettre, je ne sais comment je m’y prendrai pour parler au Pape. Vraiment si le Bon Dieu ne se chargeait pas de tout, je ne sais comment je ferais. Mais j’ai une si grande confiance en lui qu’il ne pourra pas m’abandonner, je remets tout entre ses mains. Nous ne savons pas encore le jour de l’audience. Il paraît que pour parler à tout le monde le St Père passe devant les fidèles mais je ne crois pas qu’il s’arrête ; malgré tout je suis bien résolue à lui parler car, avant que Pauline m’ait écrit, j’y pensais mais je me disais que si le Bon Dieu voulait que je parle au Pape, il me le ferait bien savoir… »

1472

   saint Jean Chrysostome (345-407) 
Homélie sur l'Epitre aux Romains
"Il ne s'est pas contenté de la mort de la croix, mais Il accepta d'être pauvre, étranger, errant, nu, prisonnier, malade, pour vous interpeller. Si vous ne me donnez pas de réponse, dit-il, pour tout ce que j'ai enduré pour vous, ayez pitié de ma pauvreté. Si même ma pauvreté ne vous fait pas pitié, laissez-vous au moins toucher par ma maladie, fléchir par mon emprisonnement. Si tout cela ne vous ramène pas à des sentiments humains, pensez au peu que je vous demande : un morceau de pain, un toit, une parole de consolation." 

1412

   Saint Exupéry 

( Le petit prince)

« On ne voit bien qu'avec le cœur.
L'essentiel est invisible pour les yeux. »


La beauté ne se mesure pas par à ce que nous pouvons voir en un simple coup d’œil, car la vraie beauté est une attitude de coeur. Il n’existe pas de maquillage qui puisse embellir un cœur laid.
Un bel être intérieur se construit en aimant la vie et en oeuvrant jour après jour pour se débarrasser des sentiments négatifs qui empoisonnent notre existence... Il se construit en se laissant approcher par Celui qui nous aime et veut notre bonheur, en priant, en agrandissant ainsi son monde intérieur, en le rendant plus vaste, plus beau, plus fleuri.
Soyons doux, ne laissons pas la douleur et la peine nous endurcir. Ne laissons pas la douleur nous faire détester quelqu’un, ne laissons pas l’amertume nous contrôler. Cultivons avec Dieu notre jardin intérieur... , c'est ce qui fera notre beauté ; une beauté qui ne découvre pas au simple regard, qui ne peut pas être définie par des mots...ouvrir les yeux ne sufit pas... pour voir l'essentiel, il faut ouvrir SON COEUR.



1374

      Soeur Emmanuelle

Un beau texte de Sœur Emmanuelle
« Rire, c’est risquer de paraître idiot. Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental. Aller vers quelqu’un, c’est risquer de s’engager. Exposer ses sentiments, c’est risquer d’exposer son moi profond. Présenter ses idées, ses rêves à la foule, c’est risquer de les perdre. Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour. Vivre, c’est risquer de mourir. Espérer, c’est risquer de désespérer. Essayer, c’est risquer d’échouer.
Mais il faut prendre des risques car le plus grand danger de la vie, c’est de ne rien risquer du tout. Celui qui ne risque rien ne fait rien, n’a rien, n’est rien. Il peut éviter la souffrance et la tristesse mais il n’apprend rien, ne ressent rien, ne peut ni changer ni se développer, ne peut ni aimer ni vivre. Enchaîné par sa certitude, il abandonne sa liberté. »

1355

   saint Jean Chrysostome (345-407)

(Homélie sur l'Épitre aux Romains)

"Le Christ erre mourant de faim. Donnez-Lui donc ce qui lui appartient, dans votre intérêt. Même à ce prix, vous ne donnez rien ! Ils seraient plus insensibles que la pierre ceux qui, malgré l'attrait de toutes ces bonnes raisons, garderaient au coeur cette cruauté diabolique. Il ne s'est pas contenté de la mort de la croix, mais Il accepta d'être pauvre, étranger, errant, nu, prisonnier, malade pour vous interpeller. 
Si vous ne me donnez pas de réponse, dit-Il, pour tout ce que j'ai enduré pour vous, ayez pitié de ma pauvreté. Si même ma pauvreté ne vous fait pas pitié, laissez-vous au moins toucher par ma maladie, fléchir par mon emprisonnement. Si tout cela ne vous ramène pas à des sentiments humains, pensez au peu que je vous demande : un morceau de pain, un toit, une parole de consolation." 

1348

   sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897)

(Histoire d’une âme)

« il se trouve dans la communauté une sœur qui a le talent de me déplaire en toutes choses ; ses manières, ses paroles, son caractère me semblaient très désagréables. Ne voulant pas céder à l’antipathie naturelle que j’éprouvais, je me suis dit que la charité ne devait pas consister dans les sentiments, mais dans les œuvres ; alors je me suis appliquée à faire pour cette sœur ce que j’aurais fait pour la personne que j’aime le plus ; et quand j’avais la tentation de lui répondre d’une façon désagréable, je me contentais de lui faire mon plus aimable sourire et je tâchais de détourner la conversation, car il est dit dans « l’Imitation » : il vaut mieux laisser chacun dans son sentiment que de s’arrêter à contester. » 

1346

   René Rapin (1620-1687 

(L'Esprit du christianisme)

"Donner l'aumône par une pitié naturelle, être dévoué et bienfaisant par des sentiments humains, aimer ses amis, ses proches, sa famille, parce que la bienséance l'ordonne, bien vivre avec tout le monde, ce n'est qu'une charité de païen.
Les païens aiment ceux qui les aiment, ils considèrent, ils ménagent ceux qui les ménagent. C'est, si vous voulez, honnêteté, c'est bienséance, c'est inclination, c'est complaisance, c'est prudence, c'est politique, mais ce n'est point du tout charité.
La charité chrétienne ne sait ce que c'est que toutes ces distinctions et toutes ces préférences injustes des uns aux autres que fait la prudence de la chair, parce que le chrétien considère également Jésus Christ dans tous les frères, qu'il ne regarde jamais d'un oeil purement humain : la foi lui apprend que cet ignorant qu'il instruit, ce misérable qu'il soulage, ce pauvre à qui il donne du pain, c'est Jésus-Christ qui se trouve dans la personne du nécessiteux, comme le prince se trouve dans la personne de son ambassadeur. 

1204

sainte Jeanne de Chantal (1572-1641) - de la prière

"Lorsque le temps de nous mettre devant Dieu pour lui parler seul à seul est arrivé, ce qu'on appelle proprement prière, la seule présence de notre esprit devant le Sien et du Sien devant le nôtre forme la prière, soit que nous y ayons de bonnes pensées et de bons sentiments, ou que nous n'en ayons point. Il faut seulement qu'avec toute la simplicité, sans faire aucun violent effort d'esprit, nous nous tenions devant Lui avec des mouvements d'amour et une attention de toute notre âme."

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)