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2335

    Saint François de Sales (1567-1622
    (Lettre de 1620.)
Comme Dieu vous a chargé de ses âmes, chargez-le de la vôtre, afin qu'Il porte tout lui-même, et vous et votre charge sur vous. Et pour bien couper chemin à tant de répliques que la prudence humaine, sous le nom d'humilité, a accoutumé de faire en telles occasions, souvenez-vous que Notre Seigneur ne veut pas que nous demandions notre pain annuel, ni mensuel, ni hebdomadaire, mais quotidien. Tâchez de faire bien aujourd'hui, sans penser au jour suivant ; puis, le jour suivant, tâcher de faire de même ; et ne pensez pas à ce que vous ferez pendant tout le temps de votre charge, mais allez de jour en jour sans étendre votre souci, puisque votre Père céleste qui a soin aujourd'hui, aura soin demain et passé demain de votre conduite, à mesure que, connaissant votre intimité, vous n’espérez qu'en sa providence.

2271

    François Garagnon
     (Extraits - Réussir dans la vie, ou réussir sa vie - Editions Monte-Cristo)
"Réussir sa vie, c’est d’abord réussir la rencontre. Avec son destin. Avec l’autre. Avec les autres. Avec Dieu. Avec les événements providentiels. Avec tout ce qui mérite d’être aimé.
Réussir c’est ne pas se laisser entraîné loin de soi-même. Ne pas errer en périphérie mais approcher le centre de plus en plus. Ne pas manquer la cible. Être dans le mille. S’ajuster à sa vocation.
L’attente est bonne au cœur de l’Homme, car c’est souvent l’impatience qui nous empêche de mener nos projets à leur terme. L’attente permet de creuser le désir, d’éprouver la solidité de nos mobiles et de nos engagements, de garantir la pertinence de nos élans spontanés. Et de valider nos espérances, nos projets et nos rêves en vérifiant qu’ils ne s’évaporent pas dans la durée.
Une vraie réussite ne saurait se concevoir sans ce respect des saisons intérieures grâces auxquelles peuvent surgir les plus belles éclosions et les jardins les mieux ordonnés." 

2121

  Saint François de Sales (1567-1622)
( Sermon du 23 février 1614)
"Beaucoup voudraient suivre Notre Seigneur en la montagne du Thabor, mais fort peu en celle du Calvaire. L'une est néanmoins plus profitable que l'autre : il y a plus de profit à accomplir la volonté de Dieu ou bien à l'aimer en quelque événement qui nous contrarie, qu'à écouter parler Notre Seigneur dans les consolations que l'on reçoit parfois en la prière." 
Saint François de Sales

2102

    Saint François de Sales
     (Vrais entretiens spirituels)
"Nous nous devons embarquer sur la mer de la divine Providence, sans biscuits, sans rames, sans avirons, sans voiles, et enfin sans nulle sorte de provisions ; et ainsi laisser tout le soin de nous-mêmes et du succès de nos affaires à Notre Seigneur, sans retours ni répliques, ni crainte quelconque de ce qui nous pourrait arriver. " 

2101

    Saint Vincent de Paul (1581-1660)
     (Conférence aux Filles de la Charité)
"Vouloir nous retirer d'entre les bras de sa Providence pour prendre la conduite de nous-mêmes, c'est être mal conseillés, puisque nous ne pouvons pas avoir une bonne pensée, si Dieu ne nous la donne ; nous ne pouvons rien faire, ni rien dire, pas seulement prononcer ces paroles ; "Abba Pater", dit saint Paul, sans la grâce de Dieu. "

2099

     François Malaval (1627-1719)
     (Pratique facile de la contemplation)
"Ce ne sont pas les choses qui nous troublent, mais nous qui nous troublons pour elles. Et nos mouvements ne nous emporteraient jamais au-delà de la raison si nous regardions toutes choses raisonnablement, c'est-à-dire avec la lumière de Dieu." 

2098

     Achille Desurmont (1829-1898)
     (Le Credo de la Providence)
"Fatalité, oui, pour l'homme qui n'a pas vu toutes les combinaisons ; mais pour Dieu qui a provoqué juste à point les circonstances, tout a été providentiel." 

1991

      Fènelon
            (Lettres spirituelles- Tome, II page 133 - Op Tome XI, page 76)
" Je ne m'étonne point de ce que Dieu permet que vous fassiez des fautes, dans le temps même de ferveur et du recueillement où vous voudriez le moins en faire. La Providence, qui permet ces fautes, est une des grâces que Dieu vous fait en ce temps-là : car Dieu ne permet ces fautes que pour vous faire sentir votre impuissance de vous corriger par vous-mêmes...
Profitez de vos fautes, et elles serviront plus, en vous rabaissant à vos propres yeux, que vos bonnes œuvres en vous consolant.
Les fautes sont toujours fautes ; mais elles mettent dans un état de confusion et de retour à Dieu qui nous fait un grand bien... Dieu permet qu'on trouve la boue au fond de son coeur."

1953

      Gustave Thibon
(« L’Équilibre et l’Harmonie », pp. 48-50. Fayard – 1976)

« Notre tâche à nous est de nous appuyer sur le bien que Dieu veut afin de diminuer le mal que Dieu permet.Ce qui implique la lucidité et le courage. La première pour discerner le mal et le second pour le combattre. Il ne s’agit pas d’attendre passivement un avenir conforme à nos vœux, mais de le construire par un choix et un effort quotidiens. Le laboureur fait crédit aux bonnes forces de la nature : la vertu des semences, la fécondité de la terre et les pluies du ciel, mais non aux intempéries et aux parasites.
Dieu aura le dernier mot, nous n’en doutons pas. A la fin du monde. Mais ce n’est pas une raison suffisante pour laisser trop souvent, d’ici là, la parole au diable… »

1952

      Saint Ignace de Loyola
(Saint Ignace de Loyola (1491-1556) – Lettre du 17/11/1555)

Il me semble que vous devriez vous résoudre à faire avec calme ce que vous pouvez. Ne soyez pas inquiets de tout, mais abandonnez à la divine Providence ce que vous ne pouvez accomplir par vous-même. Sont agréables à Dieu notre soin et notre sollicitude raisonnables pour mener à bien les affaires dont nous devons nous occuper par devoir. L’anxiété et l’inquiétude de l’esprit ne plaisent point à Dieu. Le Seigneur veut que nos limites et nos faiblesses prennent appui en sa force et en sa toute-puissance ; 
il veut nous voir croire que sa bonté peut suppléer à l’imperfection de nos moyens. Ceux qui se chargent d’affaires nombreuses, même avec une intention droite, doivent se résoudre à faire simplement ce qui est en leur pouvoir, sans s’affliger s’ils ne parviennent pas à tout réaliser comme ils le voudraient. A condition toutefois qu’ils aient accompli tout ce que la nature humaine peut et doit faire selon les indications de la conscience. Si on doit laisser de côté certaines choses, il faut s’armer de patience, et ne pas penser que Dieu attend de nous ce que nous ne pouvons pas faire : Il ne veut pas davantage que l’homme s’afflige de ses limites. Pourvu que l’on donne satisfaction à Dieu,- ce qui est plus important que de donner satisfaction aux hommes – il n’est pas nécessaire de se fatiguer outre mesure. Bien plus, lorsqu’on s’est efforcé d’agir de son mieux, on peut abandonner tout le reste à celui qui a le pouvoir d’accomplir tout ce qu’il veut. 
Plaise à la divine Bonté de nous communiquer toujours la lumière de la Sagesse, pour que nous puissions voir clairement et accomplir fermement son bon plaisir, en nous et dans les autres… pour que nous acceptions de sa main ce qu’il nous envoie, en faisant cas de ce qui a le plus d’importance : la patience, l’humilité, l’obéissance et la charité… Que Jésus Christ soit seulement en nos âmes avec ses dons spirituels ! Amen.
Saint Ignace de Loyola - citations chrétiennes


1878

     Blaise Pascal (1623-1662)
(Prière pour le bon usage des maladies
« Seigneur, je sais que je ne sais qu'un chose : c'est qu'il est bon de Vous suivre, et qu'il est mauvais de Vous offenser. Après cela je ne sais lequel est ou le meilleur ou le pire en toutes choses. Je ne sais lequel m'est profitable de la santé ou de la maladie, des biens ou de la pauvreté, ni de toutes les choses du monde. C'est un discernement qui passe la force des hommes et des anges, et qui est caché dans les secrets de votre providence que j'adore et que je ne veux pas approfondir."

1871

     Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641)
(Entretien spirituel)
"Sachez que la mesure de la Providence de Dieu sur nous, est la même que celle de la confiance que nous avons pour Lui, et que son soin est d'autant plus achevé que notre abandon entre ses Mains sacrées est plus parfait et plus entier."

1870

     Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641)
(Entretien spirituel)
"Ne pensez point à ce que vous ferez et à ce qui vous arrivera ; abandonnez toute votre âme, votre esprit, et même votre corps dans le sein de la Divine Providence ; car Notre-Seigneur en aura assez ayant plus d'amour et de soin pour nous, que la mère la plus passionnée n'a de nourrir et élever son enfant. oui, certainement, Dieu pense plus par le menu à nos nécessités pour petites et minces qu'elles soient, en a plus de soin qu'une tendre mère et nourrice ne fait de son petit qu'elle aime tendrement."

1869

     Saint François de Sales (1567-1620)
(Lettre à madame de Veyssilieu)
"Ne prévenez point les accidents de cette vie par appréhension, mais prévenez-les par une parfaite espérance qu'à mesure qu'ils arriveront, Dieu, à qui vous êtes , vous en délivrera. Il vous a gardée jusqu'à présent ; tenez-vous seulement bien à la main de sa Providence, et Il vous assistera en toutes occasions, et où vous ne pourrez pas marcher, Il vous portera. Que devez-vous craindre, ma très chère Fille, étant à Dieu qui nous a si fortement assurés qu'à ceux qui l'aiment tout revient à bonheur ? Ne pensez point à ce qui arrivera demain, car le même Père éternel qui a soin aujourd'hui de vous, en aura soin, et demain, et toujours : ou Il ne vous donnera point de mal, ou s'il vous en donne, Il vous donnera un courage invincible pour le supporter."

1860

     Blaise Pascal (1623-1662)
     (Prière pour le bon usage des maladies)
"Seigneur, faites de mes douleurs une occasion de mon salut et de ma conversion. Que je ne souhaite désormais de santé et de vie qu'afin de l'employer et la finir pour Vous, avec Vous, et en Vous. je ne vous demande ni santé, ni maladie, ni vie, ni mort ; mais que vous disposiez de ma santé et de ma maladie, de ma vie et de ma mort, pour votre gloire, pour mon salut, et pour l'utilité de l'Église et de vos Saints, dont j'espère par votre grâce faire partie. Vous seul savez ce qui m'est convenable : vous êtes le souverain maître, faites ce que vous voudrez. Donnez-moi, ôtez-moi, mais conformez ma volonté à la vôtre ; et que, dans une soumission humble et parfaite et dans une sainte confiance, je me dispose à recevoir les ordres de votre providence éternelle, et que j'adore également tout ce qui me vient de Vous."

1858

     Vital Lehodey (1857-1948)
     (le saint Abandon)
"J'ai faim, Dieu y pense ; j'ai soif, Dieu y pense ; j'entreprends un travail, Dieu y pense ; je dois choisir un état de vie, Dieu y pense ; dans cet état, certaines difficultés se rencontrent, Dieu y pense ; pour résister à une telle tentation ou remplir tel devoir, j'ai besoin de telle grâce, Dieu y pense ; dans le cours de mon voyage vers l'éternité, il me faut le pain quotidien de l'âme et du corps, Dieu y pense." Et ainsi moi qui ne suis qu'un atome insignifiant dans le monde, j'occupe jour et nuit, sans cesse et partout, la pensée et le coeur de mon Père qu est aux cieux."

1759

     Jean-François de Reims (+1660) - prêtre
       (La vraie Perfection)
"Tenons donc pour une maxime très véritable de la perfection, que nous devons par préférence à tout autre bien, quel qu'il soit, nous appliquer bien sérieusement aux devoirs de notre vocation, et que toute notre perfection consiste à bien faire le métier auquel la divine Providence nous a destinés." 

1745

     Vital Lehodey (1857-1948)
(Autobiographie)
« J’avais cherché la sainteté de prime abord dans les austérités, et certes elles ont leur prix et nous devons nous y porter avec amour ; plus tard, je crus la trouver dans les voies de l’oraison, dans l’union la plus intime de l’esprit et du cœur avec Dieu, et c’était un réel progrès ; mais maintenant je m’efforce de l’obtenir par la sainte petitesse avec l’obéissance filiale et le confiant abandon. C’est assurément beaucoup mieux. Y a-t-il quelque chose de plus élevé ? Jusqu’ici, je ne crois pas ».

1744

     Vital Lehodey (1857-1948)
(le saint abandon)
" La Providence frappe des coups vigoureux, et la nature se plaint. Nos passions bouillonnent, l'orgueil nous séduit, notre volonté se laisse entraîner. Profondément blessés par le péché, nous ressemblons à un malade qui a un membre gangrené. Nous voyons bien qu'il n'y a de salut pour nous que dans une amputation ; mais nous n'avons pas le courage de la faire de nos propres mains. Dieu, dont l'amour ne connaît pas la faiblesse, veut bien nous rendre ce douloureux service.
En conséquence, Il nous enverra des contrariétés imprévues, ces délaissements, ces mépris, ces humiliations, une perte dans nos biens, une maladie qui nous mine : autant d'instruments, avec lesquels il lie, il serre le membre gangrené, Il le frappe au bon endroit, Il coupe, Il enfonce bien avant dans le vif. La nature pousse des cris ; mais Dieu ne l'écoute pas, parce que ce rude traitement, c'est la guérison, c'est la Vie."

1743

     Vital Lehodey (1857-1948)
(le saint abandon)
"Les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées ; autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant les voies du Seigneur le sont au-dessus des nôtres" (Is 55, 8). De là surgissent des malentendus sans nombre entre la Providence et l'homme qui n'est pas assez riche de foi et d'abnégation."

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)