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2353

    Jean Nicolas Grou (1731-1803)
    (Manuel des âmes intérieures)
"Jésus a souffert de la part de ses ennemis tous les genres de persécutions. Il ne leur a opposé que son innocence et la vérité ; Il a laissé agir leurs passions, Il s'est tu quand Il les a vus obstinés dans leur malice ; Il na pas cherché à se justifier, ce qui lui était si aisé ; Il s'est laissé condamner ; Il leur a pardonné, Il a prié, Il a versé son sang pour eux." 

2329

        Jean-Nicolas Grou (1731-1803)
         (Manuel des âmes intérieures)

"La voie de foi est essentiellement une voie obscure, une voie où l'âme ne connaît rien par les lumières ordinaire de la raison. Il est donc évident que, dans une telle voie, ce n'est plus par nos réflexions que nous devons nous conduire, mais par les lumières de la foi et par le mouvement du Saint Esprit.
Il est essentiel que l'âme marche à l'aveugle, et qu'elle se repose sur Dieu du soin de la gouverner et de la conduire sûrement au terme, sans qu'elle sache où elle est, où elle va, où elle aboutira. Ainsi, tout raisonnement, toute prévoyance, tout examen, tout regard sur soi, est sévèrement interdit comme une infidélité, un écart hors de la voie, une tentation dont l'effet immanquable est de retirer l'âme de la conduite de Dieu."

2325

    Jean Nicolas Grou (1731-1803)
    (Manuel des âmes intérieures)
"Pour être UN avec Jésus Christ dans son état glorieux, il faut avoir été Un avec Lui dans ses opprobres et dans ses souffrances. C'est à cela que sont destinées toutes les épreuves par lesquelles Dieu nous fait passer : épreuves nécessaires, épreuves douloureuses, mais où Dieu soutient puissamment, et où l'âme n'a qu'à s'abandonner à Dieu et à Le laisser faire ; épreuves dont un seul moment est plus profitable à l'âme que toutes les bonnes œuvres et les saintes actions de la plus longue vie." 

2081

      Jean-Nicolas Grou (1731-1803)
     (Manuel des âmes intérieures) 
"Pour nous procurer ce bonheur, que fait Dieu ? Il se tient sans cesse à la porte de notre coeur : Il y frappe par ses lumières, ses bonnes inspirations, par les remords, afin de nous porter à la recherche du bien, et à la fuite du mal. Si nous étions attentifs, si nous rentrions souvent dans notre coeur, nous remarquerions qu'Il y frappe à tout instant, et que, si nous ne l'entendons pas, c'est que nous nous mettons hors d'état de l'entendre. Dieu y frappe sans se rebuter pendant une longue suite d'années, ou, pour mieux dire, pendant toute notre vie. Sa patience à nous attendre est inconcevable ; Il souffre nos dédains, notre résistance, nos obstinations avec une bonté, une persévérance qui passe tout expression."

2080

      Jean-Nicolas Grou (1731-1803)
     (Manuel des âmes intérieures) 
" L'unique désir de Dieu est d'entrer dans notre coeur et d'y régner, non pour faire son propre bonheur : qu'a-t'il besoin de nous pour être heureux ? mais pour faire le nôtre, non seulement dans l'éternité, mais dès cette vie ; car il est certain, et par la raison, et par la foi et par l'expérience, qu'il n'y a point de félicité pour l'homme hors de Dieu."

1890

     Jean-Nicolas Grou (1731-1903)
(Manuel des âmes intérieures)
Devenir saint : "Le troisième moyen est de donner à Dieu un certain temps dans la journée, où l'on ne s'occupe uniquement que de sa Présence, que de Lui parler non de la bouche, mais du coeur, et de l'écouter. C'est ce qu'on appelle l'oraison mentale."

1889

     Jean-Nicolas Grou (1731-1903)
(Manuel des âmes intérieures)
"Devenir saint" : "Ce n'est pas dans la dissipation, dans l'agitation et le tumulte que la voix de Dieu se fait entendre, mais dans la solitude, dans la paix, dans le silence des passions et de l'imagination. Le plus grand pas que l'âme puisse faire vers la perfection est de se tenir habituellement en état d'entendre la voix de Dieu, de s'appliquer à posséder toujours son âme en paix, d'éviter tout ce qui la dissipe, tout ce qui l'inquiète, tout ce qui l'attache violemment. Tout ceci doit être pendant longtemps la matière d'un examen et d'un combat continuels."

1888

     Jean-Nicolas Grou (1731-1903)
(Manuel des âmes intérieures)
devenir saint : Le premier moyen, qui paraît le plus aisé, et qui est le plus difficile, est de le vouloir ; mais d'une volonté sincère, entière, efficace et constante. Qu'elle est rare cette bonne volonté ! On se flatte de vouloir, et dans le fait on ne veut pas. Ce sont des désirs, des velléités, des souhaits : mais ce n'est pas une volonté forte et déterminée. Demandons à Dieu cette bonne volonté ; demandons-la tous les jours, et méritons, par notre fidélité d'aujourd'hui de l'obtenir pour le jour suivant."

1887

     Jean-Nicolas Grou (1731-1903)
(Manuel des âmes intérieures)
"Jésus est notre unique modèle, Il nous a été donné comme tel, Il s'est fait homme pour nous rendre la sainteté sensible et palpable. Toute sainteté qui n'est pas formée et moulée sur la sienne est fausse ; elle déplaît à Dieu, elle trompe les hommes, elle est tout au moins inutile pour le ciel. Étudions donc Jésus-Christ, et, pour le bien connaître, pour l'exprimer ensuite en nous, demandons-Lui continuellement sa Lumière et ses grâces." 

1886

     Jean-Nicolas Grou (1731-1903)
(Manuel des âmes intérieures)
"Si le service de Dieu ne consistait que dans une certaine routine de dévotion, compatible avec une vie douce et commode, avec les recherches de l'amour-propre, et une secrète complaisance en soi-même, le nombre des saints, c'est-à-dire des vrais chrétiens, des véritables amateurs de l'Évangile, ne serait pas si rare." 

1814

     Jean-Nicolas Grou (1731-1803)
(L'Intérieur de Marie)
"Dieu a choisi cette ville, cette boutique, ce misérable réduit, pour en faire le théâtre de ses Merveilles. C'est un artisan, confiné dans un coin de la Judée, qui sera réputé le père de son Fils unique, et c'est la femme de cet artisan qui en sera la mère. Que deviendront donc ces idées magnifiques que les prophètes nous donnent du Messie et de son règne ? Pensées humaines, que vous êtes basses en comparaison des pensées de Dieu ! La grandeur de ce Messie est tout autre chose que ce que vous imaginez. Il sera grand aux yeux de Dieu (Lc 1, 15) ; et pour être tel, il faut que ses parents ne soient rien selon le monde, et qu'ils soient encore plus humbles dans le coeur, qu'ils ne le paraissent au -dehors." 

1802

     Jean-Nicolas Grou (1731-1803)
    « Manuel des âmes intérieures »
"Je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et m'ouvre la porte, j'entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi;" (Ap 3, 20) Dieu se tient sans cesse à la porte de notre coeur ; il y frappe par les lumières, les bonnes inspirations, les remords, afin de nous porter à la recherche du bien, et à la fuite du mal. Si nous étions attentifs, si nous rentrions souvent dans notre coeur, nous remarquerions qu'il y frappe à tout instant, et que, si nous ne l'entendons pas, c'est que nous nous mettons hors d'état de l'entendre. 

1795

     Jean-Nicolas Grou (1731-1803) 
    (Manuel des âmes intérieures)
"Jésus-Christ ne s'est jamais cherché lui-même, jamais Il n'a eu en vue ses propres intérêts, ni temporels, ni spirituels : Il n'a jamais fait une seule action pour plaire aux hommes, Il ne s'est jamais abstenu d'aucune bonne oeuvre dans la crainte de leur déplaire.
Jésus a fait consister la piété dans des sentiments sincères, efficaces, toujours suivis de l'exécution, dans une charité sans bornes envers les hommes.
Jésus-Christ a été simple, sans affectation dans ses discours et dans toutes ses actions, Il a proposé sa doctrine d'une manière aisée, familière, éloignée de toute la pompe de l'éloquence humaine, à portée de tous les esprits.
Jésus-Christ a souffert de la part de ses ennemis tous les genres de persécutions. Il ne leur a opposé que son innocence et la vérité ; Il a laissé agir leurs passions, Il s'est tu quand Il les a vus obstinés dans leur malice ; Il n'a pas cherché à se justifier, ce qui lui était si aisé ; il s'est laissé condamner: Il leur a pardonné, Il a prié, Il a versé son sang pour eux." 

1787

     Jean-Nicolas Grou (1731-1803)
       (Manuel des âmes intérieures)
"Dieu veut que l'on craigne sa justice, afin qu'on évite le péché, qu'on en sorte au plus tôt, qu'on l'expie par la pénitence, qu'on ne se flatte jamais de l'avoir suffisamment expié, et qu'on ne présume pas légèrement du pardon. Mais en même temps, Il veut qu'on se confie en Lui, qu'on espère tout de sa miséricorde, qu'on se retourne vers Lui par amour plutôt que par crainte, qu'on ne se livre pas à des frayeurs vaines et injurieuses à Dieu, qui n'ont d'autre effet que de nous consterner et de nous décourager.
Mais jusqu'où doit aller la confiance en Dieu ? Aussi loin que sa puissance et sa bonté, aussi loin que notre faiblesse et notre misère ; c'est à dire qu'elle ne doit point avoir de bornes." 

1720

     Jean-Nicolas Grou (1731-1803)
        (l'intérieur de Marie)
"Ne pouvez-vous pas vous dévouer à Dieu comme elle, quoique moins parfaitement qu'elle ? Ne pouvez-vous pas vous efforcer de persister dans le dévouement comme elle, et condamner, révoquer toutes les reprises dont vous vous rendriez coupable ? Ne pouvez-vous pas en chaque occasion correspondre à la grâce, et vous reprocher les moindres infidélités qui vous échapperont ? Faites cela, et vous serez une véritable imitation de Marie."

1719

     Jean-Nicolas Grou (1731-1803)
        (l'intérieur de Marie)
"Ce qui a proprement sanctifié Marie n'est pas tant son privilège de l'Immaculée Conception, ni le degré éminent de grâce sanctifiante qui lui a tout de suite été communiqué, mais bien plus encore l'acte libre par lequel elle s'est dévouée à Dieu au premier instant de sa raison, sa persévérance irrévocable dans ce dévouement ne s'étant jamais reprise en la moindre chose, et son inviolable fidélité à toutes les grâces actuelles."

1717

     Jean-Nicolas Grou (1731-1803)
        (Manuel des âmes intérieures)
" Le joug des commandements et même celui des conseils, qui paraît si pesant, si gênant aux chrétiens ordinaires, semble doux et léger à l'âme qui se livre entièrement à Dieu ; elle s'étonne que Dieu lui demande si peu, et elle voudrait faire pour son amour mille fois davantage. C'est ce que David éprouvait lorsqu'il disait : "J'ai couru dans la voie de vos commandements, après que vous avez élargi mon coeur." Auparavant il marchait avec peine et avec effort, il trouvait la voie trop dure et trop étroite, parce que son coeur était étroit et resserré. A présent que Dieu, en prenant possession de son coeur, lui a communiqué quelque chose de son immensité, il ne marche plus ; il court, il vole, nulle difficulté, nul obstacle ne l'arrêtent. "

1716

     Jean-Nicolas Grou (1731-1803)
        (Manuel des âmes intérieures)
"Le motif de la crainte n'est pas celui qui doit dominer dans la vie du chrétien ; ce n'est pas l'intention de Dieu, Il mérite d'être servi par des motifs plus relevés, et le coeur humain est fait pour être conduit par l'amour. L'amour est le seul sentiment vraiment digne de Dieu." 

Jésus disait à ses disciples : "Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai Aimés." (Jn 15, 12)